jeudi 25 août 2016

Chroniques 2016 \ Jeux de vilains de Iben Mondrup


Un roman d’une grande sensibilité : "Jeux de Vilains", d’Iben Mondrup, aux éditions Denoël.

Le pitch : Une famille d’origine danoise rentre de ses vacances au Danemark pour rejoindre la petite ville de Godhavn, au Groënland. Le lendemain est synonyme de rentrée scolaire pour leurs trois enfants : Bjork la cadette capricieuse, sans gêne aux idées parfois morbides, Knut le garçon effacé, sensible et légèrement hypocondriaque, et Hilde l’aînée rebelle et prétentieuse en pleine crise d’adolescence…
 
Membre du Cercle des Lecteurs du Furet du Nord, c’est dans ce cadre que j’ai eu l’immense privilège de recevoir ce roman dont j’ai immédiatement adoré la couverture comme le titre. Je me suis donc volontiers plongée dans la lecture de ce roman, sans même m’intéresser à la quatrième de couverture…
 
L’auteure nous plonge ici dans l’intimité de trois enfants d’âges et caractères différents, déracinés de leur terre natale et contraints de s’adapter, bon gré mal gré, à cet environnement remarquablement bien décrit, rude et glacial, où la nuit règne la moitié de l’année, dans une petite ville qui ressemble plutôt à un village coupé du monde, où les animaux ne font l’objet d’aucune pitié, où les rustres habitants semblent encore très attachés à l’appartenance communautaire et où les arrivants ne font dès lors que passer.
Consacrant une partie à chacun de nos petits héros avec une plume simple et soignée, presque poétique, l’auteure permet au lecteur de se glisser très facilement dans leurs univers, tel un petit ange gardien qui veille, partageant ainsi leur quotidien, leur chambre, leurs amis, leurs ennemis, leurs joies, leurs peines, leurs complexes, leurs secrets… C’est criant de réalisme, parfois dérangeant, souvent émouvant, mais ne laisse en tout cas jamais le lecteur insensible. Pour autant me reste un petit sentiment d’inachevé, d’inaboutissement, une fois la dernière page tournée.
 
En bref, un roman qui n’en reste pas moins touchant et ne saura vous laisser indifférent.

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