vendredi 29 avril 2016

Chroniques 2016 \ Made in France d'Alain Tran



Un sujet sensible pour une belle leçon de vie : "Made In France", d'Alain Tran, disponible sur Amazon

Le pitch : Paris, 1998. Orphelin rescapé du régime des Khmers Rouges, Phuc est un jeune homme vif et intelligent. Il a cependant mal tourné, devenant ainsi un petit voyou peu fréquentable, sans pourtant perdre sa grandeur d'âme. Alors qu'il erre dans Montmartre, il retrouve par hasard son ami d'enfance Kim-vy. De retour sur Paris après quelques années passées à Chartres, ce dernier est désormais un brillant étudiant en informatique, qui a su acquérir une certaine indépendance vis à vis de ses parents, en louant une chambre de bonne qu'il paie grâce à un petit boulot dans un hôtel. Sérieux et ouvert, ce jeune homme est aussi naïf et timide, même coincé. 
Ces retrouvailles permettent à Kim-vy de mettre le doigt sur le mal être qui le ronge. Ayant grandi en France mais dans une famille chinoise très traditionnelle, Kim-vy prend peu à peu conscience de la crise identitaire qu'il traverse, et tente ainsi de trouver son propre équilibre...

Découvert par hasard sur Twitter, séduite par ce thème fort et délicat, et lu suite à la sollicitation de son auteur, avec qui j'ai eu le plaisir d'échanger, c'est avec intérêt que j'ai découvert ce roman...

L'auteur nous plonge en effet dans un problème toujours d'actualité, celui de la difficulté pour la jeune génération issue de l'immigration de concilier leur culture française contemporaine avec les principes traditionnels qui leur ont été inculqués, permettant ainsi au lecteur de prendre conscience du conflit intérieur auxquels ces jeunes se retrouvent confrontés, forcés de trouver leur propre équilibre afin de se construire en tant qu'individu, sans avoir l'impression de trahir qui que ce soit. En plus d'être très instructive, l'intrigue est plutôt bien structurée pour un sujet remarquablement traité, illustrant à merveille la complexité de cette quête identitaire. Particulièrement construits et étoffés, les personnages, et bien évidemment Kim-vy, participent activement au but recherché en plus de prôner la tolérance. Le rythme est égal tout au long de ce récit, et le dénouement plutôt touchant et inattendu. 
Le style et la syntaxe constituent cependant un vrai bémol selon moi. En effet, les trop nombreuses fautes d'orthographe, de grammaire, mais surtout de vocabulaire, m'ont vraiment gênée tout au long de ma lecture. Le style s'en est trouvé appauvri, ce qui a considérablement affaibli le propos pourtant intéressant.

En bref, un livre que ne vous laissera pas indifférent, mais dont l'écriture nécessite d'être retravaillée.  .

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