mercredi 23 octobre 2019

Lecture commune \ Octobre 2019 avec Françoise et Franck : En finir avec Eddy Bellegueule d'Edouard Louis

Mes amis : Au risque de me répéter, le temps passe décidément trop vite ! Hier encore c'était la rentrée... Et aujourd'hui les vacances de la Toussaint sont déjà bien entamées... Hier encore je déprimais d'être revenue de vacances... Et aujourd'hui je pense à cette valise que je devrai bientôt préparer pour partir : Toujours voir les choses du bon côté, surtout lorsqu'on est fatigué !
Et c'est toujours plus facile lorsqu'on est entouré de sa DreamBookTeam ! Une fine équipe composée de quatre membres de mon plus proche entourage, embrigadés à l'insu de leur plein gré pour m'accompagner dans mes tribulations de blogueuse aussi passionnée que déjantée ! S'ils ont la charge d'alimenter plusieurs rubriques par l'intermédiaire de ma plume, je craignais qu'ils ne s'ennuient, aussi les ai-je encore entraînés dans une nouvelle activité : La lecture commune pour un avis à trois têtes, une lecture à six mains... Et c'est aujourd'hui en compagnie de Françoise et Franck que je m'apprête à vous parler du roman "En finir avec Eddy Bellegueule" écrit par Edouard Louis, publié aux éditions du Seuil et désormais disponible au format poche chez Points...


Le livre dans ses moindres détails...
Format lu : Poche - 216 pages
 
Résumé : "En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.
Édouard Louis est écrivain. Ce premier roman, traduit dans une vingtaine de langues, a rencontré un succès critique exceptionnel à travers le monde."
 
Incipit : "De mon enfance je n'ai aucun souvenir heureux. Je ne veux pas dire que jamais, durant ces années, je n'ai éprouvé de sentiment de bonheur ou de joie. Simplement la souffrance est totalitaire : tout ce qui n'entre pas dans son système, elle le fait disparaître."
 
Verdict de mes acolytes...
Voilà un moment que je souhaite extraire ce petit livre des mes trop nombreuses piles... Aussi je suis ravie que celui-ci ait également retenu l'attention de mes chers acolytes, me permettant ainsi de lui offrir un triple avis par ici...
Chaque membre disposait de son exemplaire pour une lecture dans la plus totale tranquillité... C'est finalement Françoise qui, en premier, m'a rendu sa copie à son sujet. Confrontée ce personnage principal aux prises avec un monde hostile tant à l'intérieur qu'à l'extérieur pour n'être pas conforme à la "norme" mais tendra à se plier au modèle social qu'on lui impose pour se faire accepter avant de s'en libérer et se réparer par l'intermédiaire de l'art et de la culture, Françoise a rapidement adhéré à cette lecture dont elle a aimé le contraste entre la violence extrême décrite, la misère matérielle et morale subie avec la libération qui se noue, venue des mots et de la conscience. C'est un livre qui secoue selon Françoise, un livre qui ébranle par la violence qu'il recèle mais qui, malgré toute cette désespérance et cette noirceur liées à l'incompréhension et à l'intolérance, nous emmène et nous ramène vers la lumière de l'être, reconstitué, apaisé, assumé dans sa véritable identité.
 
Dans la même lignée, Franck a beaucoup aimé ce roman autobiographique pourtant dur, poignant et saisissant. Au-delà de l'histoire personnelle d'Eddy Bellegueule, Edouard Louis dresse un portrait très noir de sa région et de son milieu social où règnent la misère, l'alcoolisme, l'homophobie et le racisme... C'est finalement un roman sombre qui résonne avec son époque selon Franck. Rien ne nous sera épargné puisque l'auteur y décrit tout ce qu'il a enduré avec une douloureuse précision, une saisissante justesse de ton et une incroyable absence de jugement. Pour ce faire, Franck a apprécié cet entrelacement de deux langues, celle des "dominants" qu'il qualifie de durassienne et l'autre plus populaire pour sa famille. Au final c'est une invitation à devenir soi-même selon Franck, la possibilité de s'arracher à son milieu d'origine, à se réinventer, à devenir quelqu'un d'autre... Pour échapper au déterminisme. Edouard Louis cherche selon lui la provocation, la confrontation avec le lecteur pour ne jamais plus détourner le regard...
 
Et votre blogueuse dans tout ça ?
Et bien votre blogueuse rejoint bien volontiers l'avis de ses acolytes au sujet de ce bouquin, parfois dérangeant mais toujours bouleversant. Un premier roman écrit par un jeune auteur et a rapidement défrayé la chronique en décrivant l'enfance difficile qu'il a vécue... Ou plutôt subie au fin fond de la Picardie, région où j'ai moi-même grandi... C'est ainsi que je l'ai repéré... Mais j'ai préféré laisser passer le temps pour le lire avec davantage de sérénité... Seulement d'autres livres, d'autres envies, d'autres idées sont arrivées et il m'a pour un temps échappé... Pour un temps seulement comme vous pouvez présentement le constater...
Si l'auteur ne manque pas de régler quelques comptes, il le fait de la plus belle des manières, avec l'unique force de ses mots, de sa plume, de son talent sans jamais dispenser maux et jugements. Une catharsis à n'en point douter pour un beau pied de nez au déterminisme de Zola qui m'avait profondément marquée durant mes années de lycée... Certains passages sont particulièrement difficiles mais on n'est pas ici dans le voyeurisme, bien plutôt dans la transmission d'un message, et quel message ! Véritable ode au respect et à la tolérance, ce petit roman m'a profondément touchée et durablement marquée...
 
Le mot de la fin...
Et bien le mot de la fin sera unanime puisque nous avons tous trois grandement apprécié la lecture de ce bouquin, une lecture certes marquante mais incontestablement touchante et saisissante. Nous ne pouvons donc que vous conseiller de découvrir à votre tour ce roman qui, bien que poignant et difficile au détour de certaines pages, se lit très facilement... Et n'hésitez pas à revenir par ici pour nous dire ce que vous en avez pensé : C'est ainsi que les lectures se partagent et voyagent !  

 

samedi 19 octobre 2019

Livres et vous ? Livrez-vous... Avec Sonia Dagotor, lauréate du Prix des Lecteurs des Plumes Francophones 2019 !


Bien le bonjour mes petits chéris ! Votre blog-trotteuse littéraire aussi passionnée que déjantée est ravie de vous retrouver aujourd'hui en direct live du Festival sans nom organisé à Mulhouse afin de vous parler d'une charmante auteure récemment récompensée à Paris pour un formidable roman dont l'action se déroule en Italie... Oui mes amis, même par ici je vous fais voyager : Qu'est-ce que vous croyiez !
Mais si j'aime bouger, sillonner la France littéraire et parcourir le monde entier (si seulement mon banquier l'acceptait !), j'aime surtout partir à la rencontre des auteurs, certes au gré des salons mais aussi sur mon blog au travers de petites interviews afin de vous révéler leurs lectures et le lecteur qui sommeille en chacun d'eux...
Et j'ai le plaisir de récidiver aujourd'hui en compagnie d'une adorable auteure issue de l'autoédition et dont le talent n'est plus à prouver puisqu'elle vient tout juste de recevoir un Prix à l'occasion des Plumes Francophones 2019, et pas n'importe lequel s'il vous plaît puisqu'il s'agit du Prix des LECTEURS ! A peine remise de ses émotions aussi fortes qu'elles étaient méritées, je sollicitais l'heureuse lauréate pour se prêter au jeu de mes petites questions indiscrètes... Et pour mon plus grand bonheur, celle-ci a accepté : Du fond du coeur, je tiens à l'en remercier !
Je ne l'ai pas encore nommée mais je suis certaine que vous avez désormais deviné de qui j'allais vous parler : Auteure dont l'imagination débordante a déjà donné naissance à plusieurs romans, parmi lesquels "Un anniversaire au poil", "Epouse, mère et working girl", "Sortez-moi de là" ou encore "Tout peut arriver (ou presque)" qui ont déjà connu un franc succès, elle nous revient cette année avec "Zen Altitude", ce fameux roman qui lui a valu d'être couronnée le 08 octobre dernier avant de nous ravir l'an prochain de ses lignes à paraître aux éditions du Cherche Midi ! Oui mes amis, c'est Sonia Dagotor, ses lunettes en forme de coeur, sa gentillesse et son éternelle bonne humeur qui me font le plaisir et l'honneur de passer par ici aujourd'hui !
Trêve de bavardages, je ne vous fais pas languir plus longtemps et vous laisse à présent découvrir ses réponses... Bonne lecture !


Peux-tu te présenter en quelques mots ?
En quelques mots, c'est rude. Je suis une vraie pipelette, tu sais !? Bon, alors, j'ai 41 ans (déjà...), je suis mariée (depuis longtemps), j'ai deux enfants, une chipie de 11 ans et un coquin de 8 ans. Et avec toute ma tribu, nous vivons en région parisienne.
Petite ou grande lectrice : Quelle place tient la lecture dans ta vie ?
Toutes les lectures qui m'ont été imposées à l'école étaient pour moi de pures corvées. Autant j'aimais écrire, autant lire, bof. Je me suis mise à apprécier la lecture à l'âge adulte, quand j'ai commencé à travailler et à beaucoup prendre les transports. J'ai commencé par dévorer des polars, toute la saga Harry Potter, et tout ce qui me tombait dans les mains en réalité. Aujourd'hui, je lis toujours énormément, même quand je suis en période d'écriture. Mes goûts se sont affinés. J'affectionne particulièrement les comédies contemporaines.
Quel a été ton premier coup de cœur littéraire ? Et le dernier ?
Je parle rarement de "coups de cœur", même s'il y a des livres qui me marquent plus que d'autres. Mais pour répondre à ta question, mon premier coup de cœur c'est "Demain, j'arrête !" de Gilles Legardinier car c'est ce livre qui a déclenché mon envie d'écrire. Quant au dernier, je viens de terminer "La vie rêvée des chaussettes orphelines" de Marie Vareille et j'ai vraiment adoré. Donc, même si je parle rarement de coup de cœur, on peut dire que son roman en est un.
Y a-t-il un livre/auteur qui t'a poussée à écrire ? Quel a été ton déclic ?
 J'aurais dû lire toutes les questions avant d'y répondre. ;-) Comme mentionné dans la question précédente, c'est Gilles Legardinier qui a provoqué mon envie d'écrire. C'était la nuit du 30 janvier 2013, j'étais avec une amie à Marrakech. Quelques semaines plus tôt, je l'avais appelée en lui disant : "S'il te plaît, partons quelques jours sinon je vais péter les plombs". Et comme elle est sympa, hop : direction le Maroc pour trois jours entre filles, loin de ma vie d'épouse, mère et working girl. Là-bas, impossible de décrocher, mon quotidien me hantait. Et donc, à 1h du matin, alors qu'on devait quitter l'hôtel à 4h pour rentrer à Paris, plongée dans le livre de Gilles Legardinier, je me suis dit : "Tiens, si un jour je devais écrire un livre, j'aimerais l'écrire comme lui." Ni une, ni deux, je tenais la solution à mes problèmes. J'ai pensé : "Pourquoi j'attendrais ? Je vais écrire ce livre. Ce sera même une trilogie. Elle s'intitulera "Epouse, mère et working girl" et ce sera un best-seller." J'ai commencé à écrire sur un calepin et, quand je suis rentrée à Paris, j'ai tout repris sur mon ordi. Cela m'a plu et, surtout, cela m'a permis de me prouver que j'étais capable d'aller au bout d'un projet, aussi fou soit-il. Et depuis, je n'ai plus jamais arrêté !
Peux-tu nous présenter ta bibliographie, et notamment "Zen Altitude", ton dernier roman paru en juillet dernier ?
En 2013, 2014 et 2015, j'ai donné naissance à la trilogie "Epouse, mère et working girl" mentionnée précédemment. Pour faire court, c'est l'histoire de Marie, une femme comme vous et moi, qui cherche à exceller dans toutes ses entreprises. Dans le tome 1, c'est la working girl qui est à l'honneur. Dans le tome 2, c'est la maman et dans le tome 3, c'est l'épouse dont les sentiments seront mis à rude épreuve.
En juillet 2016, j'ai écrit "Un anniversaire au poil" (initialement intitulé "Un vœu pas comme les autres", élu Plume de bronze). Cela a été mon premier véritable succès sur Amazon. En mai 2017, il est sorti en librairie, publié par City Editions. C'est l'histoire de Julie qui se retrouve dans la peau de Julien, au lendemain d'un anniversaire pas comme les autres. C'est une comédie fantastico-romantique. Je me suis éclatée à l'écrire. L'ebook est en promo jusqu'au 4 novembre : Foncez si vous ne l'avez pas encore lu. Il existe aussi en version poche et en audio. Je referme la petite page de pub. ^^
Ensuite, en octobre 2017, j'ai publié "Tout peut arriver ou presque", l'histoire d'Elisa qui s'embarque dans un voyage imprévu, plein de rebondissements et de rencontres.
L'an dernier, en août 2018, mon roman "Sortez-moi de là" a connu un succès phénoménal sur Amazon, restant plus de trois semaines numéro 1 du TOP 100 des livres numériques. C'est l'histoire de Madeleine qui quitte son Auvergne natale pour découvrir la vraie vie, à Paris. En trois jours, elle vit plus de choses qu'en trente-cinq ans. Je vous laisse imaginer.
En début d'année, j'ai écrit un roman inédit qui sera publié en avril 2020 aux Editions du Cherche Midi. Le titre n'est pas encore officiel. Mais vous en saurez bientôt plus à son sujet. Et puis le petit dernier "Zen altitude", quelle aventure ! J'ai encore du mal à réaliser qu'il vient d'être élu PRIX DES LECTEURS !


D'où t'est venue l'idée de ce livre ? Peux-tu nous parler de son écriture ?
J'avais seize ans quand j'ai fait cette randonnée sur le Monte Meta et j'en ai gardé un excellent souvenir. L'été 2018, j'étais en vacances en Italie (comme chaque année) et je me suis dit : ce serait sympa d'écrire un roman dans lequel je parlerai de cette montagne, de cette région d'Italie d'où me viennent mes origines, de ses traditions, de sa culture. Mais comment y emmener des personnages francophones ? J'ai eu l'idée de faire revenir Francesco, que mes lecteurs avait déjà rencontré dans "Tout peut arriver ou presque". Rital dans toute sa splendeur, beau, sympa et complètement bilingue puisqu'enfant, il a vécu en France, Francesco est devenu organisateur de randothérapies auxquelles s'inscrivent des gens qui ont un objectif à atteindre. Dans cette session, Bérénice, Audrey, Isabelle, Stéphane et Fabrice tenteront de surmonter les leurs. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises et devront apprendre à rester/être zen.
J'ai démarré l'écriture début avril, simultanément que le projet du VLOG. En effet, j'ai eu la chance d'avoir été choisie par KDP (la plateforme d'autoédition d'Amazon) pour être l'héroïne d'une série en vidéo afin de promouvoir l'autoédition. Si cela vous dit, vous pouvez visualiser ces six épisodes (tournés entre avril et juin) sur ma chaîne YouTube et vous saurez tout sur l'écriture de "Zen Altitude". Je vous rassure, chaque épisode dure entre 3 et 4 minutes. ;-) C'était une aventure exceptionnelle durant laquelle j'ai dû mettre en pratique les principes anti-stress abordés dans "Zen altitude". Heureusement que mes bêtas lectrices étaient là pour m'encourager. Cela n'a pas été de tout repos. Mais quelle fierté, aujourd'hui, d'avoir été ainsi récompensée !
As-tu déjà une idée pour ton/tes prochain(s) roman(s) ? D'autres projets littéraires en préparation ?
Etant donné que j'ai écrit deux romans en six mois, je fais actuellement une petite pause. Très récemment, trois idées ont germé dans mon esprit donc, quand les doigts me démangeront, je m'y remettrai avec délectation. Si 2019 a été une année très chargée, 2020 ne sera pas moins excitante. En avril, deux DAGOTOR envahiront les librairies, car en plus de l'inédit, les Editions du Cherche Midi publieront "Sortez-moi de là". Nous sommes en train de le bichonner pour le rendre encore meilleur. Inutile de vous dire que je suis aux anges. Si les lecteurs numériques sont au rendez-vous depuis longtemps, il me tarde de rencontrer de nouveaux lecteurs, partout en France. D'ici là, je me rendrai dans quelques jours, le 27 octobre, à Marseille où se tiendra la première édition du Salon du livre des auteurs indépendants. Ils m'ont choisie pour être la marraine du salon. C'est pour moi, un immense honneur. Et en fin d'année, je serai à Dunkerque (le 30 novembre et 1er décembre) pour le Festival du livre romantique. J'ai tellement hâte !
Question pêle-mêle : Quel est...?
  • Ton livre de chevet ? Je n'en ai pas. C'est grave docteur ?
  • Le livre qui cale ta bibliothèque ? Aucun livre ne cale ma bibliothèque non plus !
  • Le livre que tu aurais rêvé d'écrire ? Alors là, je n'en sais rien...
  • Ta lecture en cours ? Comme je viens de finir "La vie rêvée des chaussettes orphelines" de Marie Vareille, je vais commencer "Les oubliés du Dimanche" de Valérie Perrin.
  • Le livre que tu nous invites à découvrir en urgence ? Un des miens ;-) forcément !
Si tu devais comparer ta vie à un roman, lequel serait-ce ?
"Epouse, mère et working girl"... Mais vraiment, je ne vois pas pourquoi ! ^^

Un petit mot pour la fin ?
Merci Aurélie. Je t'ai vue souvent interroger les auteurs, sillonner la France pour les rencontrer. Je me sens chanceuse d'avoir pu répondre à tes questions. Merci beaucoup ! Et à tous, j'espère que vous aurez envie de découvrir mon univers. Pire : j'espère que vous l'apprécierez. A très bientôt !


Mais de rien chère Sonia, c'est moi qui te remercie très chaleureusement d'avoir accepté ma proposition et relevé ce petit défi littéraire ! Je suis ravie d'avoir pu réaliser cette petite interview, me permettant ainsi de révéler la lectrice passionnée qui se cache derrière la formidable auteure que tu es ! Il me tarde à présent de découvrir plus avant ta bibliographie avant me ruer sur tes prochaines parutions aux éditions du Cherche Midi... Prépare ta plus belle dédicace pour Dunkerque : J'arrive !
Quant à vous chers amis, je vous invite sans plus attendre à retrouver ou découvrir la plume de Sonia Dagotor si vous ne l'avez pas encore fait ! L'occasion de découvrir de nombreuses pépites, et notamment "Zen Altitude", récompensé par les lecteurs à l'occasion des Plumes Francophones 2019 et dont vous pourrez retrouver ma chronique par ICI... Dans l'attente de vos retours : Je vous souhaite de belles lectures mes petits chéris !

Chroniques 2019 \ Zen Altitude de Sonia Dagotor


Un roman savoureux et rafraichissant... Qu'on aime à l'italienne, assurément : "Zen Altitude" de Sonia Dagotor, lauréat du Prix des Lecteurs des Plumes Francophones 2019 et notamment disponible sur Amazon.
Le pitch : Et si une randothérapie au coeur de l'Italie pouvait aider tout un chacun à régler ses difficultés ? C'est en tout cas le concept qu'entend promouvoir le beau Francesco en accompagnant cinq Français légèrement égarés dans la vie mais prêts à se lancer dans l'ascension du Monte Meta sur trois jours de randonnée... Pour se rencontrer et nouer des amitiés... Pour se ressourcer et se dépasser... Pour se retrouver et avancer... Sur les chemins comme dans leur quotidien...
Mes amis, c'est effarant : De Sonia Dagotor je n'ai lu qu'un seul roman, alors même que je la rencontre assez fréquemment... Mes amis, le temps passe décidément trop vite : D'un livre à un autre, il m'a ainsi fallu deux soirées... Une longue année mais aussi un Prix amplement mérité pour la retrouver avec ce titre dont j'ai bien volontiers gravi les chapitres pour enfin vous en parler : Chauffez vos zygomatiques et chaussez vos lunettes : Vous voilà fin prêts à bouquiner !
L'auteure réussit ici le joli pari de nous entraîner tant au coeur d'une intrigue originale que de l'Italie ! Si l'histoire ne s'annonce pas de tout repos, elle promet d'être dépaysante et enrichissante à souhait, puisqu'il s'agira de gravir un sommet transalpin au gré des pages et des chemins... Les paysages comme les mets nous sont si bien décrits et contés qu'on s'y croirait... On se plait dès lors à voyager, à saliver... A rêver qu'on accompagne cette folle équipée...
Une folle équipée oui, à laquelle on s'attache tout autant qu'à son guide tandis qu'on grimpe en leur compagnie... En effet les personnages sont à la fois truculents et sympathiques tant ils sont fort bien croqués, étoffés avec soin et campés avec beaucoup de crédibilité. Ils ne sont pas parfaits, rencontrent des difficultés, ont des soucis, des problèmes à régler... Doivent prendre de la hauteur pour prendre du recul... Cela ne nous est-il jamais arrivé ?
Alors on s'attache et on se plaît à la faire, nous aussi, cette randonnée aux côtés de Franceso, Isabelle, Audrey, Bérénice, Stéphane et Fabrice... On la lit avec plaisir tant la plume est fluide, agréable et dynamique, le style simple et attrayant, plaisant à lire... C'est frais et détonant, plein d'humour et de bons sentiments, pétillant et distrayant... Tout en nous invitant subtilement à la réflexion sur notre propre parcours...
En bref, c'est une magnifique aventure et un beau moment de lecture que l'auteure nous offre ici : Grazie Mille chère amie !

mardi 15 octobre 2019

Libre... Et lis ! La nuit, j'écrirai des soleils de Boris Cyrulnik


A chaque rubrique sa reprise... Le but étant toujours de parler bouquins et lecture de 1001 façons possible... Et qui mieux qu'une DreamBookTeam pour exaucer ce souhait certes un peu déjanté ? Car chaque membre de ma fine équipe a ses préférences et ses propres occupations pour conjuguer sa façon de lire à la mienne : Plus on est fous, plus on lit, cela reste à jamais mon credo suprême !
Si Franck se penche sur la presse culturelle pendant que Laura s'intéresse aux adaptations visuelles et ma chère Maman Roseline se (re)plonge dans quelques-uns des plus grands classiques de notre littérature, Françoise élargit quant à elle ses horizons livresques en se lançant dans la lecture d'essais et autres genres littéraires auxquels je m'avoue quelque peu hermétique : C'est ça la richesse des livres !
Je n'en dis pas davantage et lui laisse donc la place afin qu'elle vous parle d'un auteur qui ne vous sera pas inconnu par ici puisqu'elle a déjà pris plaisir à vous le présenter pour un précédent titre en début d'année : Les amis, Françoise a retrouvé la plume de Boris Cyrulnik avec le livre "La nuit, j'écrirai des soleils" paru en avril dernier aux éditions Odile Jacob...
 
La quatrième de couv' en préambule...
"« Je sais maintenant, grâce aux récits intimes de mon for intérieur, et aux histoires des enfances fracassées, qu’il est toujours possible d’écrire des soleils.
Combien, parmi les écrivains, d’enfants orphelins, d’enfants négligés, rejetés, qui, tous, ont combattu la perte avec des mots écrits ?
Pour eux, le simple fait d’écrire changea le goût du monde.
Le manque invite à la créativité. La perte invite à l’art, l’orphelinage invite au roman. Une vie sans actions, sans rencontres et sans chagrins ne serait qu’une existence sans plaisirs et sans rêves, un gouffre de glace.
Crier son désespoir n’est pas une écriture, il faut chercher les mots qui donnent forme à la détresse pour mieux la voir, hors de soi. Il faut mettre en scène l’expression de son malheur.
L’écriture comble le gouffre de la perte, mais il ne suffit pas d’écrire pour retrouver le bonheur.
En écrivant, en raturant, en gribouillant des flèches dans tous les sens, l’écrivain raccommode son moi déchiré. Les mots écrits métamorphosent la souffrance. » B. C.
Un livre bouleversant, de témoignage et d’émotion, où Boris Cyrulnik convoque les déchirures d’écrivains célèbres, les conjugue à l’aune de ses propres souffrances pour mieux convaincre chacun de nous des bienfaits de l’imaginaire, de la puissance du rêve, des pouvoirs de guérison que recèle l’écriture."

 

Le bouquin sous l'œil aiguisé de Françoise...
D'après Françoise, Boris Cyrulnik nous invite ici à penser l’écriture, à nous l’approprier pour nous retrouver, combler le manque, la perte ou toute autre notion de distance, que ce soit envers nous-même ou envers les autres comme l'être aimé. En posant des mots sur les émotions ou les désirs, nous nous approprions le monde et sa réalité... Précisément cette réalité que peut revêtir la souffrance ou la joie, comme celle d'une séparation ou même la mort.
"Le simple fait d’écrire changea le gout du monde" dixit l'auteur : Car l'écriture, et plus largement toute création artistique, permet de poser des mots pour accéder à l'altérité, pour communiquer, partager... Pour "être", tout compte fait...
Selon Françoise, la distance est ici posée dans le même temps qu'elle est abolie, car écrire c'est sortir de soi le sens de sa vie et de sa relation au monde... Ce que permet finalement toute forme d'art, autrement dit l'écriture mais aussi la musique, le chant ou encore la danse : C'est ce qui nous donne à vivre, comble l'absence, transforme le désir et nous délivre de nos démons...
Françoise soulignera qu'il n'y a sans doute rien de nouveau pour ceux qui ont déjà lu les œuvres psychanalytiques : Le rêve est le propre de l'homme et, lorsque nous exprimons nos rêves, ces derniers nous révèlent à nous-mêmes comme aux autres sans lesquels nous ne sommes qu'une coquille vide.
Au final Boris Cyrulnik explique ici que notre présence au monde se construit dans et dès les tous premiers temps de notre existence, dans les stimulations sensorielles mais aussi affectives... Car si nous n'avons pas été aimés et sécurisés par un échange affectif, aussi primitif soit-il, nous aurons toujours cette béance, ce vide qui nous empêchera toute notre vie durant de transmettre, de partager le goût de la vie.
Ainsi l'auteur s'attarde sur quelques destins tourmentés d'écrivains pour nous inviter à cette réflexion selon laquelle certains parviennent à réparer peu ou prou cette blessure intime par la création artistique, comme ce fut le cas notamment pour Genet, Sade ou encore Rimbaud. L'écriture permet donc de réparer, au moins un peu ou même imparfaitement, le moi déchiré : l'écriture métabolise la souffrance et la transforme en résilience.
 
Le mot pour conclure...
En conclusion, Françoise a pu m'indiquer qu'elle avait beaucoup aimé ce livre qui est, selon elle, une convocation au partage et à l'amour. Il nous donne à penser l'écriture comme un pas hors de soi et vers les autres, leurs regards, leurs rêves et leurs désirs, qui peuvent aussi être les nôtres. C'est un livre bien plus simple qu'il n'y paraît, facile d'accès, et pour lequel il n'est pas besoin d'être spécialiste ou initié : Son sens est accessible à tous, aussi Françoise vous recommande-t-elle chaudement la lecture de ce livre qu'elle range parmi les livres précieux de sa bibliothèque !

Bilan de septembre et lancement d'octobre... C'est le jour du Club de Lecture Virtuel !




Si j'accuse un lourd retard sur mon délirant planning de lectrice passionnée, sachez mes petits chéris que ce n'est absolument pas de votre fait mais bien plutôt un problème d'internet et de PC : j'ai en effet eu la brillante idée de mettre un pied sur le malheureux outil en août dernier... Aussi devez-vous vous douter que depuis, c'est devenu légèrement plus compliqué, ce d'autant plus quand on ne parvient pas non plus à obtenir un ordinateur et une connexion au monde moderne de manière concomitante...
Qu'à cela ne tienne, je suis absolument ravie de vous retrouver pour notre rendez-vous mensuel qu'est désormais devenu le Club de Lecture Virtuel ! De retour depuis la rentrée - littéraire oui, mais pas seulement ! - après une petite pause obligatoire pour me ressourcer, je ne vous cache pas mon plaisir de vous retrouver si nombreux pour participer... Dix pour être précise : Un immense merci pour votre soutien et votre fidélité !
Et si je déplore deux défections par manque de temps pour bouquiner, les huit autres participants sont parvenus à franchir le livre d'arrivée pour nous conter leurs littéraires aventures ci-après !
Pour rappel, en septembre je vous proposais le thème : "Au diable les finances... Repartons en vacances ! Alors pour la rentrée : Fais-moi voyager !" Il est temps maintenant de découvrir quelles lectures cela vous a-t-il inspirés...
  • Puisqu'il me revient à la fois l'insigne honneur et la lourde charge de démarrer ces livresques hostilités, mes chers amis j'ai cette fois-ci décidé de me plonger dans "Venise n'est pas en Italie" d'Ivan Calbérac, initialement paru aux éditions Flammarion mais que j'ai pour ma part aux éditions Livre de poche, paré de son ancienne couverture puisque le malheureux traînait dans ma PAL bien avant son adaptation cinématographique à destination des salles obscures... Depuis bien trop longtemps donc pour que je l'ignore davantage...
Quatrième de couverture :
"Émile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça. Quand la fille qui lui plaît plus que tout l'invite à Venise pour les vacances, il est fou de joie. Seul problème, ses parents décident de l'accompagner... C'est l'histoire d'un adolescent né dans une famille inclassable, l'histoire d'un premier amour, miraculeux et fragile, d'un voyage initiatique et rocambolesque où la vie prend souvent au dépourvu, mais où Venise, elle, sera au rendez-vous.
Un road-book dans l’esprit de Little Miss Sunshine et dans la lignée de La Vie devant soi, où l'humour se mêle à l'émotion."
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Comme je l'indiquais en préambule, ce titre attendait sagement son tour dans ma PAL depuis sa sortie au format poche... Et alors que je cherchais le livre qui pouvait correspondre au thème que j'avais moi-même lancé, mon regard avisé de lectrice passionnée a croisé la tranche de ce titre impossible à louper ni oublier... Bon sang mais c'est bien sûr ! Et le choix était donc fait...
 
Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
Et bien j'ai passé un formidable moment en compagnie de ce bouquin... Mais surtout en compagnie d'Emile et sa truculente famille... Emile que j'ai appris à connaître, auquel je me suis attaché... Ce sympathique gamin plein de qualités mais trop effacé pour prétendre les dévoiler... Ce gamin qui découvre l'amour... Sans en éviter les tourments... Sans s'en épargner les difficultés... Et ce voyage à Venise qu'il vous faut absolument partager... Oui c'est un roman plein de fraicheur, d'humour et d'émotions que je vous recommande bien volontiers !
  • Pour cette nouvelle session du Club de lecture, j'ai bien évidemment pu compter sur certains des membres de ma DreamBookTeam et notamment ma chère Maman Roseline, laquelle a décidé de se (re)plonger dans le grand classique "Voyage au bout de la nuit" du très controversé Louis-Ferdinand Céline, dans sa version poche parue aux éditions Folio...
Quatrième de couverture :
"«- Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !... - T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie... - Il y a l'amour, Bardamu ! - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds.»"

Pourquoi avoir choisi ce titre ?
J'ai choisi ce premier roman de Céline, d'ailleurs récompensé du Prix Renaudot en 1932 si je peux me permettre de le souligner, parce qu'il aborde le thème de l'errance au travers le parcours de Bardamu.

Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
Tout d'abord que cela pourrait être une histoire vraie. J'ai apprécié suivre l'errance de ce jeune homme au travers des aventures qu'il va vivre aux Etas-Unis et en Afrique tandis que la Première Guerre Mondiale divise l'Europe et déchire la France. Cela va ainsi permettre au personnage principal de savoir ce qu'il souhaite réellement devenir... A l'image de son auteur. Si ce livre a défrayé la chronique par le passé, il n'en reste pas moins que ce bouquin reste une petite merveille littéraire !
  • Bien que de genres différents, figurez-vous que les classiques ont eu la cote ce mois-ci ! Après ma chère Maman Roseline, c'est avec plaisir que j'accueille une nouvelle fois parmi nous la charmante Emilie, laquelle a finalement choisi de (re)lire le cultissime "Voyage au centre de la Terre" de l'immense et inoubliable Jules Verne, dans une très jolie édition proposée par Livre de poche...

Quatrième de couverture :
"Le professeur Lidenbrock est persuadé d'avoir découvert le chemin qui mène au centre de la Terre. Accompagné de son neveu Axel, l'impétueux géologue part en Islande. Là, au fond d'un volcan, les deux explorateurs et leur guide s'enfoncent dans les entrailles mystérieuses du globe. Un voyage d'une folle audace, véritable défi lancé à la science."

Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Je ne sais pas trop... Disons que lorsque j'ai pris connaissance du nouveau thème à propos du voyage, c'est le premier titre qui m'est venu à l'esprit... Je l'avais déjà lu mais c'était il y a tellement longtemps que je ne m'en souviens plus ! Alors je me suis dit que c'était un signe... Et une belle occasion de retomber un peu en enfance ! 

Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
J'ai adoré me replonger dans ce livre dont je n'ai pas gardé de souvenirs, si ce n'est qu'il m'avait beaucoup plu ! Et une fois encore la magie a opéré, même si j'ai grandi... Non vieilli depuis ! C'est une lecture dépaysante, parfois même enrichissante... Mais surtout pleine d'aventures, ce qui la rend captivante ! Et la magnifique plume de Jules Verne vous enrobe ça de manière incroyable ! Je suis enchantée d'avoir pu faire remonter mes doux souvenirs d'enfance : C'est un voyage comme un autre après tout !
  • Dans la même lignée, je suis ravie d'avoir pu retrouver ma très chère Hamida qui, pour sa part, a décidé de (re)découvrir le mythique "Robinson Crusoé" de Daniel Dafoe, dans une version parue aux éditions Livre de Poche...
Quatrième de couverture :
"Après quelques premières expéditions, Robinson Crusoé, marin d'York, s'embarque pour la Guinée le 1er septembre 1659. Mais le bateau essuie une si forte tempête qu'il dérive pendant plusieurs jours et finalement fait naufrage au nord du Brésil. Seul survivant, Robinson parvient à gagner une île située au large de l'Orénoque où il va peu à peu s'assurer une subsistance convenable : il y restera près de vingt-huit ans, d'abord seul, puis accompagné d'un fidèle indigène qu'il baptise Vendredi."

Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Aucune idée ! Ca m'est venu comme ça, d'instinct... C'est un grand classique j'ai lu à l'école et qui m'avait beaucoup plu... Depuis, je l'ai toujours conservé... Il prenait la poussière sur mon étagère depuis des années et ton thème lui a permis de me sauter aux yeux... C'était l'occasion de le relire, je n'ai pas d'autre explication !

Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
Quel plaisir de retrouver ce grand monument de la littérature ! Je l'avais lu à l'école étant enfant, je ne sais plus quand exactement... Je n'aurais pas su le résumer avant de l'avoir relu, toujours est-il que j'en gardais un excellent souvenir... Une lecture palpitante et pleine d'aventures... Un souvenir que j'ai su raviver avec cette relecture même si je n'ai évidemment plus le même regard qu'alors... Celui-ci est plus éclairé, plus critique aussi mais le plaisir est tout de même resté identique... Et je suis retombée en enfance durant quelques heures : Un bonheur !
  • Dans un Club de lecture, aussi virtuel soit-il, il en faut pour tous les goûts, tous les styles... Et toutes les époques ! Les classiques ont donc cédé leur place à la rentrée littéraire chez Marie-Laure, charmante habituée qui, de son côté, s'est plongée dans le roman "De pierre et d'os" de Bérengère Cournut, récemment paru aux éditions Le Tripode et lauréat du Prix du Roman Fnac cette année...
 
Quatrième de couverture :
"Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n'a d'autre solution pour survivre que d'avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d'une quête qui, au-delà des vastitudes de l'espace arctique, va lui révéler son monde intérieur."

Pourquoi avoir choisi ce titre ?
J'avais grandement apprécié la plume sensible et ciselée de l'auteure dans Par-delà nos corps, alors lorsque j'ai vu qu'elle sortait un livre sur les traces d'une jeune Inuïte perdue aux confins de l'Arctique, qui plus est récompensé par le Prix du Roman Fnac 2019, je l'ai acheté le jour même de sa parution. En plus, l'objet est superbe entre sa couverture magique et son carnet de photographies à la fin. Un voyage au Groenland, qui dit mieux ? 

Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
Ce roman est une merveille.  Tout sonne vrai, juste, authentique, que ce soit pour décrire cette nature incroyablement belle et hostile, ou les coutumes et le quotidien des Inuits sans idéalisation. L'imaginaire du lecteur est stimulé sans être racolé. le Grand Nord n'est pas que du décor exotique pour faire joli. L'environnement acquiert immédiatement une dimension métaphysique, la quête de Uqsuralik, menée dans des conditions extrêmes, met à l'épreuve sa force de caractère et lui révèle son monde intérieur. Dans ce roman initiatique, on voit une adolescente sans famille devenir femme, puis mère. On la voit s'emparer de sa vie pour devenir puissante, transcendée par sa résilience, sa résistance aux épreuves, puis par le chamanisme auquel elle est initiée. Elle aime, elle haït, elle souffre, elle attise le désir, la convoitise et la jalousie. C'est avant tout un autre de chair agité par des émotions universelles qui nous emportent avec force. Un être éminemment romanesque que je n'oublierai pas de sitôt.
  • Pour cette nouvelle session, c'est également avec un immense plaisir que j'ai retrouvé mon binôme chic et choc, j'ai bien sûr nommé Pascale et June ! Toujours fort inspirées, ces demoiselles ont décidé de se lancer dans la lecture d'une duologie de Laini Taylor intitulée "Le faiseur de rêves", saga que je ne connais absolument pas (honte à moi !) paru aux éditions Lumen... Et comme elles sont parfaitement organisées, je les laisse chacun vous présenter un tome...
 Quatrième de couverture :
"C'est le rêve qui choisit le rêveur, et non l'inverse...
Il est une ville, au centre du désert, où nul n'a le droit de se rendre sous peine de mort. De ses entrailles sortaient autrefois d'interminables caravanes chargées de trésors mais, depuis deux cents ans, la cité est coupée du reste du monde... Pire encore, un soir d'hiver, le nom de ce lieu de légende s'évanouit en un clin d'œil de la mémoire de tous – Lazlo Lestrange, orphelin de cinq ans à peine, ne fait pas exception à la règle. Frappé au cœur, le petit garçon restera irrémédiablement fasciné par cette énigme.
Quinze ans plus tard, il travaille dans la plus grande bibliothèque du monde, à Zosma, en rêvant de fabuleuses découvertes quand, de la Cité oubliée, émerge tout à coup une curieuse expédition venue recruter les meilleurs scientifiques du continent. Pourquoi diable s'obstiner à réunir ces esprits éminents ? Mystère... Et pourquoi Lazlo voit-il donc ses songes se peupler de visions étranges – à commencer par une déesse à la peau bleue pourtant assassinée, des années plus tôt, par les habitants de la ville interdite ? Qui est-elle vraiment ? Comment le jeune homme, qui ignore tout de sa légende, peut-il bien la voir en rêve ?
Rien de tout cela n'est possible, bien sûr – mais pareil détail a-t-il jamais empêché un rêveur de rêver ? Songes, monstres, dieux, fantômes, alchimie et guerre totale : après quatre années d'attente, Laini Taylor, finaliste du National Book Award américain et auteure de séries multi-récompensées, nous livre enfin un aperçu de son nouvel univers, à la plus grande joie de ses nombreux fans."

Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Il me semble que j'avais reçu ce roman dans une box livresque. J'avais de suite totalement flashé sur la couverture, les couleurs sont magnifiques.
Sans savoir pourquoi, je n'ai jamais réussi à le lire. Pourtant, avec Pascale, on avait déjà voulu le lire ensemble, ce qui avait été un échec pour moi.
Quand elle m'a proposé de lire La muse des cauchemars ce mois-ci, j'ai accepté de retenter cette lecture, et cette fois, c'était la bonne !

Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
En fait, il suffisait de se mettre dans l'histoire pour que ça se lise tout seul !
Le début du roman est tout de même un peu long. C'est assez descriptif et on nous parle de Désolation comme étant un lointain souvenir. J'ai de suite accroché au personnage de Lazlo mais sans comprendre où on allait.
Une fois que l'on fait la connaissance des rejetons des Dieux et qu'on les apprivoise, là, ça devient carrément intéressant ! 
Le fait qu'on ait deux points de vue est super, ça permet de mieux connaître l'histoire de la ville. J'ai vraiment adoré aussi les moments dans les rêves.
Moi qui suis assez réticente à ça en général, la romance ne m'a clairement pas dérangée, ce n'est pas niais, c'est génial.
J'ai vraiment adoré cette lecture, les pages se tournaient toutes seules et j'ai même terminé ma lecture en forçant une insomnie ! 
Je vais lire la suite très très très bientôt !
 
 
Quatrième de couverture :
"Le rêve comme seul rempart contre la violence du monde
Il est un monde où hommes et femmes naissent avec un don précieux, dont seuls les plus puissants gagnent le droit de se servir en temps utile, mais toujours au nom de l'Empire. À respectivement seize et dix-sept ans, Nova et Kora rêvent du jour tant attendu où des envoyés à la peau bleue viendront enfin les enlever. Alors, seulement, elles pourront accomplir leur véritable destin.
Très loin de là, à travers l'espace et le temps, dans la mythique Cité oubliée – qu'après tant d'années, Lazlo Lestrange peut désormais contempler de ses yeux –, retentit une explosion qui fait basculer son monde et celui de Sarai. Leur avenir ne tient désormais plus qu'à un fil, celui que manipule par la seule force de son esprit une enfant cruelle et meurtrie. À la fois plus puissant et plus vulnérable que jamais, le jeune homme va devoir choisir : sauver celle qu'il aime ou bien tous les habitants de la ville interdite jusqu'au dernier.
Sans compter qu'un danger plus grave encore menace... Car l'oiseau blanc qui surveille la citadelle depuis toujours veille, et il est grand temps pour lui de passer enfin à l'action. Dieux, monstres, fantômes, mondes étranges et guerre totale, La Muse des cauchemars clôt avec maestria une série aussi poétique que haletante. Qu'on se le tienne pour dit : l'univers de Laini Taylor n'a pas fini de hanter nos rêves..."
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
J’ai découvert le tome 1 du Faiseur de rêves en participant au club de lecture des bananes l’année dernière. Cette découverte m'a totalement bouleversée, chaque battement de mon petit cœur de lectrice résonnant avec ceux des personnages, frissonnant avec eux, m’émerveillant avec eux, se brisant avec eux… Bref, un énorme coup de cœur. 

Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
C'est le roman rêvé pour les voyageurs intrépides puisque l’intrigue se déroule dans un monde fantastique très riche, à base de personnages venus de l'autre bout du monde, de paysages exotiques, de créatures mythologiques, de voyages entre les mondes et de voyage dans les rêves.
J’avais beaucoup d’attentes sur la suite des aventures de Lazlo, Sairi, Mésange et les autres, elles ont toutes été comblées, avec de beaux retournements de situation et une fin que je n’avais pas du tout envisagée.
Ce livre a été pour moi un ascenseur émotionnel permanant, l’auteure ballottant le lecteur entre espoir, désespoir, compassion, doutes, sentiments purs, violence, candeur, … Le tout assaisonné de juste ce qu’il faut de mystère pour être intrigant, et de révélations, mais sans gâcher, puisque beaucoup de portes restent ouvertes sur bien d’autres énigmes.
  • Parce que le Club de Lecture Virtuel connaît désormais son petit cercle de fidèles, j'ai eu la chance de pouvoir compter sur la participation toujours aussi enthousiaste et passionnante de ma chère Valérie/Sally, elle-même en charge d'un chouette Club de lecture sur Paris ! Elle a choisi de bouquiner "Travelling", un roman de Tanguy Viel et Christian Garcin paru aux éditions JC Lattès en mars dernier...
Quatrième de couverture :
"«  Cent jours autour du monde, en 2018, cela relève presque de l’ordinaire (...)  ; chacun ressent qu’on tourne autour de la terre comme aussi bien on prendrait une ligne de tram d’un bout à l'autre, en regardant le ciel défiler au-dessus des nuages. À ceci près que nous, Christian et moi, nous ne prenons pas l’avion. C’est même la seule règle établie, celle qui justifie qu'on mette tout ce temps pour seulement faire une boucle : en cargo, en train, en voiture, à cheval s'il le faut, mais pas en avion – quelque chose comme le voyage de Philéas Fogg en un peu plus long, volontairement plus long même, à l'opposé du pari qu'il fit quant à lui de la vitesse et de la performance. Et non pas parce qu'on se soutiendrait de l'idée absolument inverse d'une lenteur sans limites, mais enfin, il est vrai, en bons romantiques attardés, qu'à la performance on opposera volontiers la promenade, à la vitesse la flânerie, enfin, en bons bouddhistes zen, à l'œuvre accomplie le trajet qui y mène.  »
L’un, Christian Garcin, est un grand voyageur, dont l’œuvre se nourrit de ses pérégrinations  ; l’autre, Tanguy Viel, un sédentaire qui croyait avoir signé la pétition de Beckett, «  on est cons, mais pas au point de voyager pour le plaisir  ». Ensemble, ils se sont lancé un défi  : parcourir le monde, de l’Amérique à la Sibérie en passant par le Japon et la Chine, sans jamais prendre l’avion. Récit né de ce périple, enrichi d’inventaires facétieux et de «  lettres à un ami  » relatant des rencontres insolites, Travelling est surtout une méditation littéraire inoubliable sur le voyage, sur notre rapport à l’espace et au temps, sur la confrontation entre le réel et ce qu’on imagine."
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
J'avais apprécié le style de Tangy Viel dans Article 353 du Code pénal ; par ailleurs, j'étais curieuse de connaître les péripéties d'un voyage au tour du monde sans prendre l'avion.

Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
Sensible aux effets sur l’environnement de notre mode de vie et en l’espèce de notre façon de voyager, Christian Garcin décide de faire le tour du monde sans prendre l’avion. Tanguy Vieil l’accompagne dans cette aventure.
Ça commence par une déception : après avoir établi son plan de voyage, il découvre que le cargo est probablement encore plus polluant que l’avion.
Tant pis, il va tout de même explorer la Terre par une autre lorgnette.
Ce récit de voyage commence par la traversée de l’Atlantique, puis des Etats-Unis, puis du Pacifique. Arrivés au Japon, ils rejoindront la Chine puis la Russie avant de retrouver leurs pénates au bout de quelques mois.
Ce texte écrit à 4 mains est une pure merveille. Les voyageurs explorent le rapport au temps : un mois pour arriver à New-York contre quelques heures. Ils décrivent leurs sensations, leur environnement et chaque pays traversé fait l’objet d’un compte rendu détaillé.

La plume est alerte et fine, le lecteur se sent embarqué dans ce road movie passionnant.
Un superbe récit.
  • Last but not least et toujours au rang de mes plus fidèles habituées, c'est une joie pour moi que de retrouver la charmante Aurore, lectrice passionnée et blogueuse motivée trop rapidement croisée dans les allées du Salon de Templemars, laquelle a choisi de voyager avec "Nuit sur Bali" un roman de Stéphane Boudy paru chez Gunten éditions...
 
 
Quatrième de couverture :
"Laurent part à la recherche de son ami Guillaume, disparu un jour en Indonésie. Il en profite pour découvrir. Finalement tout découvrir, un pays entre torpeur et nonchalance, couleur et rigueur, un ami et peut-être un peu lui... Un voyage insolite sans cliché, une recherche sans à tout prix, mais avec des craintes, des angoisses, des libertés provisoires, conditionnelles, des espaces emprisonnés. Stéphane Boudy décrit la vie sans l'enfermer. On suit l'observateur subtil et plein d'humour qu'il est."
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Cela fait un an que j'ai Nuit sur Bali dans ma PAL. Je pensais le lire rapidement après son arrivée, histoire de m'évader, de découvrir l'Indonésie et il a commencé à prendre la poussière. Quand j'ai vu le thème du Club de lecture, j'ai tout de suite pensé à ce roman pour un moment d'évasion.

Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
J'ai été très surprise de la direction prise dans le roman. Pourtant, ce n'est pas ma première lecture de Stéphane Boudy, mais je m'attendais plus à un roman suspens, où on suivrait Laurent dans sa quête pour retrouver son ami, Guillaume. En fait, on est plus sur un récit de voyage. Un voyage à travers les îles de l'Indonésie, ses coutumes, ses habitants mais aussi un voyage intérieur, sur la société, les relations humaines etc. Au final, j'ai beaucoup apprécié cette lecture qui m'a fait autant voyager que réfléchir.
 
C'est  ainsi que s'achève ce bilan que j'ai laborieusement rédigé pour une rentrée des plus mouvementées ! Une clôture qui ne m'en voit pas moins heureuse et motivée, tant je suis fière de vous voir si nombreux à participer et si fidèles au fil des mois qui s'écoulent... A vitesse grand V ! Je ne cesserai donc jamais de vous remercier pour votre enthousiasme et votre sympathie à mon égard... Comme je ne cesserai jamais de vous gâter : C'est la moindre des choses en tant que lectrice passionnée ! Je vous laisse donc découvrir l'heureuse gagnante de ce mois-ci, laquelle a la chance de gagner le livre de son choix parmi les titres de cet alléchant bilan : Elle le recevra prochainement par courrier : Toutes mes plus sincères félicitations !  

 
Et parce que j'ai déjà bien assez tardé, mes chers amis laissez-moi désormais vous dévoiler le thème du mois d'octobre... Vous êtes prêts ? Vous êtes sûrs...? Bon : Alors c'est parti !
 
Avant qu'octobre nous prenne... Donnez-moi donc de bonnes... Nouvelles !
Parce qu'on ne change pas une méthode qui gagne, on conserve nos petites habitudes pour participer (règles que vous pouvez retrouver de manière plus complète et détaillée par ICI si vous le souhaitez !), autrement dit :
 
- On s'inscrit par mail jusqu'au 21 octobre 2019 à l'adresse suivante : aurelie.deslivresetmoi7@gmail.com
- On bouquine
- On répond aux deux petites questions
     * Pourquoi avoir choisi ce titre ?
     * Qu'as-tu pensé de cette lecture ?
Le tout en un maximum de dix lignes transmises par mail à la même adresse au plus tard le 06 novembre 2019 !
- On se retrouve le samedi 09 novembre 2019 pour un nouveau bilan... Et un nouveau thème pour le mois suivant !
 
En conclusion, avec un brin de retard mais toujours autant de plaisir, je déclare ce nouveau Club de Lecture Virtuel pour le mois d'octobre officiellement OUVERT ! Bonne lecture mes amis et à très vite avec vos belles nouvelles !