samedi 8 décembre 2018

Livres et vous ? Livrez-vous... Avec l'auteure Gaëlle Perrin-Guillet !

Croyez-vous mes amis que je sois plus coriace que mon PC ? Le voilà en effet à la traîne depuis quelques jours... Moment de fatigue informatique ou mouvement de grève numérique ? Je ne saurais trop vous dire... Toujours est-il qu'il fait de la rétention de publication pour mon plus grand déplaisir... Mais revenons-en à nos articles et croisons les doigts pour que ce samedi puisse voir mon cher ordinateur revenir à de plus littéraires occupations... 
Car c'est aujourd'hui la sacrosainte journée de mes petites interviews chéries, celles pour lesquelles je pars à la rencontre de ces auteurs et autres acteurs essentiels au monde littéraire, ceci afin de découvrir leurs lectures et le lecteur qui sommeille en chacun d'eux... Et tandis que mon grand concours du Trenteniversaire bat son plein jusqu'à Noël, l'évidence même voulait que je vous présente précisément ces auteurs qui ont su marquer mon année par leur plume, que j'ai su découvrir ou retrouver avec une immense joie...
Je ne connaissais pas du tout l'auteure avant de la remarquer sur les réseaux sociaux grâce à la charmante et passionnée Mélie Wolff, du blog "The Love Book"... C'est donc avec plaisir et curiosité que je la rencontrais au Salon du Livre de Nemours en janvier dernier, pour repartir munie d'un exemplaire dédicacé des premières aventures de Henry Wilkes et Billy Bennett sous le titre "Soul of London"... Un titre récompensé le mois suivant au Salon du Livre "Les Mines Noires", dans lequel je me suis rapidement plongée pour en ressortir conquise et époustouflée... Mais dont j'attendais une suite à n'en point douter...
Une suite que j'ai enfin vue débarquer en librairie le 22 août dernier, sous le titre "Les fantômes du passé"... Si depuis j'ai égaré mon exemplaire entre la plage de Soulac et mon domicile moins ensoleillé, je me le suis de nouveau procuré, directement auprès de l'auteure, que j'ai pu retrouver à "Toulouse Polars du Sud" puis au "Festival Sans Nom" de Mulhouse et enfin au Salon "Sang d'Encre" à Vienne... Oui, entre Gaëlle Perrin-Guillet et moi, c'est un joli Tour de France des Salons et une belle histoire d'amour littéraire au kilomètre ! ^^
C'est sans surprise en effet que j'ai adoré les nouvelles aventures de ce curieux duo auquel je me suis tant attachée... Aussi était-ce évident pour moi, non seulement de vous en offrir à mon tour la découverte via mon grand concours de fin d'année, mais aussi de vous la présenter autrement, en lui proposant de se prêter au jeu de mes petites questions indiscrètes, ce qu'elle a fait en dépit d'un emploi du temps chargé et de microbes bodybuildés : Qu'elle en soit chaleureusement (et antibiotiquement !) remerciée !
Trêve de bavardages, je ne vous fais pas languir plus longtemps et vous laisse donc découvrir ses réponses... Bonne lecture ! 


Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour Aurélie. Me présenter est toujours un calvaire, je vais donc faire court : je suis secrétaire de mairie le jour, auteur de romans le soir venu. J’ai commencé ma carrière il y a maintenant huit ans en autoédition, avant de passer dans la cour des grands en 2013.

Petite ou grande lectrice ? Quelle place tient la lecture dans ta vie ?
Très grande lectrice. Je ne peux pas passer une journée sans ouvrir un livre. La lecture est une source d’inspiration ainsi qu’un moyen de m’évader des tracas du quotidien. Je dois avoir plus de 700 livres à la maison, sans compter ma PAL qui grandit chaque jour un peu plus...
Quel a été ton premier coup de coeur littéraire ? Et le dernier ?
Mon premier coup de coeur littéraire a été "La cicatrice" de Bruce Lowery. J’avais 15
ans, je n’aimais pas lire et ma professeur de français m’a collé ce bouquin dans les
mains. Depuis je l’ai relu 20 fois, offert autant de fois.
Le dernier coup de coeur littéraire est aussi un coup de coeur humain. Deux, devrais-je dire. Il s’agit de Michel Moatti et de Jérôme Loubry. Deux styles radicalement différents, deux hommes opposés. Mais des plumes extraordinaires, qui racontent des histoires qui prennent aux tripes, et dont on ressort grandi ou groggy aussi. Lisez-les ! Il y a urgence à les découvrir, si ce n’est pas déjà fait.

Y a-t-il un livre/auteur qui t'a poussée à écrire ? Quel a été ton déclic ?
Ce n’est pas un auteur ou un livre, mais toujours cette fameuse professeur de français. Elle avait une façon d’enseigner cette matière avec passion et humanité. Un exemple : au lieu de nous donner des fiches de lecture à faire - Vous savez : le résumé, les personnages... Le truc fastidieux au possible -, elle nous fournissait le premier chapitre d’un roman et nous faisait écrire le suivant. C’est à ce moment que j’ai pris conscience que chaque lecteur était différent, que les mots ne parlaient pas
à chacun de la même façon, puisque aucun des élèves ne rendaient jamais la même copie ! Ça m’a donné envie d’essayer à mon tour de jouer avec ces mots. Et de tourmenter le lecteur pour qu’il ne devine pas la suite de mes écrits !

Peux-tu nous présenter ta bibliographie, et notamment ton dernier roman paru en août dernier ?
J’ai donc commencé en autoédition avant que le second soit repris par Nouvelles plumes en 2013. Il s’intitulait : "Au fil des morts". J’ai ensuite publié pas mal de nouvelles dans des recueils collectifs avant de revenir aux romans. "Haut le Chœur", publié en 2013 et qui sera réédité en 2019 aux éditions Taurnada, un roman jeunesse "La nuit du chat noir" ( éditions Rouge Safran), un album illustré (par Coraly Jonckers) "Lili et la petite souris", avant de commencer ma série victorienne avec "Soul of London" en 2014 et "Les fantômes du Passé" en août 2018. Ces deux derniers livres m’ont permis d’explorer une autre dimension du roman policier, en les plaçant sur une époque riche au point de vue économique, social et religieux. J’ai beaucoup appris en me documentant et j’ai tenté de faire revivre ces années-là dans mes livres.

Quel livre aurais-tu rêvé d'écrire ?
"Dracula" de Bram Stocker.

Si tu devais comparer ta vie à un roman, lequel serait-ce ?
Je n’ai pas eu l’occasion de lire quelque chose s’en rapprochant. Et tant mieux, j’ai
une vie très ennuyeuse ! ^^

Quel est ton livre de chevet ? Celui qui cale ta bibliothèque ? Ta lecture en cours ?
Mon livre de chevet : toujours le même, "La Cicatrice" de Bruce Lowery. Mais j’en ai d’autres, comme des "Fleurs pour Algernon" de Daniel Keyes ou "L’adieu à la femme sauvage" de Henri Coulonges.
Ma lecture en cours : "Sème la mort" de Laurent Malot.
As-tu déjà une idée pour ton prochain roman ?
Tout à fait ! Il est même en cours. Mes personnages me manquaient, je n’ai pas eu le coeur à laisser partir. Ils reviendront donc dans une troisième aventure !
Un petit mot pour la fin ?
Merci à toi, Aurélie, de m’avoir accordé du temps. Et merci aux lecteurs qui me suivent encore et toujours. Sans eux, je ne serais rien.
Voilà donc la lectrice qui se cache derrière cette auteure aussi talentueuse qu'adorable, dont je suis fière et heureuse d'avoir découvert la plume cette année, et qui me compte parmi ses plus grandes fans désormais ! Je la remercie du fond du coeur, non seulement d'avoir pu répondre à mes questions en dépit de ses nombreuses contraintes, mais aussi pour son magnifique sourire et son extrême gentillesse à chacun de nos échanges, à chacune de nos rencontres ! Il me tarde de pouvoir la retrouver dès l'année prochaine sur un prochain salon... Et une nouvelle parution ! En attendant, je vous invite à la découvrir à votre tour si ce n'est pas encore fait, en vous procurant ses livres dans toutes les bonnes librairies ! Pour plus de renseignements, mes chroniques vous attendent par ICI... Belles lectures mes amis !

jeudi 6 décembre 2018

Il était un Indé... Et c'est Luca Tahtieazym !

Sacré nom de dieu mes amis, je crois bien que je me suis pris les pieds dans le tapis ! Un tapis roulant, volant même, à toute vitesse jusqu'à une fin d'année qui va prochainement me tomber sur le coin du nez avant même que je ne l'ai vue arriver... Vous l'avez compris mes amis, je ne vois clairement plus le temps passer, les journées ne sont plus assez longues tandis que les nuits sont désormais trop courtes pour réussir à faire tout ce que je voudrais...
Seulement c'est mal me connaître que de penser me voir si facilement renoncer... Surtout quand il s'agit de vous parler des auteurs autoédités ! Ces auteurs qui n'ont pas la chance d'être entourés des bons et précieux services d'une maison d'édition, et qui font tout par eux-mêmes, y compris leur promotion... Ces auteurs pour lesquels j'ai donc ouvert cette petite rubrique à la rentrée, me permettant ainsi de les mettre en lumière selon mes souhaits !
Et j'ai aujourd'hui le plaisir d'accueillir un auteur qui m'a fait confiance par deux fois déjà... Lauréat du concours des Plumes Francophones 2017 pour son roman "Versus", depuis lors reparu dans une nouvelle édition, celui-ci m'a offert le privilège de découvrir ses deux sorties de l'année - "La Forêt" et "Hier encore" en avant première, me permettant ainsi de découvrir sa plume et plonger dans les sombres méandres de son imagination...
Il me paraissait donc inconcevable de ne pas vous le présenter avant cette fin d'année... Et c'est avec un immense plaisir que je l'ai vu accepter de se prêter au jeu de mes petites questions indiscrètes cette semaine ! Il est temps à présent de laisser la parole à Luca Tahtieazym, que je remercie pour sa gentillesse et sa disponibilité ! Alors trêve de bavardages, je ne vous fais pas languir plus longtemps et vous laisse rencontrer cet auteur : Bonne lecture !
  


Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Luca Tahtieazym, 41 ans. Je vis dans l’Ouest de la France.
Je suis l’auteur de neuf romans à date, qui vont du conte philosophique au thriller en passant par le polar pur et dur. J’ai eu la chance de remporter en 2017 les Plumes Francophones organisées par Amazon (Prix des lecteurs) avec mon roman "Versus".

 
D’où t’es venue l’envie d’écrire ?
Tout gamin, j’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont donné le goût de la lecture, comme ça, sans me forcer. Des épopées de Jack London à l’imagination de Jules Verne en passant par les aventures de Bob Morane, je me suis retrouvé le nez dans des bouquins au moment où ceux de mon âge se plantaient devant des téléviseurs.
Un peu plus tard, l’envie m’est venue d’écrire mes propres histoires. Je n’étais qu’un adolescent rêveur et, à une époque où les ordinateurs n’étaient pas encore là, j’ai passé des centaines d’heures à écrire des histoires plutôt fantastiques sur une vieille machine à écrire Olympia, puis sur un traitement de texte.

 
Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Très nombreuses. Trop nombreuses.
Quand j’étais très jeune (à présent je suis "juste" jeune), Henri Vernes et Frédéric Dard ont été les deux auteurs à qui j’ai voué une admiration et une fidélité sans commune mesure.
Ensuite, Steinbeck, Ellroy, Merle, Hugo, Dumas, Auster, Follett, Westlake et quelques dizaines d’autres génies sont venus me caresser l’imagination. Je m’efforce de raconter mes histoires avec mon propre style mais, forcément, même si c’est psychosomatique, les fantômes de ces auteurs incroyables sont là, au-dessus de mes épaules, sans que je le réalise vraiment.

 
Peux-tu nous parler de tes romans et notamment ton dernier ?
J’écris dans tous les styles, dans tous les genres, mais j’ai un penchant pour les romans noirs et pour le suspens.
Comme beaucoup, je n’aime pas trop les étiquettes. Je pense qu’il peut y avoir de la romance dans des thrillers, du suspens dans des romans historiques, des baisers dans les polars et des morts dans les romans humoristiques.
Je me répands dans un genre dans lequel, d’après les experts, on ne peut se montrer "littéraire". Je ne suis pas d’accord. On peut raconter des thrillers à l’imparfait du subjonctif et utiliser un registre soutenu quelle que soit la catégorie attribuée au bouquin en question.
Mon dernier roman, "Hier encore", a été rebaptisé ainsi suite au décès d’Aznavour. L’histoire se déroule en deux temps. En 1958, trois gamins – un petit garçon de 8 ans, la sœur de celui-ci et le meilleur ami de cette dernière – décident de fuguer pour échapper à la violence paternelle. Leur odyssée les fera traverser une France rurale dans laquelle seule leur solidarité leur permettra de ne pas renoncer.
Vingt ans plus tard, le père des deux enfants fait appel à un détective privé pour qu’il découvre si celui ou celle qui attente à sa vie est bien sa fille, comme il le pense.
Compliqué d’en dire plus sans dévoiler une partie de l’intrigue. Il y a de l’aventure, du suspens et, je l’espère, beaucoup d’émotion.

 
Pourquoi t’être lancé dans l’autoédition ?
Au milieu des années 90, j’ai écrit plusieurs romans que j’ai envoyés à des maisons d’édition. À l’époque, le parcours du petit écrivain en herbe était bien plus complexe et onéreux qu’aujourd’hui. Pas d’ordinateur et d’imprimante. J’écrivais sur une machine à écrire, puis j’allais photocopier mes manuscrits dans la presse de mon quartier.
Je n’ai eu aucune réponse des éditeurs, si ce n’est la lettre type me disant que, si on ne revenait pas vers moi d’ici douze mois, c’est que mon projet était refusé.
J’ai continué d’écrire, mais pour moi uniquement, sans montrer à personne le résultat. J’aimais écrire même si, sans audience, on a parfois du mal à mettre du sens dans cette pratique.
Fin 2015, j’entends parler de l’autoédition. En clair, à partir d’un simple fichier word, n’importe qui peut mettre en forme son texte et le proposer au public via les sites dédiés, soit en numérique, soit en papier grâce à l’impression à la demande.
J’étais encore écœuré de n’avoir pas été repéré par des maisons d’édition – même si je ne faisais rien pour depuis presque 20 ans – et je me suis dit que je n’avais rien à perdre. Le bouche à oreille à fait le reste…

 
Aux lecteurs réfractaires à l’autoédition, que dirais-tu pour les convaincre de te lire ?
Déjà, je peux comprendre leur réaction. J’ai lu bon nombre de romans autoédités imbuvables. Je ne parle pas ici de goût, ça n’a rien à voir, mais de textes truffés de fautes d’orthographe, à la mise en page douteuse, sans queue ni tête. Le souci, c’est qu’au milieu de tout ça, il y a des gens qui prennent le temps de travailler pour présenter un résultat pro, qui respectent ceux qui vont acheter et lire leur roman.
Que dire pour convaincre que tous les romans autoédités ne sont pas des textes refusés par des maisons d’édition ou des poncifs bourrés de fautes… Déjà, il y a sur Amazon la possibilité de lire en ligne quelques pages : cela permet de se faire une idée. On repère très vite les bouses ainsi. Il faut aussi savoir qu’un éditeur peut recevoir jusqu’à 5000 manuscrits par an pour n’en publier au final que 50. Et le 51ème dans tout ça ? Est-ce qu’il est mauvais parce que le quota était atteint ?
Après, quand vous avez trouvé un roman qui pourrait vous plaire, tentez… Et vous verrez. L’un des avantages de l’autoédition, c’est que nous ne sommes soumis à aucun impératif financier. Si ça marche, tant mieux, si ça ne fonctionne pas, tant pis ; il n’y a pas d’investissement à l’origine qui nécessite de plaire à tout prix. Du coup, vous pouvez trouver avec l’autoédition des textes originaux, qui sortent des sentiers battus, avec une démarche artistique qui n’est pas freinée par le besoin de rentabilité.
Si je veux faire mourir mon héros au tiers du roman, je le fais, aucun éditeur ne me dira que c’est une mauvaise idée car ça va perturber une partie des lecteurs. Perturber une partie des lecteurs ? Et alors ? Et l’autre partie ? Celle qui veut être bougée dans ses habitudes ? Celle qui veut frémir ou se poser des questions ? L’autoédition, si l’on s’attarde sur l'écriture en tant qu’art, c’est la liberté d’oser, de se défaire des contraintes et des carcans.

D’autres projets littéraires sont-ils en préparation ?
Toujours. Chaque fois que j’achève un texte, je lance d’autres projets. Actuellement, je travaille sur trois manuscrits. Peu à peu, l’un d’eux prendra naturellement le pas sur les autres. J’ai également sous le coude un gros chantier qui me tient à cœur. Il s’agit d’une trilogie sur un thème que j’avais déjà abordé au début des années 2000. Mais c’est assez conséquent et je ne sais pas encore si j’en viendrai à bout.
 
Un petit mot pour la fin ?
J’ai trop d’idées et pas assez d’une vie pour toutes les coucher sur le papier…


C'est sur cette belle conclusion que l'interview s'achève mes chers amis... Si je suis vraiment heureuse et ravie d'avoir pu vous présenter Luca Tahtieazym, que je remercie d'ailleurs pour avoir pris le temps de relever ce défi, j'espère surtout vous avoir donné l'envie de le découvrir : il y en a pour tous les genres et tous les goûts... Impossible pour vous de ne pas céder à cette littéraire tentation ! Alors tentez, lisez... Et donnez m'en des nouvelles ! Vous retrouvez toute sa bibliographie par ICI et, pour plus d'informations, vous pourrez toujours retrouver mes chroniques le concernant par ICI... Belles lectures à tous !

Chroniques 2018 \ Hier encore de Luca Tahtieazym


Trois gamins, un chien et une soif de liberté pour seul chemin : "Hier encore" de Luca Tahtieazym, disponible sur Amazon.
 
Le pitch : Malmenés par leur père, ignorés par leur mère, la vie d'Elise et Simon a tout de l'enfer... La brimade de trop leur donne le courage de s'enfuir en compagnie du jeune Romain, avec quelques affaires mais surtout beaucoup d'espoirs dans leurs bagages... Des espoirs vite mis à mal tandis que s'ouvre à eux le chemin de la liberté... Mais aussi des autres et de l'adversité, ce qui va marquer leur vie à jamais...
 
De cet auteur je n'avais lu que "La forêt", son petit dernier qui m'avait alors fait beaucoup d'effet.... C'est donc avec plaisir que j'ai vu l'auteur me recontacter pour me parler de son nouveau bébé et m'en proposer la lecture en avant-première... Une proposition que j'ai acceptée avec grand plaisir, même si je n'ai pas pu me plonger dans cette lecture aussi tôt que je l'aurais souhaité...
 
Une lecture très différente mais toujours aussi prenante...  C'est en effet sans trop m'attarder sur le résumé que je me suis laissée embarquer dans cette nouvelle aventure en compagnie de ces jeunes gens que la vie n'a décidément pas gâté. La violence imprégnant leur vie jusque dans la plus infime de ses fibres, leur fuite paraît légitime... Mais était-ce la seule solution possible ? Etait-ce seulement la plus raisonnable quand on n'est armé que de son innocence et sa confiance en des jours meilleurs ?
C'est pourtant sans jamais douter d'eux qu'on va suivre leur périple, ce parcours semé d'embûches et de rencontres plus ou moins heureuses, ces nombreuses épreuves qu'ils traversent avec beaucoup de force et de courage. Mais c'est surtout parce qu'ils se vouent une confiance aveugle que ce même sentiment nous gagne et nous les rend immédiatement attachants et sympathiques...
Alors on plonge sans hésiter dans ce récit judicieusement découpé en plusieurs parties et très bien construit, rythmé au fil des pages et des années, servi par une plume toujours aussi fluide et saisissante, ce style soigné et entraînant...
 
En bref, un récit plein de suspense et d'émotions pour un moment de lecture original et captivant...

lundi 3 décembre 2018

Bilan de novembre et lancement de décembre... C'est le jour du Club de Lecture Virtuel !

 
Le temps court décidément plus vite que moi, c'est officiel ! En effet je suis encore en retard ce mois-ci... Mais peut-on seulement être en avance quand on vient de prendre une année et franchir le cap d'une nouvelle décennie ? Non, c'est évident... Mais on peut aussi croquer la vie à pleines dents, relever des défis, se dépasser soi-même... Car finalement le plus fou ne serait-il pas celui qui n'a jamais tenté ?
Alors je tente tout un tas de choses avec la meilleure volonté possible... Oui je tente et m'en contente, car il faut savoir se satisfaire de peu de choses pour être toujours ravi... Et exploser de joie quand on vient à réussir ! Ce fut ainsi le cas pour mon premier Marathon, que j'ai fièrement terminé le 25 novembre dernier... Et c'est toujours d'actualité pour ce petit Club de lecture Virtuel, ouvert depuis déjà trois mois et auquel je me suis tant attachée !
Une troisième édition légèrement plus timide que ses deux aînées... Non pas par désintérêt mais là encore par manque de temps... Novembre ne nous a décidément pas épargnés ! Pour autant nous faisons face et conservons belle figure, je vous l'assure ! Si nous étions douze participants pour faire de novembre un joli mois littéraire, neuf ont réussi à affronter la grisaille, esquiver les trombes d'eau et résister aux bourrasques automnales pour franchir la ligne d'arrivée littéraire ! Je vais donc les laisser vous parler de leurs lectures aux couleurs de l'automne : C'est parti les amis !
  • Le Club connaît des membres particulièrement fidèles et assidus, parmi lesquels ma amie Marie-Julie, lectrice passionnée et blogueuse émérite ! Non contente de trouver un livre dont la couverture correspond au thème, celle-ci s'est même fendu d'un titre raccord pour parfaire le tout avec "Brouillard d'automne" de Lionel Noël, paru aux format poche aux éditions Alire le 22 novembre dernier...
 
Quatrième de couverture...
Septembre 1944. Dans le giron de l'armée américaine qui libère la Belgique, Gabriel Saint-Onge, un correspondant de guerre montréalais, découvre progressivement l'horreur de la guerre.
 Son chemin croise plusieurs protagonistes, Norma, une artiste peintre, Egan O'Shea, un agent de l'OSS en charge d'organiser plusieurs réseaux de résistance locaux, ou encore Max Mulligan, un officier mandaté par le Pentagone pour recruter d'anciens nazis.
 Le dénouement de cette intrigue trouvera son apothéose dramatique dans l'ultime offensive allemande dans les Ardennes. Le 16 décembre 1944, Adolf Hitler lance l'Opération Brouillard d'automne...

Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Je me rappelle être tombée par hasard sur ce livre à la Foire du livre de Bruxelles. J’étais sur le stand des éditions Alire pour étoffer ma collection de romans de Patrick Sénécal et j’ai vu celui-ci : un auteur belge parti au Québec, un roman sur la Seconde Guerre Mondiale se déroulant dans les Ardennes. C’était pour moi !
 
Qu’avez-vous pensé de votre lecture ?
Voici un vrai roman de guerre et d’espionnage aux accents belge et québécois ! L’auteur se concentre ici sur l’épisode terrible de la Bataille des Ardennes en décembre 1944 à travers le destin de nombreux personnages dont une peintre, un correspondant de guerre montréalais ou encore un agent de l’OSS. D’ailleurs, cette pléthore de personnages m’a un peu perdue au début et il faut le temps que l’intrigue s’installe pour comprendre les intentions de chacun. En outre, il faut aimer les romans de guerre car l’auteur détaille de nombreuses manœuvres militaires. Le tout se déroule dans les Ardennes belges et j’ai aimé retrouver des endroits que je connaissais, les noms de villes dans lesquelles je me suis déjà rendue. Cela a renforcé mon immersion dans l’histoire. Il s’agit tout de même d’un pavé de 600 pages et même si l’histoire est passionnante, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir quelques longueurs durant ma lecture...


  • Autre grande habituée de ce Club de Lecture, c'est ma chère Lolo, lectrice redoutable et blogueuse de talent, qui a décidé ce mois-ci de choisir le gris pour couleur automnale et nous parle donc aujourd'hui du tant attendu "Sinestra" d'Armelle Carbonel, paru chez Ring le 08 novembre dernier...
 
Quatrième de couverture...
Suisse. 1942. Le Val Sinestra, refuge isolé au cœur de la vallée des Grisons entouré de monumentales montagnes, accueille un convoi de réfugiés fuyant les horreurs de la guerre. Des mères brisées au bras de leur progéniture, des orphelins meurtris et atteints de désordres psychiques. Mais là où ils croyaient avoir trouvé la paix, les résidents vont réaliser que le mal a franchi la frontière avec eux. 
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
J'ai choisi ce livre car la couverture me semblait tout à fait adaptée à ton thème automnal de ce mois. Pourquoi avoir aussi eu envie de le lire ? Tout d'abord car l'auteur est Armelle Carbonel. Je la connais un peu depuis notre rencontre dans le centre culturel d'un supermarché pour "Criminal Loft" et, ce jour-là, j'ai eu la chance d'échanger énormément avec elle. Retrouvée ensuite dans différents salons, ce sont toujours quelques mots sympathiques échangés. J'ai toujours hâte de la découvrir car elle pousse très loin la noirceur dans ses livres et c'est ce que j'aime énormément même si, contrairement à beaucoup de lecteurs, son second titre "Majestic murder" n'a pas emporté mon adhésion. J'ai d'ailleurs eu une discussion avec Armelle à ce sujet.
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
J'ai vraiment eu un gros coup de cœur pour "Sinestra". Un sujet complexe, de par sa période (1942), mais surtout la noirceur de cet endroit, bien sûr "sinistre", et les personnages abjects qui gèrent cet établissement perdu au cœur de la forêt. Cela touche des femmes, des enfants, et c'est toujours un sujet sensible, qui porte au cœur, aux tripes, et qui révolte. Armelle touche le lecteur là ou cela fait mal et, dès les premières pages, cette impression d'intégrer un endroit immonde ne m'a plus quittée jusqu'à la fin. Une lecture comme je les aime, et nul doute qu'Armelle a frappé encore plus fort quand dans ses précédents romans.
  • Grise aussi fut la couleur retenue par ma chère June, fidèle lectrice de mon petit Club de Lecture faisant toujours montre d'originalité... A l'instar de ce jour, puisqu'elle a cette fois-ci enrôlé son amie Pascale pour une lecture commune parmi nous avec "Les Outrepasseurs, Tome 1 - Les Héritiers" de Cindy Van Wilder, paru aux éditions GulfStream en 2014...
 
Quatrième de couverture...
Peter, un adolescent sans histoires, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l'attaque le visait personnellement et qu'elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d'un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d'une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout.
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
- Pascale : June m’a proposé ce titre en lecture commune et je l’ai suivie, d’une part parce que la couverture me rappelle effectivement l’automne (ce qui est quand même mieux pour le thème) et d’autre part parce que le livre me faisait de l’œil sur la toile depuis un moment déjà.
J’avais aperçu la couverture à la librairie et j'ai vu passer pas mal d’avis sur les blogs, tantôt bons, tantôt mauvais. Le début de l’histoire qui me paraissait un peu classique me freinait jusque-là, mais le thème du mois et la proposition de June m’ont donc donné une bonne occasion pour me lancer. Et je n’ai pas été déçue !
- June : Il était dans ma PAL depuis quelques mois déjà mais, sans expliquer pourquoi, je n'arrivais pas à me lancer. Ce club de lecture en a été l'occasion, puisque je trouvais que la couverture se prêtait vraiment au thème automnal : les dorures, les couleurs, le paysage... Et j'ai vu qu'il y avait un renard dans l'histoire, qui est pour moi l'animal ultime de l'automne ! En découvrant le thème du mois, j'ai donc pensé directement à ce roman et me suis empressée d'en parler à mon amie binôme !
 
Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
- Pascale : L’auteure démarre fort et ne lâche le lecteur qu’à la toute dernière phrase de la toute dernière page. Malgré quelques passages un peu attendus en début de livre, l’histoire est originale (j'ai beaucoup aimé l’utilisation des fées comme anti-héros) et l’écriture efficace. L’intrigue se déroule en partie au Moyen-âge, période que j’affectionne particulièrement, propice à une ambiance fantastique très brume et châtiments. L’écriture est efficace, froide et tranchante, ce qui est un peu inconfortable à lire parfois, mais toujours justifié car sert le récit et renforce l’ambiance hostile et malveillante. Les sauts dans le temps  sont bien amenés et relancent l’intrigue en permanence. Je n’ai pu m’identifier à aucun des personnages et ne me suis pas particulièrement attachée à eux, ce sera mon bémol (qui est très personnel) puisque j’aime bien m’attacher aux personnages. Je suis tout de même restée scotchée au livre et m’en vais de ce pas acquérir la suite !
- June : Que du bien ! J'ai aimé découvrir cette communauté des Outrepasseurs à travers deux époques. Je me suis particulièrement attachée à Arnaut et Peter ! J'ai d'ailleurs très envie de découvrir la suite de l'aventure pour ce dernier.
Ce roman reprend les origines des Outrepasseurs et met en place la suite, il s'agit un peu d'une introduction de la saga, mais on a bien les bases. L'écriture est très fluide et le découpage des chapitres est bien mené, j'ai juste envie d'en savoir plus sur Peter maintenant. J'ai aimé l'histoire des origines, on comprend vraiment comment cette malédiction est arrivée, la frayeur qu'ont pu ressentir les personnages, leurs doutes, leurs croyances... Bref, c'est un premier tome qui donne vraiment envie de lire la suite !!
  • Après le gris, ce fut aux couleurs orangées de gagner les faveurs des membres du Club, au premier rang desquels la charmante Marine, qui nous revient ce mois-ci avec le roman "My Absolute Darling" de Gabriel Tallent, paru aux éditions Gallmeister en mars 2018...
 
Quatrième de couverture...
À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie. My Absolute Darling a été le livre phénomène de l’année 2017 aux États-Unis. Ce roman inoubliable sur le combat d’une jeune fille pour devenir elle-même et sauver son âme marque la naissance d’un nouvel auteur au talent prodigieux.
 
Pourquoi avoir choisi ce livre ?
J'ai eu un peu de mal à appréhender le thème de ce mois, mais après réflexion, et surtout après avoir minutieusement observé les étagères de ma bibliothèque, mon choix s'est finalement arrêté sur celui-ci dont je trouvais les couleurs tout à fait adaptées à ton thème... Et comme il traînait là depuis un bon moment, j'ai saisi l'occasion pour le sortir de ma PAL, surtout que ce titre m'avait fait envie dès sa sortie !
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
J'ai adoré ! Et pourtant c'est un livre difficile, fort et violent... Je ne m'attendais pas à une telle lecture en me plongeant dans ce livre et dire qu'elle m'a profondément marquée s'avère un doux euphémisme. Je ne pense pas qu'on puisse sortir indemne d'une telle lecture et je ne sais pas où l'auteur a trouvé son inspiration mais c'est un roman bouleversant à bien des égards. Je vous en conseille fortement la lecture !
  • Dans les mêmes tons mais un tout autre style, ma chère Maman Roseline a pris part à l'aventure en se plongeant dans "Scènes de crime à Orsay" de Christos Markogiannakis, paru aux éditions Le Passage le 11 octobre dernier...
 
Quatrième de couverture...
Bienvenue à Orsay, une ancienne gare devenue un somptueux musée dans lequel Christos Markogiannakis vous convie à un voyage très particulier... Un voyage à travers l'histoire et la mythologie au cours duquel vous croiserez meurtriers de masse, harceleurs, familles maudites, cannibales et tueuses en série. Dans ce lieu riche d'innombrables chefs-d'œuvre, le meurtre s'affiche en effet à chaque étage, dans chaque recoin, comme une terrible forme d'art !
En appliquant les principes de la criminologie et de l'histoire de l'art pour une analyse "criminartistique", Scènes de crime à Orsay se propose d'étudier et d'interpréter une trentaine d'œuvres. Elles ont pour auteur des artistes aussi prestigieux que Moreau, Cézanne, Carpeaux ou encore Rodin, et elles ont toutes un point commun : elles représentent des meurtres.
Chaque œuvre sera traitée comme une scène de crime et donnera lieu à une enquête fouillée s'inspirant des principes des équipes judiciaires et médicolégales. De quelle typologie le meurtre relève-t-il ? Quels en sont les enjeux factuels et historiques ? Qui sont les victimes ? Et surtout, quel portrait peut-on tracer des coupables ? Quel est leur profil, leur background, leur mobile ? Des réponses apportées à ces questions dépendra la possibilité de faire éclater la vérité au grand jour.
 
Pourquoi avoir choisi ce livre ?
C'est en t'accompagnant au Salon du Polar de Templemars que j'ai découvert cet auteur. Ton père avait assisté à un café littéraire et son premier livre "Scènes de crime au Louvre" l'avait beaucoup intéressé, nous nous l'étions d'ailleurs procuré. Et je suis tombée sur ce livre en rencontrant l'auteur avec toi à la Foire du Livre de Brive. Je trouvais que les couleurs correspondaient bien à ton thème, alors j'ai choisi celui-ci.
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
J'ai beaucoup aimé cette lecture, riche, originale et différente. On y aborde l'art, les crimes, l'histoire de manière différente et c'est vraiment très intéressant. Le livre est vraiment très bien construit et le travail de recherche de l'auteur est vraiment remarquable. Ce fut une belle balade "criminartistique" (je trouve le terme très bien trouvé !) en compagnie d'un auteur aussi sympathique que talentueux, et je lirai volontiers "Scènes de crime au Louvre" et peut-être d'autres livres de ce genre à venir.
  • Dans cette même lignée de couleur, on retrouve aussi Hamida, fidèle au Club de lecture pour un deuxième mois consécutif, laquelle a choisi cette fois-ci de nous parler du roman "Les Frères Sisters" de Patrick DeWitt, réédité chez Babel le 12 septembre dernier...
 
Quatrième de couverture...
Oregon, 1851. Eli et Charlie Sisters, redoutable tandem de tueurs professionnels aux tempéraments radicalement opposés mais d'égale (et sinistre) réputation, chevauchent vers Sacramento, Californie, où ils ont pour mission d'exécuter un chercheur d'or. Tandis que Charlie galope sans états d'âme - mais non sans eau-de-vie - vers le crime, Eli s'interroge sur la funeste activité à laquelle tous deux s'adonnent, au fil de rencontres aussi insolites que belliqueuses avec les individus patibulaires qui hantent l'Amérique de la Ruée vers l'or. Avec ce roman jubilatoire, où l'humour noir le dispute à une subtile excentricité, Patrick deWitt offre un hommage décalé aux classiques du western en l'inoubliable compagnie de deux frères moins liés par le sang et la violence que par l'indéfectible amour qu'ils se portent silencieusement.
 
Pourquoi avoir choisi ce livre ?
Parce que j'en ai récemment vu l'adaptation par Jacques Audiard... Un film qui m'avait beaucoup plu, j'ai donc voulu découvrir le livre dont est tiré ce film, initialement paru en 2011... Un livre que j'avais déjà dans ma PAL, mais avec une couverture différente de celle qu'on peut trouver aujourd'hui en librairie... Ce n'est pas bien grave : L'une comme l'autre peuvent correspondre au thème du mois sur ton blog !
 
Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
Qui aime les westerns aimera ce livre ! C'est un roman d'aventures et plein d'humour que j'ai trouvé passionnant. La plume est vraiment belle, les chapitres courts donnent une dynamique à la lecture, mais surtout l'auteur a imaginé deux personnages très différents mais chacun avec beaucoup d'épaisseur, dont les personnalités sont vraiment très intéressantes. Je pense avoir préféré le livre au film d'ailleurs (je sais que tu as aussi une rubrique à ce sujet sur ton blog !)
  • Nouvelle recrue que j'accueille parmi nous avec grand plaisir, Noémie a choisi de se plonger dans le roman "De Profundis" d'Emmanuelle Pirotte, paru aux éditions du Cherche Midi et chez Livre de Poche le 14 novembre dernier... 
Quatrième de couverture...
Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l'Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s'ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s'est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l'attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s'adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ?
 
Pourquoi avoir choisi ce livre ?
Parce que je trouvais que la couverture correspondait parfaitement au thème du mois... Au-delà même des couleurs, je trouve que l'ambiance même de la couverture du Livre de poche (que je trouve magnifique au demeurant) traduit l'automne. De fait le choix de ce livre s'est donc imposé comme une évidence.
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
Ce fut une lecture vraiment étonnante mais très plaisante. Je ne m'attendais pas vraiment à un tel mélange des genres mais c'est ce qui rend justement ce livre si différent et prenant à la fois, et je n'ai finalement pas pu décrocher de ce bouquin avant la fin. J'ai aimé suivre Roxanne tout au long du livre, ce d'autant plus que la plume très scénaristique de l'autrice apporte une certaine dynamique à un récit plein de sentiments. Un livre que je vous recommande.
  • Si je suis vraiment fière d'animer ce petit Club de lecture Virtuel, c'est pour la richesse de ses propositions, de ses livres, de ses genres, de ses formats... Car les lectures se suivent mais ne se ressemblent décidément pas, et ce mois-ci la palme de l'originalité revient à mon compagnon Franck, qui a choisi de vous parler de "Matin brun" de Franck Pavloff, une nouvelle paru en 2002 aux éditions Cheyne...
 
Quatrième de couverture...
Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d'un régime politique extrême : l'Etat brun. Dans la vie, ils vont d'une façon bien ordinaire : entre bière et belote. Ni des héros, ni de purs salauds. Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux. Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d'entre nous ?
 
Pourquoi avoir choisi ce livre ?
Pour sa couverture dont la couleur me semblait correspondre au thème, mais aussi pour son format et sa taille car je me suis lancé très tardivement dans ma lecture ce mois-ci, mais aussi pour sa maison d'édition que je ne connaissais pas, son originalité et son prix car il s'agit là d'un tout petit livre très élégant valant moins de trois euros, ainsi que pour son sujet et l'habile parallèle fait avec la peste brune (le nazisme).
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
C'est une courte nouvelle politique et engagée, indispensable selon moi. Pavloff s'oppose ici à toute forme d'extrémisme politique. En décrivant un système intolérant et raciste, où l'on interdit tous les outils d'expression du contre-pouvoir, où l'on impose la pensée unique, l'auteur avertit tous les citoyens sur les dangers d'un système totalitaire et dictatorial, et nous exhorte ainsi à l'action et l'engagement. Matin brun est donc un apologue qui souhaite nous faire comprendre les dangers de l'indifférence et des lâchetés individuelles, qui font de chacun de nous des collaborateurs du système.
 
Ainsi s'achève ce troisième Club de Lecture au sein duquel c'est toujours pour moi un immense plaisir de vous accueillir... Votre fidélité et votre enthousiasme me font d'autant plus chaud au coeur qu'ils ne se tarissent pas au fil des mois, aussi est-ce avec bonheur, malgré la fatigue et en dépit d'un léger retard que je renouvelle une nouvelle fois l'expérience, trop heureuse de partager avec vous ces moments, certes virtuels mais malgré tout privilégiés... Merci à tous pour votre engouement sans faille et ces jolis moments que vous m'offrez !
Clôturons donc ce mois de novembre en annonçant l'heureuse élue du mois, dont le nom s'affiche ci-dessous et qui gagne à son tour la chance de recevoir le titre de son choix parmi la sélection du mois ! Toutes mes félicitations !
 
 
Novembre est mort... Vive décembre ! Il est donc l'heure de vous annoncer le thème du mois :
LE livre à mettre au pied de tous les sapins cette année !
 
Les règles demeurent les mêmes et se retrouvent ICI si vous souhaitez en (re)prendre connaissance... Un choix, un mois, deux questions... Ne vous reste plus qu'à vous inscrire et partager avec nous votre livre ! Vous avez jusqu'au lundi 10 décembre pour vous inscrire, en me contactant à l'adresse suivante : aurelie.deslivresetmoi7@gmail.com...
 
Et on se retrouve l'année prochaine pour débriefer tout ça ! Lundi 07 janvier 2019 très précisément, avec un nouveau thème pour démarrer en beauté une folle année littéraire ! Je vous souhaite par avance de belles fêtes de fin d'année... Et de belles lectures aussi bien sûr !

samedi 1 décembre 2018

Chroniques 2018 \ Invasion de Luke Rhinehart


Un bouquin désopilant venu d'ailleurs : "Invasion" de Luke Rhinehart, paru aux éditions Les Forges de Vulcain.
 
Le pitch : Alors qu'il était tranquillement parti à la pêche, Billy Morton récupère une étrange boule de poils sur son bateau... Si le spécimen est inconnu au bataillon des espèces connues sur cette planète, la bêbête semble aisément s'accommoder du Vétéran et lui colle ainsi aux semelles jusqu'à son domicile. Tandis que la famille toute entière se prend immédiatement d'affection pour le petit énergumène qui sera bientôt baptisé Louie, ce dernier éclaire ses hôtes sur ses origines : C'est un Protéen de passage sur Terre avec ses congénères pour... S'amuser et rire de tout... Surtout de nous... De là à dire que ce sera du goût tout le monde ? Pas si sûr...
 
La rentrée littéraire nous offre tellement de bouquins que celui-ci m'aurait sans doute échappé sans la brillante idée qu'a eu ma copinaute Lau Lo de créer le groupe "SP Voyageurs sans frontières" sur Facebook, groupe que j'ai eu la chance de pouvoir intégrer. Ne connaissant l'auteur que de nom, pour son roman "L'Homme-dé" paru il y a quelques années, c'était l'occasion pour moi de découvrir cette plume dont j'ai tant entendu parler, et je remercie Lau Lo de m'avoir acceptée parmi ses aventuriers !
 
Car en effet : Quelle aventure ! Celle d'une invasion extraterrestre pas comme les autres, comme vous n'en avez jamais lue... Mais n'est-ce pas plutôt là un prétexte utilisé par l'auteur pour nous livrer une satire sociale des plus mordantes de l'Amérique actuelle... Et plus largement de l'humanité et son incapacité chronique à se remettre en question, précipitant ainsi sa propre perte ? Il y a de fortes chances...
Et l'auteur emploie dès lors son arme la plus redoutable : Le rire... Le rire à grands coups d'éclats et autres sourires, mais le tout à nos frais, cela va sans dire ! Pour ce faire il a construit son livre avec originalité, s'est paré de sa plume la plus fluide et efficace, de son style le plus vif et grinçant, a agrémenté le tout de beaucoup d'actions, mais aussi de personnages truculents pour nous servir ce récit des plus étonnants...
Un récit d'autant plus étonnant et détonant qu'il s'avère finalement bien plus profond qu'il n'y paraît et nous invite à une réelle réflexion sur la société actuelle, son fonctionnement, son système, sans pour autant avoir la prétention de détenir LA solution à tous nos problèmes...
 
En bref, un bouquin inattendu, surprenant... Mais brillant, assurément !

Chroniques 2018 \ Plus & Encore de Sacha Stellie


Parce que se protéger du monde n'empêche pas de devoir l'affronter... "Plus & Encore" de Sacha Stellie, disponible ce jour sur Amazon.
Le pitch : "La course folle des gyrophares se mêle à celle des flammes. Hier encore, tout allait bien... Comment en sont-ils arrivés là ?". Pio-Alexander, Milo, Jude... Trois êtres malmenés par la vie que le destin a rapprochés à l'adolescence pour les voir se soutenir et s'entraider, puis s'unir pour ne jamais plus se séparer... Jamais plus, vraiment ?
La parution d'un nouveau roman de Sacha Stellie est toujours synonyme d'enthousiasme... Mais aussi d'appréhension... Cette grande conteuse de la vie nous a déjà tant régalés de ces récits, peut-elle encore une fois nous emporter ? Nous enivrer de ses mots pour une nouvelle aventure encore ? Toutes ces questions m'ont obsédée lorsque l'auteure m'a contactée pour gentiment me proposer cette nouvelle plongée au coeur de son imagination fascinante... Alors on retient son souffle...
Et on franchit la couverture, la première page se tourne comme le rideau se lève... Le silence se fait dans notre coeur et notre tête pour laisser ses nouvelles voix investir l'espace... Et la magie opère : Plus et encore... Encore et toujours... Car l'auteure n'a pas besoin de plus de quelques lignes pour nous embarquer dans une intrigue à laquelle on n'était pas préparé, tant elle s'avère originale et atypique, mêlant les genres et conjuguant les sentiments pour une lecture totalement inattendue et inédite...
Mais si l'histoire est si captivante, c'est pour les personnages qui la portent : Campés avec beaucoup de profondeur et d'humanité, on a tôt fait de s'attacher à ce trio dont on partage les aventures. Plus qu'une étoffe, l'auteure a su leur insuffler une âme véritable en nous les dévoilant dans toutes leurs blessures, leurs failles et leurs faiblesses. Chacun arrive avec un passé difficile à porter, qu'il parvient à assumer grâce à l'aide de ses deux acolytes pour ensemble envisager l'avenir... Ensemble contre le monde entier, unis face à l'adversité... Seulement à trop vouloir s'enfermer dans sa bulle on en viendrait peut-être à oublier de vivre malgré toutes les épreuves, tous les dangers que cela peut représenter... Aussi le lecteur passe-t-il par moult sentiments en leur compagnie, oscille parfois entre rires et larmes, entre réconfort et exaspération... Tantôt s'émeut, tantôt s'agace mais jamais ne reste indifférent.
Alors les pages se tournent et les chapitres défilent... La plume de l'auteure, toujours aussi saisissante et fluide, son style toujours aussi élégant et vif... Tout ceci nous emporte et nous transporte pour un moment de lecture presque hors du temps, empreint de moult ressentis... Et le mot fin arrive, on quitte ce trio à regret, l'aventure est terminée... Jusqu'à la prochaine...
En bref, une histoire moderne, pleine d'amour et d'amitié pour vivre et survivre, naître et renaître, issue du pire pour atteindre le meilleur...

vendredi 30 novembre 2018

Chroniques 2018 \ Osukateï - L'âme de l'Arbre-Mère, Livre 1 : Le Seigneur de la Branche de Geoffrey Legrand


Un roman aussi étonnant qu'envoûtant : "Osukateï - L'âme de l'Arbre-Mère, Livre 1 : Le Seigneur de la Branche" de Geoffrey Legrand, en lice pour le Prix des Auteurs Inconnus dans la catégorie imaginaire.

Le pitch : Luwise Sofunada doit succéder à son père, le Seigneur de Palwite et "Bras" de la déesse Okateï, l'Arbre-Mère … Encore faut-il que cette dernière y consente. Aussi doit-elle apprendre tous les codes et devoirs qu'on peut attendre d'une princesse de son rang pour prétendre à la succession… Seulement Luwise n'est pas certaine de vouloir une telle charge… Ce d'autant moins lorsqu'on lui découvre un don, qui la rapproche davantage de la déesse mais qui s'avère aussi très mal perçu…

Voilà un résumé qui fait bien pâle figure à côté de cette impressionnante lecture… Découvert dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus tandis qu'il concourait dans la catégorie imaginaire pour l'année 2018, c'est avec impatience et curiosité que j'attendais cette lecture, tant la couverture m'avait attirée, tant le résumé m'avait intriguée, tant l'extrait m'avait envoûtée… Pareille attente peut s'avérer dangereuse car la déception vous guette et saurait alors se montrer cruelle… Seulement l'auteur a su se montrer à la hauteur et maîtriser sa plume et son univers d'une main experte !

C'est pourtant avec une certaine inquiétude que je me suis plongée dans ce bouquin… A peine mes yeux avaient-ils franchi la couverture qu'ils se voyaient en effet assaillis d'informations diverses, sur les personnages comme sur les lieux… Craignant dès lors de me voir submergée, je me suis pourtant laissée envoûter par l'intrigue sans jamais m'égarer, m'imprégnant plutôt de tout ce qui était décrit pour rapidement me familiariser avec cet univers d'une incroyable richesse et d'une extrême densité… Comme si j'y étais… Car l'auteur ne laisse pas le moindre détail au hasard, prenant le temps de soigner chacune de ses descriptions, mais aussi de détailler les aspects politiques et stratégiques de son monde tout en y intégrant des intrigues secondaires, tant et si bien que le lecteur tourne les pages sans jamais voir le temps passer et arrive ainsi à la fin de cet opus sans même l'avoir remarqué…

Mais si l'intrigue est si passionnante, c'est aussi parce qu'elle est soutenue par une galerie de personnages fort intéressants, à commencer bien sûr par notre héroïne qu'on se plaît à voir évoluer d'un bout à l'autre du récit. Bien vite elle quittera l'insouciance et l'innocence de ses jeunes années pour devenir une jeune femme accomplie, courageuse et déterminée… On suivra chacun de ses pas, on assistera à chacune de ses épreuves, on partagera chacun de ses doutes et on s'y attachera d'autant plus au fur et à mesures que les pages défilent…

Ce roman est d'autant plus prenant et palpitant qu'il est porté par une plume fluide et élégante, servi par un style vif et attrayant… Promesse d'un moment de lecture tout simplement fascinant…

En bref, un premier tome original et captivant à l'issue duquel je n'ai plus qu'une idée en tête : Lire la suite !
 
Plus d'infos sur le Prix des auteurs inconnus auquel il participe ? C'est par ici :