jeudi 14 février 2019

Il était un Indé... Et c'est Jean-Baptiste Piotto !


Quelle plus belle journée qu'une Saint-Valentin ensoleillée pour papoter bouquin comme la plus heureuse des passionnées ? Une saine addiction que j'entends partager avec le plus grand nombre, sans prétention ni ambition, bien déterminée à conserver cette liberté d'esprit qui m'est si chère dans mes folles activités ! Alors on lit et on vit, tout en douceur et simplicité...
Et on se retrouve aujourd'hui pour cette petite rubrique que je suis heureuse d'avoir lancée en septembre dernier, ceci afin d'offrir un peu de lumière à ces auteurs indés qui n'ont pas la chance d'avoir une maison d'édition pour les aider à promouvoir le fruit de leur travail acharné !
C'est un auteur Isérois, aussi sympathique que discret, que j'ai aujourd'hui le plaisir de vous présenter ! Un auteur que j'ai eu la chance de rencontrer à l'occasion du Salon de l'Autoédition l'an dernier : Nos stands étaient installés l'un en face de l'autre, aussi ai-je eu l'opportunité de lorgner sur ses bouquins toute la sainte journée... Avant de regagner ma contrée avec l'un d'eux, vous vous en doutez !
Cet auteur, c'est Jean-Baptiste Piotto et son bouquin, c'est un petit roman policier (péché mignon, quand tu nous tiens !) intitulé "Le Père Noël est..." et dans lequel je viens enfin de me plonger ! Il était grand temps pour moi de vous parler de ces deux-là, aussi je remercie chaleureusement le Sieur Piotto d'avoir aimablement accepté de répondre à mes petites questions !
Têve de bavardages, je ne vous fais pas languir plus longtemps et vous laisse rencontrer cet auteur : Bonne lecture !


Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
J’aborde la soixantaine, je suis marié et j’ai deux enfants. Je suis diplômé de Sciences po et de communication et je vis près de Grenoble. A côté de mon activité rédactionnelle en tant que chargé de communication dans une collectivité territoriale, j’ai aussi une écriture plus libre et passionnelle qui a abouti à une dizaine de romans publiés depuis vingt ans.
 
D’où vous est venue l’envie d’écrire ?
L’écriture est une énergie. Elle fait partie de mon parcours. Fils d’immigrés italiens, j’ai toujours éprouvé une fascination pour la langue française qui, sans que j’en aie conscience, a constitué un élément d’intégration. Très tôt, j’ai perçu les rédactions demandées à l’école comme un facteur d’identité, d’expression et de valorisation. Plus tard, j’ai poursuivi cet exercice de façon autonome en écrivant des poèmes puis des nouvelles, avant d’oser me lancer dans un premier roman… A quarante ans. Dans toutes ces phases, j’ai été porté par mon envie de créer et la fièvre de l’écriture mais aussi par les encouragements d’amis et de proches. L’écriture est un instrument majeur qui m’a permis de faire corps avec le monde, d’y inscrire ma présence.
 
Quelles sont vos sources d’inspiration ?
De façon active mais aussi passive, je suis attentif aux personnes que je croise au quotidien, à ce qui se passe autour de moi, ainsi qu’aux faits d’actualité. Parfois, j’ai la sensation d’un ressort intime qui me lie à eux, me parle, me raconte une histoire. Je pense que nous connaissons tous ce phénomène, mais que l’écrivain choisit d’investir cette résonance intérieure pour l’exploiter et la transformer. On n’écrit pas en étant vierge de toute influence. Je suis aussi imprégné de la culture dans laquelle je baigne : mes lectures, les films que j’ai vus… Au fur et à mesure de l’écriture, l’inspiration s’alimente d’elle-même par cette mise en situation qui me permet d’explorer les pulsions et trajectoires les plus diverses à travers mes différents personnages.
 
Pouvez-vous nous parler de vos romans ?
J’ai deux veines principales d’écriture : le polar local et le roman philosophique. Dans le premier, je mets en scène une série d’aventures du détective Henri Golent, dont l’action se situe en Rhône-Alpes. Je prends un soin particulier à constituer des intrigues qui tiennent en haleine jusqu’au bout. Quant à mes personnages, y compris ceux dits secondaires, je veille à donner à chacun d’eux des ressorts intimes, une trajectoire propre et donc différentes possibilités d’identification pour le lecteur. Ce sont des polars psychologiques avec des thèmes sociétaux particuliers, mais aussi de l’humour, comme l’indique le nom du détective.
Mes romans philosophiques, dans lesquels j’installe des problématiques plus explicites,  offrent un regard sur le monde d’aujourd’hui. Mais ce sont aussi des romans d’aventure avec des personnages dans lesquels on entre vraiment. Je veille à leur donner une tension et un rythme comparables à ceux de mes polars. Pour moi, ces deux genres littéraires ne sont pas exclusifs l’un de l’autre.
Mon dernier paru, "Panique au salon du livre", possède une intrigue très thriller tout en offrant un regard aiguisé et satirique sur le monde des salons du livre que je fréquente régulièrement.


Pourquoi vous être lancé dans l’autoédition ?
Mes deux premiers romans ont été publiés chez un éditeur qui ne m’a pas donné satisfaction. J’ai aussi reçu les avis de certains amis auteurs déçus du leur : problèmes de diffusion, d’accompagnement de leur livre, de droits d’auteurs… Aussi, ayant des connaissances en PAO, je me suis dit que j’avais sans doute une carte à jouer dans ce domaine. Cela a augmenté les contraintes pour moi et je dois être présent dans l’organisation d’événements, la recherche de salons du livre et de lieux de dédicaces. Mais c’est également une expérience très riche qui permet davantage de rencontres directes avec les lecteurs et autres acteurs du livre.
 
Aux lecteurs réfractaires à l’autoédition, que diriez-vous pour les convaincre de vous lire ?
On peut trouver de tout dans l’autoédition… Des amateurs, mais aussi des personnes passionnées et talentueuses qui n’ont pas su trouver la bonne personne au bon moment, qui attendent seulement d’être découverts. De leur côté, certes les éditeurs classiques ont des critères d’exigence, mais ce sont aussi des écuries qui ne cessent de miser sur les mêmes chevaux, avec une répétition de recettes, produisant des livres parfois trop formatés. Mais je ne veux pas faire de généralité. Ce que je sais, c’est que l’autoédition est un réservoir d’originalité, de découvertes… Et de bonnes surprises. Et si le renouveau du roman se situait dans les marges ?
 
D’autres projets en préparation ?
La question de certains lecteurs me demandant si j’écrivais aussi des nouvelles m’a amené à revenir à cet exercice que j’aime et par lequel j’ai commencé l’écriture de fictions. Je m’attelle donc en ce moment à un recueil sur le thème des apparences trompeuses, de la mémoire et autres sujets qui gravitent autour, à travers différents genres : polar, écrits d’atmosphère, science-fiction… A suivre !
 
Un petit mot pour la fin ?
Je voudrais saluer l’importance du livre, et particulièrement du roman. C’est un véritable lien entre les êtres. Il peut parler à la fois à la tête, au cœur, aux tripes… C’est un réservoir à émotions, à idées, à sensations. De nombreuses études l’ont prouvé : il facilite la richesse émotionnelle et l’empathie. Dans un monde de l’ego, de l’immédiateté et de la vitesse, la lecture est un rempart qui préserve et nourrit notre liberté et notre humanité. C’est un instrument nomade que l’on peut emporter partout avec soi, que l’on peut partager.
Alors, un seul mot d’ordre : Continuez à lire !


C'est sur cette belle conclusion que nous allons nous quitter mes chers amis... Non sans avoir remercié une fois encore Jean-Baptiste Piotto de s'être gentiment prêté au jeu de mes petites questions indiscrètes, me permettant ainsi de réaliser ce bel article pour vous le présenter ! Auteur de polars... Mais pas que, je vous laisse le soin de découvrir sa bibliographie par ICI ! Pour ma part, c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert sa plume avec "Le Père Noël est..." dont vous trouverez ma chronique par ICI et j'entends bien poursuivre mes petites investigations littéraires... Avec "Sur le chemin de l'école" ou "Panique au Salon du livre" : J'hésite encore ! Et vous, sur lequel allez-vous craquer ?

Chroniques 2019 \ Le Père Noël est... de Jean-Baptiste Piotto


Une sympathique découverte que ce roman noir teinté d'humour : "Le Père Noël est..." de Jean-Baptiste Piotto, disponible sur Amazon.

Le pitch : Le Père Noël est une ordure, comme dirait le film... Mais tandis que la cité grenobloise s'habillent pour les fêtes, le gros bonhomme rouge a surtout des ennuis ! En effet le voilà devenu la cible de diverses agressions dans les rues du centre-ville... L'heure n'est plus aux célébrations mais aux investigations pour le détective Henri Golent, bien déterminé à démasquer l'agresseur venu perturber la magie de Noël...
 
Et pourquoi ne pourrait-on pas parler de Noël à la Saint-Valentin, hein ? Pourquoi ne pourrais-je pas faire durer et perdurer la douceur des fêtes de fin d'année jusqu'au début de l'année suivante ? Un curieux petit pari que j'ai pris plaisir à relever, bien décidée à découvrir la plume de cet auteur que j'ai rencontré au Salon de l'Autoédition à Pierre Bénite en mai dernier : Nous étions l'un en face de l'autre et c'est au terme d'un échange des plus chaleureux que je me suis laissée convaincre par ce titre, a priori le premier d'une sympathique série, et ce malgré une couverture qui mériterait selon moi d'être retravaillée...
 
Car la question se pose d'emblée ? Qui pourrait bien vouloir s'en prendre au Père Noël ?! Je vous dirais bien mon chien, qui s'amuse à dépeigner, défroquer et démantibuler celui que je mets au pied de mon sapin chaque année (Et là je vous laisse imaginer sa maîtresse prise d'un fou rire à la vue de la scène de crime : Zéro crédibilité !)...
Fort heureusement l'auteur a bien plus d'imagination que cela et nous entraîne ici au coeur d'une histoire originale et prenante, bien construite et rondement menée, où les nombreuses péripéties ne laissent jamais place à l'ennui d'un bout à l'autre du récit.
L'intrigue en est d'autant plus attrayante qu'elle est servie avec humour et soutenue par des personnages hauts en couleur, particulièrement bien croqués, avec qui on prend plaisir à parcourir cette ville de Grenoble décrite avec beaucoup de réalisme, à cheminer au fil des pages pour connaître le fin mot de cette histoire dans laquelle on se laisse happer sans la moindre difficulté.
Servie par une plume fluide et dynamique, un style soigné, tout en humour et simplicité, l'histoire n'en est que plus plaisante et se laisse lire bien volontiers, si bien qu'on arrive au point final sans avoir vu le temps passer !
 
En bref, carte blanche pour barbe blanche et c'est avec plaisir que je retrouverai le détective Henri Golent pour une prochaine enquête !  

mercredi 13 février 2019

LivrEcran \ Le charme discret de l'intestin de Giulia Enders


Dimanche 03 février. La petite Dacia de ma meilleure amie affiche 09h34 à sa pendule tandis que nous faisons route vers le Salon du Livre et de la BD d'Ile-de-France : Autrement dit vers Mennecy. C'est l'instant précis que Laura choisit pour me "proposer quelque chose"...
"Tu sais, j'ai pensé à un truc pour ma rubrique LivrEcran et je voudrais savoir si tu es d'accord. Voilà, cette fois j'aimerais faire un "LivrExpo", parce que je suis allée voir l'expo consacré au livre "Le charme discret de l'intestin" et c'était vraiment sympa, du coup j'aimerais en parler. Je sais que ce n'est pas un film, mais c'est une exposition en cours à la Cité des Sciences, alors je me suis dit que ça se regardait quand même... Mais je ne sais pas si c'est possible...?"
Voyez, ce que j'aime bien avec mes lecteurs préférés, c'est qu'ils bouillonnent d'idées ! Alors même qu'ils se retrouvent embarqués dans mes folles tribulations blogulaires presque à l'insu de leur plein gré, ils trouvent encore le moyen d'être enthousiastes et de faire preuve d'originalité pour vous offrir le meilleur d'eux-mêmes et de leurs lectures !
Et parce que j'adore les nouvelles idées, c'est avec plaisir et curiosité que j'ai dit oui au "LivrExpo" de Laura : Sans surprise, je la laisse donc vous parler du bouquin qui a inspiré l'exposition que vous pouvez actuellement découvrir à la Cité des Sciences à Paris : "Le charme discret de l'instestin" de Giulia Enders, paru aux éditions Actes Sud.


Le pitch... By Laura...
C'est d'abord le bouquin d'une jeune médecin allemande, qui "plaide avec humour pour cet organe qu'on a tendance à négliger, voire à maltraiter. Après une visite guidée de notre système digestif, elle présente, toujours de façon claire et captivante, les résultats des toutes dernières recherches sur le rôle du "deuxième cerveau" pour notre bien-être. C'est avec des arguments scientifiques qu'elle nous invite à changer de comportement alimentaire, à éviter certains médicaments, et appliquer quelques règles très concrètes en faveur d'une digestion réussie". Fort de son succès, il existe désormais une édition augmentée faisant état de recherches supplémentaires sur notre microbiote intestinal et illustré par la sœur de l'auteure, la graphiste Jill Enders.
C'est ensuite une exposition, justement inspirée dudit bouquin, co-conçue avec Heureka, the Finnish science centre (Helsinki) et le Pavillon de la connaissance-Ciencia viva (Lisbonne), en partenariat avec les chercheurs de l'INRA (Institut national de la le recherche agronomique). Avec humour et sans tabou, elle nous offre une visite guidée de notre système digestif avant de faire connaissance avec "l'étonnant petit peuple du microbiote". Outre quelques précieux conseils pour maintenir en forme notre système digestif, cette exposition nous apprend tout ce qu'on a toujours voulu savoir sur nos intestins !

Du livre... A l'expo...
Cette fois-ci Laura a commencé par l'exposition... Une exposition dont elle a appris l'existence à la Cité des Sciences. Elle a commencé le 04 décembre 2018 et se poursuit jusqu'au 04 août 2019 : Vous avez donc largement le temps de vous y rendre !
Outre son côté indéniablement enrichissant, Laura a beaucoup apprécié son côté ludique et interactif, la rendant intéressante et accessible au plus grand nombre... Et c'est parce que l'exposition lui a beaucoup plu qu'elle a décidé de s'offrir une plongée dans ce bouquin...
Si elle a également apprécié cette lecture, le livre présente un côté plus technique - bien que largement vulgarisé et compréhensible par tous, d'autant qu'il présente un contenu particulièrement varié, des principes de base aux petits anecdotes en passant par les conseils courant et même une petite rubrique scatologie... Autrement dit un livre riche et accessible en plus d'être disponible dans toutes les bonnes librairies !

©universcience. Photo : N.Breton

Qui du livre ou de l'expo Laura a-t-elle préféré ?
Bien qu'ayant apprécié les deux, Laura reste très claire à ce sujet : Elle est ravie d'avoir commencé par l'exposition qui lui a permis de ne pas se laisser rebuter par le côté technique de ce livre à visée ludique en premier lieu.
Et puis Laura tenait aussi à préciser le fait qu'il s'agit là d'un bouquin qui ne se lit évidemment pas comme un roman qu'on peut dévorer d'une traite : Ici mieux vaut prendre le temps de piocher dedans de temps à autre !

©universcience. Photo : N.Breton

Ca se lit... Ca se voit... Et ça donne quoi ?
Ca donne que Laura nous incite vivement à aller découvrir cette superbe exposition, laquelle vous donnera  à votre tour envie de plonger dans ce petit bouquin véritablement riche et instructif. Ne vous reste plus qu'à vous y rendre, elle vous ouvre ses portes à la Cité des Sciences à Paris ! Ensuite n'hésitez pas à venir nous dire ce que vous en avez pensé !

dimanche 10 février 2019

Chroniques 2019 \ Alron Gems - Le Bal des Scorpions de Manuel Bénétreau


Quand l'aventure se livre en roman : "Alron Gems - Le Bal des Scorpions" de Manuel Bénétreau, disponible sur Amazon et Booknseries, et en lice pour le Prix des Auteurs Inconnus 2018 dans la catégorie "Littérature blanche".
Le pitch : "J'ai une petite idée de ce que vous pensiez. Oubliez tout. Vous venez de quitter le monde des Bisounours. Vous avez passé la frontière. Ici, métro, boulot, dodo, ça n'existe pas. Et je ne parle pas de la place Vendôme, je parle du métier de chasseur de pierre. On entre ici comme on entre en religion. Vous surveillez mes arrières, je surveille les vôtres. On fait partie d'une équipe 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On peut décider de prendre l'avion en dix minutes, se retrouver à l'autre bout du monde, sans hôtel, sans salle de bains, au milieu d'une guerre tribale. Tout est possible. Et pour survivre, il n'y a qu'une règle : tout savoir, sur tout, c'est LA règle de survie". Une première mission pour Alron Gems et sa nouvelle assistante qui ne va pas échapper à la règle...
Si je connaissais Manuel Bénétreau pour l'avoir rencontré à Livre Paris sur le stand Booknseries, je n'avais encore jamais eu l'occasion de découvrir sa plume jusqu'à sa participation au Prix des Auteurs Inconnus... Le hasard a finalement voulu que je me plonge tout d'abord dans le premier opus de sa saga "Boston Family", et c'est avec un immense plaisir que je le retrouve aujourd'hui dans la sélection finale de sa catégorie pour une toute autre aventure...
Et quelle aventure ! A peine le lecteur franchit-il cette sombre couverture aux allures de thriller qu'il se retrouve happé au coeur même d'une intrigue particulièrement riche et bien construite qui a tôt fait de passionner ! Très vite les péripéties s'enchaînent aux quatre coins du monde, tant et si bien que le lecteur ne peut finalement plus lâcher ce bouquin et parvient au point final sans avoir vu le temps passer...
Un temps qui défile d'autant plus vite que le lecteur se glisse sans la moindre difficulté dans les pas de nos héros, voyageant avec eux et se régalant de leurs folles pérégrinations tout en apprenant bien des choses sur le monde inconnu de la joaillerie...
Servie par une plume fluide et soignée, un style à la fois vif et élégant, l'histoire n'en est que plus prenante et promet assurément un bon moment de lecture plein d'action et non dénué d'émotions !
En bref, une lecture dépaysante, divertissante et exaltante... Avec une curieuse équipe dont j'attends d'autres aventures avec impatience !

samedi 9 février 2019

Livres et vous ? Livrez-vous... Avec Laurent Loison !


Si j'adapte à mon petit cas le concept de ma chère Cécile Bontonnou qui m'a bien fait rire, selon lequel elle s'avère être un délicieux Kinder (autrement dit brune à l'extérieur mais blonde à l'intérieur), je suis le prototype même du Galak : Blonde à l'extérieur comme à l'intérieur, qui sans cesse repousse ses limites et s'agite en tous sens sans écouter son organisme, lequel lui a pourtant fait la leçon à plus d'une reprise... Et l'assomme donc sans sommation afin qu'elle lui accorde un peu de repos... Avant de la voir repartir de plus belle, pleine de bonnes résolutions... Et littéraires destinations : Noeux les Mines, Bruxelles... Oui, je sais : Du Galak, je vous le dis !
Pas la peine de vouloir ici m'engueuler, je suis un électron libre que rien ni personne ne parvient à raisonner : Aussi laissez-moi plutôt vous retrouver ce samedi pour une nouvelle petite interview que j'aime à partager avec vous ! Toujours ravie de partir à la rencontre de ces auteurs et autres acteurs du monde littéraire, ceci afin de vous dévoiler leurs lectures et le lecteur qui sommeille en chacun d'eux, c'est avec un immense plaisir que j'accueille aujourd'hui un auteur qui ne manque pas d'originalité !
Il faut dire qu'en matière de défis et autres challenges, je crois avoir trouvé mon maître, mais à chacun sa spécialité : Si je m'illustre pour ma part en nombre de salons visités et kilomètres parcourus pour l'occasion, c'est dans l'écriture que lui-même se renouvelle sans cesse pour mieux nous impressionner ! S'étant fait remarquer dès son premier roman avec une "Charade" qui nous a tous bluffés, c'était sans compter sans son "Cyanure" dont le dénouement nous a tous éblouis autant qu'il nous a laissés sur le c** par son innovation !
Seulement l'auteur ne s'est pas arrêté en si bon chemin et c'est avec 14 blogueuses, le Collectif Féministe Contre le Viol et ses "Chimères" qu'il revient aujourd'hui sur le devant la scène pour un thriller de haute volée !
Vous l'avez sans doute reconnu mais il est temps pour moi de le nommer : C'est Laurent Loison bien sûr, et je tiens à le remercier du fond du coeur d'avoir accepté ma petite proposition formulée à demi-mot entre deux signatures et autant de photos à Bloody Fleury !
Trêve de bavardages, je ne vous fais pas languir plus longtemps et vous laisse donc découvrir ses réponses... Bonne lecture !
 
 
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je viens de franchir la barrière des cinquante ans. Oui, je sais, ça ne se voit pas, (rires). Mon épouse et moi avons quatre enfants à nous deux. Inutile de dire que c’est mouvementé ! J’aime la vie, les gens. J’ai eu un parcours professionnel atypique et très éclectique. J’ai vécu dans quatre pays. Tout cela créant sûrement un terreau favorable à l’imagination. 
 
Petit ou grand lecteur ? Quelle place tient la lecture dans ta vie ?
Je suis aujourd’hui malheureux de ne plus avoir le temps de lire comme je le souhaiterais. J’ai beaucoup lu. De tout, mais je dois l’avouer, majoritairement des ouvrages touchant de près ou de loin au polar, au thriller. Que ce soit dans la littérature, la bande dessinée ou le cinéma, je suis irrémédiablement attiré par le genre.  Concernant la place de la lecture, j’ai un petit souci, temporaire je l’espère : je ne peux pas lire quand j’écris. Et depuis quatre ans, j’écris tout le temps. Peut-être est-ce cette peur viscérale d’être influencé ? Le manque de temps aussi. 
 
Quel a été ton premier coup de cœur littéraire ? Et le dernier ?
Mon premier remonte à loin et il s’agit des "Misérables". Oui c’est vieux jeu, mais Victor Hugo a, dans cette épopée, décrit l’intégralité des sentiments humains. Les bons comme les mauvais. Cette grande fresque humaine me touche, m’émeut et cerise sur le gâteau, ne manque pas de suspense, à l’instar d’un bon thriller.  Le dernier est "Le Jour du Chien" de Patrick Bauwen. J’aime son écriture, son style, son humour.  
 
Y-a-t-il un livre, auteur qui t’a poussé à écrire ? Quel a été ton déclic ?
C’est tarte à la crème mais Stephen King est incontestablement celui qui m’a donné l’envie de raconter des histoires. Le maitre absolu du thriller nous a tous transportés et je pense que nous avons tous été influencés par son oeuvre d’une manière ou d’une autre. 
 
Peux-tu nous parler de tes romans, et notamment de ton dernier que tu as choisi de publier de manière indépendante et au format numérique ?
"Chimères", mon petit dernier, est un ouvrage qui touche le cœur des femmes et j’en suis ravi. Après deux opus avec des enquêteurs écorchés au caractère trempé, il me fallait explorer d’autres horizons. J’ai travaillé avec quatorze bloggeuses (tirées au sort car il m’aurait été impossible de choisir !) que j’apprécie énormément ; chacune a donné vie à une victime. Il m’a fallu ensuite intégrer tout cela dans le récit et harmoniser.  Ce fut un exercice challenging.  Le plaisir d’échanger avec elles a été intense et j’avoue qu’elles m’ont surpris par leur ingéniosité. Non pas que j’aie douté d’elles (je n’aurais pas mis leur nom dans l’urne sinon !) mais force est de constater qu’elles se sont vraiment impliquées et ont fait preuve d’une créativité rafraichissante.  Au titre de leur participation, il a été convenu qu’une partie des redevances serait versée à une association de lutte contre les violences faites aux femmes. C’est le cas et un premier versement a déjà été effectué au Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV). J’en suis très fier, c’est une cause qui me tient à cœur. Pourquoi l’ai-je édité moi-même ? Tout simplement car le projet n’a pas convaincu l’éditeur chez lequel j’étais et c’est tout à fait son droit.  Je le regrette, bien évidemment, mais l’accueil du public est là et c’est ce qui compte pour moi.  
 
Quel livre aurais-tu rêvé d’écrire ?
"It" du King. Le concept de "Ça" est si brillant qu’il me paraît impossible de faire mieux. Ce n’est que mon opinion, bien entendu. 
 
Si tu devais compare ta vie à un roman, lequel serait-ce ? 
Sans forfanterie, ma vie est un roman. J’ai eu la chance de pouvoir faire tant de choses différentes, rencontrer tant de gens incroyables, avoir trouvé un amour intense. Je confirme, ma vie est un roman ! ^^ 
 
Quel est ton livre de chevet ? Celui qui cale ta bibliothèque ? Ta lecture en cours ?
Ma lecture en cours est un manuscrit de Julie Perry. Je vais te faire rire mais il s’agit d’un ouvrage de new romance. Julie m’a demandé mon avis et c’est avec grand plaisir que je me suis amusé à découvrir le genre. Car même s’il est décrié, il permet d’amener une quantité considérable de personnes à la lecture, et ce n’est pas rien. Et puis des bons et des mauvais livres, il y en a dans chaque catégorie, qu’elle soit prisée ou non. Mon livre de chevet est le dernier Chattam : et il me résiste un peu en ce moment car mes journées sont longues et mes yeux se ferment un peu trop vite. (Rires) 
 
As-tu déjà une idée pour ton prochain roman ?
Le prochain, "Coupable ?", est pratiquement finalisé, il le sera totalement d’ici dix jours max. Je travaille d’ores et déjà sur un autre concept. Un quatre mains avec une méthode originale. Je me fais plaisir et c’est l’essentiel ! 
 
Un petit mot pour la fin ?
Un immense merci à toi, Aurélie, pour ton courage, ta passion, ton énergie et ce sourire que tu véhicules aux quatre coins de la France pour partager ton amour des livres. Si tu n’existais pas, il…
 
 
Voilà donc quel lecteur se cache ce formidable auteur dont les derniers mots me vont droit au coeur ! Mon courage, ma passion et mon énergie ne sont rien comparés à ton talent, ton imagination et ton originalité : Surtout ne viens jamais à changer ! Et un immense merci à toi surtout, pour avoir pris le temps de te prêter au jeu de mes petites questions indiscrètes ! Quant à vous chers lecteurs, il est temps de vous y mettre si ce n'est pas encore fait ! "Charade", "Cyanure" et "Chimères" n'attendent plus que vous pour vous embarquer dans leurs intrigues des plus machiavéliques ! Mes chroniques vous attendent par ICI pour plus d'infos... Belles lectures mes amis !

Chroniques 2019 \ Chimères de Laurent Loison


Mais jusqu'où iront son talent et son imagination ? "Chimères" de Laurent Loison, disponible en version numérique sur Kobo et Kindle.
 
Le pitch : Sordide affaire que celle qui accueille Justine, la jeune recrue du quotidien "Les Nouvelles" : Plusieurs femmes ont en effet été retrouvées torturées, violées, abandonnées en forêt... Des crimes dont la violence ne cesse de croître et les victimes d'augmenter... Mais la demoiselle n'est pas du genre à se laisser impressionner : Aussi va-t-elle mener l'enquête aux côtés de son collègue Jérémy...
 
Ne vous fiez pas à l'évidente bonhomie de l'auteur, encore moins à l'apparente simplicité de mon résumé : Laurent Loison est dangereux, sa plume redoutable, son intrigue implacable... Alors même qu'une lectrice avertie ne vaut deux, je ne me suis pas méfiée de l'énergumène dont je connais pourtant le machiavélisme et l'originalité... Et suis une troisième fois tombée dans ses littéraires filets sans pouvoir en réchapper...
 
Pourtant le pari n'était pas gagné : Fort d'un double succès au format papier, le voilà qui revient sous un format exclusivement numérique pas toujours des plus confortables, et en compagnie de 14 blogueuses pour autant de victimes dont il fallait dresser le portrait... Autant de complications qui laissent à craindre un thriller brouillon...
Seulement Laurent Loison est passé maître dans l'art de l'innovation pour nous livrer un thriller de haute volée, étonnant dans sa narration, détonant dans sa construction, particulièrement sombre mais surtout rondement mené, dans lequel on n'a pas le temps de s'ennuyer.
Sans trop vous en dévoiler, le lecteur a tôt fait de se sentir concerné pour se laisser embarquer au coeur même de ce récit afin d'y prendre activement part sans voyeurisme, et ainsi mener l'enquête aux côtés de nos journalistes, personnages bien campés auxquels il va rapidement s'attacher et avec lesquels il va tenter d'assembler les pièces de ce sombre puzzle dont il ne connaît point le dessin ni le dessein... Avant qu'ils ne lui soient dévoilés au terme d'un suspense infernal...
Malgré l'absence d'une maison d'édition pour l'épauler, on retrouve avec plaisir cette plume nerveuse, efficace et addictive, ce style fluide, vif et dynamique pour un excellent moment de lecture dont on ressort sans avoir vu le temps passer...
 
En bref, c'est un tiercé gagnant pour cet auteur dont l'imagination ne cesse de m'impressionner : Avec option générosité s'il vous plaît puisque à chaque vente, 0,50€ sont reversés au Collectif Féministe Contre le Viol : il me fallait vous en parler !

mercredi 6 février 2019

Bouquinist Park \ Du côté de chez Franck : Evariste de François-Henri Désérable

Si mon coeur et mon âme de lectrice passionnée se portent à merveille, mon organisme en lui-même éprouve quelques difficultés à se remettre de son week-end délicieusement littéraire mais outrageusement chargé... J'espère que ces petites difficultés seront vite oubliées mais dans l'attente je me vois une fois encore contrainte et forcée de ralentir le rythme et revoir mes prétentions blogulaires à la baisse, car les journées ne font décidément pas plus de 24 heures tandis que mon horloge personnelle affiche bel et bien ses trente années...
Alors on se repose et on bouquine... Mais on ne bouquine pas seul, ce serait un crime ! Parce que c'est tellement plus sympa de partager ses lectures et alourdir sa PAL, j'ai embrigadé quatre mordus parmi les plus proches de mon entourage à prendre part à ma folle aventure livresque ! C'est ainsi que ma meilleure amie Laura, mon compagnon Franck, ma Maman Roseline et ma chère collègue Françoise ont accepté de mettre leurs propres lectures au service de mon blog  pour vous offrir un choix de bouquins plus large encore, car la passion ne connaît aucune limite !
C'est aujourd'hui au tour de Franck de se prêter à l'exercice, et il a choisi de vous parler d'un livre qui figure depuis quelques temps déjà dans notre PAL : "Evariste" de François-Henri Désérable, paru aux éditions Gallimard et depuis disponible au format poche chez Folio !  


Ce que dit la quatrième de couverture...
"À quinze ans, Évariste Galois découvre les mathématiques ; à dix-huit, il les révolutionne ; à vingt, il meurt en duel. Il a connu Raspail, Nerval, Dumas, Cauchy, les Trois Glorieuses et la prison, le miracle de la dernière nuit, l'amour et la mort à l'aube, sur le pré. C'est cette vie fulgurante, cette vie qui fut un crescendo tourmenté, au rythme marqué par le tambour de passions frénétiques, qui nous est ici racontée. Avec le talent et l’audace qu’on lui connaît, François-Henri Désérable retrace l’étonnant parcours du «Rimbaud des mathématiques»."

Franck a aimé... Oui, mais pourquoi ?
Mais pour de nombreuses raisons, quelle question !
Il faut tout d'abord préciser que, cet auteur, nous l'avons déjà rencontré, et à plusieurs reprises s'il vous plaît ! En 2017 en effet, nous l'écoutions parler de sa dernière parution intitulé "Un certain M. Piekielny" à la librairie Martelle... Je le retrouvais quelques temps plus tard à la Foire du Livre de Brive pour me procurer "Evariste"... Nous le rencontrions une dernière fois enfin, en juin 2018 à l'occasion du charmant petit Salon du Livre organisé à Senlis sur lequel nous nous faisions dédicacer le petit dernier de notre collection, lequel était titré "Tu montreras ma tête au peuple"...
C'est finalement sur "Evariste" que Franck a jeté son dévolu en premier, curieux de découvrir qui fut ce génie des maths mort prématurément en duel à 20 ans, pour des motifs incertains... Et l'enthousiasme n'a pas tardé ! Franck en effet fut emballé par cette lecture, dont il souligne plusieurs points...
Il a tout d'abord apprécié la magnifique langue employée par l'auteur, judicieusement travailler pour osciller entre préciosité et crudité des mots employés... Une langue suffisamment bien employée en outre pour nous offrir un récit mené à bride abattue, à l'image de cette vie fougueuse et trépidante qu'a mené Evariste Galois, dont la personnalité est particulièrement intéressante : Celle d'un génie indiscipliné, qui épousa les idéaux républicains et révolutionnaires de son temps, en participant notamment aux manifestations des Trois Glorieuses, dont la rigoureuse pensée contraste à jamais avec la fougue de sa jeunesse, celui-ci ne craignant pas d'être emprisonné pour défendre sa liberté...

Résumons-nous pour finir...
A coup sûr vous l'aurez compris, Franck a beaucoup aimé ce livre qu'il n'a pas hésité à qualifier d'enchanteur, dans lequel François-Henri Désérable livre d'une plume magnifique un vibrant hommage à Evariste Galois, et plus largement à tous ces génies souvent incompris mais tellement admirables...
Libre à vous désormais de découvrir cet auteur, avec ce titre ou l'un des deux autres cités plus haut dans cet article ! Nul doute que ces derniers vous attendent dans toutes les bonnes librairies ! On vous en souhaite une bonne lecture, en attendant votre retour bien sûr !