mardi 19 janvier 2021

Chroniques 2021 \ Que Dieu lui pardonne de Laurent Malot


Un roman bien plus sombre qu'il n'en a l'air... D'où jaillit pourtant la lumière : "Que Dieu lui pardonne" de Laurent Malot, paru ce 14 janvier aux éditions XO.

Le pitch : A l'aube de sa majorité, Maya vit déjà seule, ayant trouvé refuge à Fécamp, dans un petit appartement dont elle paie le loyer avec des petits boulots pour compléter l'aide financière de sa tante. A 17 ans, Maya va toujours au lycée mais a fui ses parents, ce père qui lui faisait vivre un enfer et cette mère qui préférait fermer les yeux. Trop tôt sortie de l'enfance, cette jeune adulte va croiser la route d'une jeune fratrie : Quatre gamins fort attachants, ses voisins, des victimes également, abandonnés par une junkie à un beau-père violent. Seulement les cloisons sont minces, trop minces pour que Maya les ignore à son tour. Pas elle. Alors qu'elle espérait se reconstruire à l'abri des problèmes jusqu'à l'obtention du Bac, une fuite d'eau va chambouler ses plans et l'existence de Maya va prendre une tournure inattendue. Mais pas seule... Plus maintenant.

C'est toujours avec plaisir et curiosité que je lis un nouveau roman signé Laurent Malot. Parce qu'il varie les genres et les lectures avec une étonnante facilité. Parce qu'il insuffle à ses personnages ce supplément d'âme absolument impossible à oublier.

Ce septième roman ne fait pas exception, et pourtant le défi était de taille. Parce qu'il fallait du courage pour aborder le terrible sujet tristement d'actualité des violences de toute nature que subissent chaque jour les enfants de ce monde. Il fallait de l'audace pour ouvrir les yeux sur ce qu'on ne veut pas voir, pour poser des mots sur l'indicible. Il fallait du coeur et de la pudeur pour en faire cet ouvrage poignant... Et pourtant si beau...
Un court roman porteur d'espoir malgré toute l'horreur du propos parce qu'il est porté, même incarné par une poignée de jeunes protagonistes condamnés au fouet des oreilles bouchées, au bûcher des regards détournés, à la potence de l'indifférence... Mais pas cette fois-ci. Parce qu'on les lit. Parce qu'on les vit. Parce que, même anéantis, ces petits se battent avec l'énergie du désespoir pour avancer dans la vie et accéder au bonheur, fut-il éphémère pourvu qu'il existe.
On pensera peut-être que cette intrigue est trop courte et aurait mérité d'être davantage développée. Peut-être. Toujours est-il qu'elle dit ce qu'il faut sans excès, avec justesse sensibilité, avec émotions et humanité. On pensera peut-être encore que son dénouement paraît trop beau pour être vrai. Peut-être. Et alors ? On a tellement envie d'y croire. Pour eux comme pour les autres. Tous ces autres qu'on croise dans la rue sans même le savoir. "Selon les statistiques, quatre autres élèves, filles ou garçons, ont subi des violences au sein de leur famille ; deux, à caractère sexuel. Je ne sais pas qui ils sont, je sais juste qu'ils sont là. On ne parle pas de ces choses-là, on ne forme pas une communauté, mais il arrive qu'on surprenne des réactions qui laissent penser qu'on traîne le même boulet. On cache nos blessures, on gère comme on peut nos corps en miettes. L'image est parlante. On est des porcelaines brisées, recollées à la va-vite." (P.123). Plus qu'y croire, on veut que les choses changent véritablement avant qu'il faille mettre en marche la machine judiciaire, parce qu'aucune procédure ne saurait effacer les souffrances endurées.
Alors l'auteur nous entraîne dans cette histoire, courte mais d'autant plus intense qu'elle est livrée à la première personne pour plus d'empathie, qu'elle est servie par une plume fluide et touchante pour mieux nous prendre aux tripes, parce qu'elle est servie par un style simple mais percutant pour mieux nous faire réagir.
 
En bref, un roman profondément touchant et qu'on espère efficace pour éveiller les consciences. 

samedi 16 janvier 2021

Livres et vous ? Livrez-vous... Avec Angélina Delcroix !


Qu'il est difficile de vous offrir une introduction digne de de ce nom quand on est si pressé de passer à l'action ! Mes petits Bookinautes adorés, je vous souhaite le bonsoir en ce week-end blanc et maussade... Mais plein de soleil dans mon petit coeur de lectrice passionnée !
Après un petit passage à vide ces derniers jours - force est de constater que janvier n'est décidément pas mon mois préféré ! -, j'ai repris du poil de la bête et me voilà fin prête à vous régaler de mes folles tribulations livresques, virtuelles en attendant de pouvoir nous retrouver ! 
Et j'ai aujourd'hui la joie immense de reprendre ces petites interviews littéraires que je prends tant de plaisir à préparer ! En effet, vous n'êtes pas sans savoir que je suis toujours ravie de partir à la rencontre des auteurs et autres acteurs du monde littéraire, ceci afin de découvrir leurs lectures et le lecteur qui sommeille en chacun d'eux !
Je ne suis pas peu fière de vous présenter l'autrice qui m'a fait le plaisir de se prêter au jeu de mes petites questions indiscrètes pour cette reprise ! Autrice d'une excellente trilogie, elle nous revient avec un one shot aussi prenant que glaçant : "Synopsix", désormais disponible en librairie après une avant-première chez France Loisirs
Vous l'aurez compris mes Bookinautes chéris, c'est d'Angélina Delcroix qu'il s'agit ! Après avoir pu l'interroger au Salon des Forges Obscures en mai 2019 - j'en profiter pour saluer Élodie et Sébastien : Vous me manquez les copains ! -, elle a gentiment accepté de répondre une nouvelle fois à mes questions : Je l'en remercie du fond du cœur et ne vous fais pas languir plus longtemps : Bonne lecture ! 


Peux-tu te présenter en quelques mots ?
J’ai 42 ans, je vis en Vendée et, d’un naturel discret, je préfère les interviews écrites à celles face caméra. 😉
Avant de me consacrer à l’écriture, j’ai expérimenté pas mal de domaines : génétique, menuiserie, gendarmerie, psychothérapie et criminologie. Un besoin incessant de nouveauté qui m’a permis de belles découvertes. Aujourd’hui, je peux utiliser celles-ci pour tisser mes intrigues, tout en sachant que ce que je sais n’est rien comparé à ce qu’il me reste à découvrir. 

Petite ou grande lectrice : Quelle place tient la lecture dans ta vie ?
Je ne peux passer une journée sans lire. Ce qui n’a pas toujours été le cas. Jeune, je ne lisais quasiment pas, pour la simple raison que les lectures forcées à l’école me poussaient à faire le contraire. 😉
Désormais, je dévore les livres qui sont, pour moi, des sources incroyables d’enrichissement.

Quel a été ton premier coup de cœur littéraire ? Et le dernier ?
Mon premier coup de cœur a été "L’évangile selon Satan" de Patrick Graham et le(s) dernier(s) : "Le baptême des ténèbres" de Ghislain Gilberti et dans un autre registre "Si c’est un homme" de Primo Levi.

Y a-t-il un livre/auteur qui t'a poussée à écrire ? Quel a été ton déclic ?
Quand j’ai lu "L’évangile selon Satan", j’avais déjà commencé l’écriture de manuscrits, mais cette lecture a donné une autre dimension à ce que j’avais envie de faire de mes histoires. La puissance émotionnelle que j’ai ressentie a joué un rôle indéniable. 

Peux-tu nous présenter ta bibliographie, et plus particulièrement "Synopsix", ton dernier roman tout juste disponible en librairie ?
Mes trois premiers romans mettent en scène la même équipe d’enquêteurs dont Joy est le personnage principal : "Ne la réveillez pas" (2018) - "Si je serais grande" (2019) - "Un peu, beaucoup, jusqu’à la mort" (2020).
Le quatrième, "Synopsix" est un one-shot qui plonge le lecteur dans un huis-clos angoissant. Six personnes qui ne se connaissent pas se retrouvent dans un manoir perdu au cœur des montagnes enneigées, avec comme objectif, l’analyse de scènes de crime pour remporter un murder party. Lorsque la réalité éclate, leur seul but devient la survie. 


D'où t'est venue l'idée de ce livre ? Peux-tu nous parler de son écriture ?
C’est durant mes études de criminologie, et particulièrement pendant les cours de médecine légale et de police technique et scientifique, que des idées ont commencé à germer. En parallèle, comme je m’intéresse énormément aux affaires non résolues, j’ai pu échanger avec Jean-Marc Bloch autour de celles qui avaient particulièrement retenu mon attention. J’ai tissé mon intrigue grâce à tout cela. 
Quant à l’écriture, c’est le roman pour lequel j’ai le plus douté. Je l’ai travaillé et retravaillé durant de longs mois avant d’écrire le mot "Fin" avec émotion.

Ce titre a déjà connu une première vie chez France Loisirs : Peux-tu nous en parler ?
Cette première vie et les premiers retours m’ont comblée. Chaque nouvelle parution est un moment angoissant, mais celle-ci tout particulièrement en raison des doutes qui m’ont envahie durant l’écriture. Les retours me réjouissent. Savoir que les lecteurs ont passé des moments de plaisir est la plus belle des récompenses. Merci à eux de prendre le temps de faire ces retours. 

As-tu déjà une idée pour ton/tes prochain(s) roman(s) ? D'autres projets littéraires en préparation ?
Le cinquième roman est terminé depuis hier ! Joy est de retour. Je vous en dirai plus dès que possible. 

Question pêle-mêle : Quel est… ?
  • Ton livre de chevet ? "Les Misérables" de Victor Hugo.
  • Le livre qui cale ta bibliothèque ? Les notices d’appareils en tout genre ! Plus sérieusement, aucun livre ne mérite, pour moi, de finir en cale. J’ai un énorme respect pour le travail qu’il y a derrière un livre, même si celui-ci ne me parle pas. 
  • Le livre que tu aurais rêvé d’écrire ? "Le silence des agneaux" de Thomas Harris, peut-être encore plus de le vivre que de l’écrire d’ailleurs 😉
  • Ta lecture en cours ? "Les Essais" de Montaigne.
  • Le livre que tu nous invites à découvrir en urgence ? Plein ! "Nous rêvions juste de liberté" d’Henri Lœvenbruck, "Le tueur intime" de Claire Favan, "De sang-froid" de Truman Capote… C’est trop difficile de n’en conseiller qu’un !
Si tu devais comparer ta vie à un roman, lequel serait-ce ?
"Orgueil et préjugés" de Jane Austen pour le message que j’y ai lu et l’écho à ma relation aux autres. Les apparences et les on-dit ne représentent rien pour moi et je ne juge pas l’autre. Lorsque je veux connaître une personne, je pars à sa rencontre, sans préjugés ni attentes.


Un petit mot pour la fin ?
Merci à toi, Aurélie, de m’avoir donné la parole à travers cette interview. Merci à vous qui avez pris le temps de me lire. Et surtout, prenez soin de vous !

Ma chère Angélina, c'est moi qui te remercie, non seulement d'avoir accepté de répondre à mes petites questions indiscrètes, mais surtout pour l'avoir fait avec passion et sincérité ! Je suis ravie d'avoir ainsi pu te présenter à mes Bookinautes adorés, que j'invite sans tarder à découvrir ta plume si ce n'est pas déjà fait ! "Synopsix" peut s'avérer une excellente porte d'entrée pour découvrir la plume de cette formidable autrice ! Il vous attend en librairie depuis jeudi, et vous pouvez retrouver ma chronique à son sujet ICI !
Ainsi s'achève cette première interview de l'année... Mes petits Bookinautes chéris, je vous souhaite de belles lectures et une bonne soirée !

vendredi 15 janvier 2021

Chroniques 2021 \ Ces orages-là de Sandrine Collette


Chronique électrique d'un roman noir magnifique : "Ces orages-là" de Sandrine Collette, paru ce 06 janvier aux éditions JC Lattès.

Le pitch : La trentaine abîmée et la conscience meurtrie, Clémence n'a pas quitté Thomas. Elle l'a fui pour tenter de se reconstruire ailleurs, dans cette petite maison qui lui ressemble. Avec un jardin et quatre poissons rouges et demi. "Elle a changé de maison, changé de travail aussi. Partie sans laisser de traces – mais on laisse toujours des traces en disparaissant, de celles que savent renifler les traqueurs : l’odeur de la peur et de la hâte, les piétinements dans l’affolement, les courants d’air. Elle, elle a tout essuyé tout nettoyé. Au mieux. Merde, elle sait que ça ne suffit pas, de faire au mieux. Il faut que ce soit parfait. Sinon – sinon quoi ?"

Sandrine Collette est de ces autrices dont on attend chaque nouveau roman avec impatience. Parce que, peu importe où elle nous porte, nous emporte et nous transporte, elle rend toujours le voyage inoubliable, la lecture indélébile. Et si ce roman est différent, il ne fait exception à ce principe. Bien au contraire...

Cette fois-ci l'autrice explore l'intime, avec ses combats - de ceux qu'on gagne à grand-peine - et ses blessures - de celles qui guérissent difficilement... Quand elles guérissent. Bienvenue dans la nouvelle vie - ou survie - de Clémence, celle qu'elle essaie de construire sur les ruines de la précédente.
Et tandis qu'on pénètre avec elle dans cette petite bâtisse décrépite dans laquelle elle s'est installée - ou réfugiée -, on découvre et partage les motifs qui l'ont amenée ici jusqu'à la moindre parcelle de son douloureux cheminement de pensée... Et c'est alors un véritable déferlement d'émotions qui s'abat sur nous.
Parce que la plume de l'autrice - aussi sublime qu'elle est unique - ne nous épargne rien des maux de notre héroïne. De ces maux sur lesquels seule une autrice comme Sandrine Collette parvient à poser des mots d'une effroyable justesse. Des mots qui font dès lors aussi mal que les maux qu'ils suggèrent plus qu'ils ne décrivent.
Alors on encaisse et on lit, on lit jusqu'à n'en plus pouvoir, on lit avec les larmes aux yeux, les bleus à lame et l'énergie du désespoir. Pour Clémence. Parce qu'il le faut. Pour contrer son bourreau. Alors on lit. Et vous lirez aussi. C'est écrit.

En bref, un roman noir d'une éblouissante puissance. De celle à jamais gravée dans notre âme. 

lundi 11 janvier 2021

Chroniques 2021 \ Solitudes de Niko Tackian


Quand un auteur fait couler le sang au coeur d'une nature immaculée pour vous offrir un sombre thriller d'une rare beauté : "Solitudes" de Niko Tackian, paru le 06 janvier aux éditions Calmann-Levy Noir.

Le pitch : Alors qu'il piste un loup au coeur d'une nature déchaînée, Elie Martins repère des traces de sang avant de découvrir le corps atrocement mutilé d'une femme pendu à un majestueux pin soigneusement taillé, dressé là tel un phare en pleine tempête... Sur son dos, une inscription qui ravive la mémoire de cet amnésique, sauvagement agressé douze ans plus tôt... Et une enquête qui s'annonce particulièrement difficile pour le lieutenant Nina Mellinsky qui, elle aussi, a posé ses valises à Grenoble pour oublier son passé...

"Partout autour d’eux la forêt était silencieuse et, malgré la douleur, Nina se sentait bien. Ce voyage n’avait pas répondu à ses questions – loin de là –, mais ces deux jours d’efforts intenses l’avaient amenée dans une zone intérieure qu’elle ne connaissait pas. En repoussant ses limites, Nina avait découvert une force précieuse que, d’une certaine manière, elle devait à son guide." Page 107.

Voilà longtemps que je l'attendais, ce nouveau roman de Niko Tackian à la couverture aussi belle qu'intrigante... Voilà longtemps que je l'attendais, cette lecture de saison passionnément froide et glaçante... Et elle dépasse de loin toutes mes attentes...

Ne ménageant pas ses efforts, l'auteur chausse ses raquettes et revêt sa combinaison rose à pompons (C'est ma chronique, j'écris ce que je veux !) Pour nous entraîner dans les Hauts Plateaux du Vercors où nous accueillent une tempête... Et un corps... Mais surtout une nature et ses paysages majestueux, que l'auteur décrit si bien qu'on s'y croirait, avec supplément poudreuse, vent cinglant et froid intense s'il vous plaît !
Pour la découvrir et l'explorer, nous rencontrons toute une galerie de personnages forts et authentiques, auxquels on s'attache profondément tant ils forcent le respect. Si chacun d'eux s'est laissé malmener par la vie dans le passé, beaucoup ont su trouver la paix au coeur de ces montagnes aux propriétés salvatrices... A l'exception des bas instincts de l'âme humaine contre lesquels la nature ne peut que souffler de mauvais présages pour prévenir du danger.
Car au-delà de cette intrigue redoutablement bien ficelée et de ces personnages bigrement bien campés, l'auteur nous offre un récit empreint d'un mysticisme qui s'empare aussi vite de notre âme que la tension nous gagne... Dès lors, au fil de ces pages livrées d'une plume fluide et agréable, on découvre des couleurs qu'on n'aurait jamais cru distinguer, on apprend à ressentir ce que nos sens ne sauraient nous révéler... Et c'est tout simplement beau et apaisant, poétique et rassérénant quand bien même la mort rôde : Nous voici prêts à l'affronter. Pour le meilleur et pour le pire. Jusqu'à la vérité et un dénouement... Certes douloureux (Niko Tackian, je t'en veux à un point tel que même la combinaison rose à pompons ne suffit pas !) Mais magistral.
En bref, un thriller prenant, haletant et efficace doublée d'un bel hommage à la nature pour une bouffée d'oxygène littéraire !

dimanche 10 janvier 2021

Janvier 2021 : Le Club de Lecture Virtuel revient !


Mes petits Bookinautes adorés : Encore une fois je vous souhaite une belle et heureuse année ! A minima meilleure que l'an dernier, surtout avec une bonne santé mais aussi du bonheur et de la sérénité !
Pour ma part je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle session de mon petit Club de Lecture, lequel a toujours eu la chance de pouvoir poursuivre ses activités puisqu'il respecte toutes les mesures de distanciation et autres gestes barrières du fait de sa virtualité !
Bien que confinés, nous avons donc pu nous réunir en mode connecté en novembre dernier pour nous lancer à l'assaut d'une nouvelle thématique : "Make America Read Again !" Un thème qui a su vous inspirer puisque nous étions dix à relever ce défi livresque US... Si l'un des aventuriers n'a pas réussi à boucler son petit périple en littérature américaine, nous sommes tout de même neuf à avoir franchi la page d'arrivée en même temps que la nouvelle année pour un bilan que je poste avec une semaine de retard en raison des fêtes dont nous avons réussi à profiter, et d'une belle rétrospective 2020 que j'ai mis plus de temps que prévu à rédiger... Jamais je n'aurais pu m'imaginer que le Capitole puisse alors être envahi durant ce laps de temps... Mais  revenons-en plutôt à nos lectures, bien plus belles et enrichissantes... Et en route pour un formidable voyage américain à travers quelques titres !
  • Et j'ouvre immédiatement les festivités avec "L'amitié est un cadeau à se faire" de William Boyle, paru l'an dernier aux éditions Gallmeister, lauréat du Prix du meilleur polar étranger Transfuge...

4ème de couverture : Veuve d’un célèbre mafioso de Brooklyn, Rena Ruggiero n’apprécie guère les lourdes avances de son voisin octogénaire Enzio qu’elle finit par assommer à coup de cendrier. Persuadée de l’avoir tué, elle « emprunte » la magnifique Impala du séducteur éconduit pour filer chez sa fille Adrienne, qui lui claque la porte au nez. En face, une voisine compatissante lui offre l’hospitalité : la pétillante Lacey Wolfstein, ancienne star du porno, est ravie d’avoir un peu de compagnie. Mais l’ambiance se tend quand Richie, l’amant d’Adrienne, tueur de la mafia, débarque avec un joli magot obtenu en massacrant une bande rivale. Et il est suivi de près par Enzio, pas si mort que ça. Mieux vaut décamper rapidement, d’autant que le clan décimé par Richie n’a pas dit son dernier mot.

Pourquoi avoir choisi ce titre ? C'est celui qui m'est immédiatement venu à l'esprit en proposant ce thème... C'est un roman sur lequel je suis tombée par hasard l'été dernier, lorsque j'étais en vacances à Soulac sur Mer... La couverture m'a attirée... Le résumé m'a accroché... L'auteur est américain : En avant l'aventure ! 

Qu'as-tu pensé de cette lecture ? Si je connais l'auteur de nom, c'est la première fois que je lis un titre de celui-ci... La première fois, oui... Mais sûrement pas la dernière ! Je ne sais pas si tous ces titres sont du même acabit mais celui-ci est bigrement drôle tout en étant touchant et plein d'humanité. Avec ses personnages tout à la fois truculents et attachants, l'auteur conjugue à merveille profondeur et légèreté pour nous offrir un roman rythmé d'une plume fluide et soignée pour aborder l'amitié, oui mais la famille aussi... Et c'est très réussi !
  • C'est ensuite aux membres de ma DreamBookTeam que je laisse la parole aujourd'hui, à commencer par ma Maman Roseline, laquelle s'est plongée dans "Underground Railroad" de Colson Whitehead, paru aux éditions Albin Michel et maintenant disponible au Livre de Poche, lauréat du Prix Pulitzer en 2017...

4ème de couverture : Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d'avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu'elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s'enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les états libres du Nord.
De la Caroline du Sud à l'Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d'esclaves qui l'oblige à fuir, sans cesse, le « misérable coeur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté.

Pourquoi avoir choisi ce titre ? Je voulais participer sans trop savoir dans quoi me plonger... Je t'ai demandé conseil et tu m'as suggéré ce titre... C'est tout autant son prestigieux Prix que son résumé qui m'ont convaincue de découvrir cet auteur et ce livre...

Qu'as-tu pensé de cette lecture ? Ce livre est une très belle découverte. Je ne connaissais pas l'auteur. On fait la connaissance de Cora qui va nous faire vivre au fil des pages ses joies comme ses peines.... On va suivre son combat pour sa liberté. Un livre qui ne vous laissera pas de marbre car des moments très émouvants, il y en aura beaucoup. Ne pas hésiter à le lire, c'est un roman indispensable et nécessaire.
  • Parce qu'un membre de ma DreamBookTeam peut en cacher un autre... Parce qu'un Prix Pulitzer peut aussi en cacher un autre... C'est au tour de mon compagnon Franck de nous parler de Colson Whitehead... Mais avec "Nickel Boys", paru l'an dernier aux éditions Albin Michel et egalement lauréat du Prix Pulitzer...

4ème de couverture : Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l'université pour y faire de brillantes études, il voit s'évanouir ses rêves d'avenir lorsque, à la suite d'une erreur judiciaire, on l'envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s'engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu'il s'agit en réalité d'un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d'amitié. Mais l'idéalisme de l'un et le scepticisme de l'autre auront des conséquences déchirantes.

Pourquoi avoir choisi ce titre ? Colson Whitehead a reçu son deuxième Prix Pulitzer pour Nickel Boys, après Unerground Railroad en 2017. Il prolonge son exploration de l'histoire raciste de l'Amérique, réfléchit à l'identité et aux traumas collectifs américains. Raison pour laquelle je souhaitais découvrir ce titre, et le Club de lecture m'en a offert l'occasion. 

Qu'as-tu pensé de cette lecture ? Dans ce livre, il ouvre un chapitre terrible et méconnu de l'histoire des Noirs aux USA. Il romance les humiliations et sévices infligés aux jeunes garçons noirs d'une maison de redressement en Floride durant la seconde moitié du XXème siècle. Une fiction inspirée de faits réels qui entérine Colson Whitehead en conteur d'une Amérique divisée.
Dès l'incipit, l'auteur nous accroche et nous questionne. Et la Nickel Academy représente une allégorie d'un pays corrompu par son racisme, une institution aussi injuste qu'arbitraire. Elwood Curtis et Jack Turner incarnent deux attitudes face à la violence : Y répondre par la violence ou la combattre en idéaliste fidèles aux discours de Martin Luther King.
La force du livre, au-delà de la parole rendue aux victimes, réside dans sa capacité à décortiquer les mécanismes par lesquels des faits avérés sont effacés de l'Histoire officielle malgré les preuves. Colson Whitehead met toute la puissance de son style, son sens de l'épure, de la concision au service d'un récit époustouflant et impalpable mais d'une humanité rare. Une lecture nécessaire, à méditer.
  • Dernier membre de ma DreamBookTeam à s'être lancé dans l'aventure américaine, c'est ma meilleure amie Laura avec "Les Testaments" de Margaret Atwood paru aux éditions Robert Laffont et lauréat du Booker Prize 2019...

4ème de couverture :  Quinze ans après les événements de La Servante écarlate, le régime théocratique de la République de Galaad a toujours la mainmise sur le pouvoir, mais des signes ne trompent pas : il est en train de pourrir de l'intérieur.
À cet instant crucial, les vies de trois femmes radicalement différentes convergent, avec des conséquences potentiellement explosives. Deux d'entre elles ont grandi de part et d'autre de la frontière : l'une à Galaad, comme la fille privilégiée d'un Commandant de haut rang, et l'autre au Canada, où elle participe à des manifestations contre Galaad tout en suivant sur le petit écran les horreurs dont le régime se rend coupable. Aux voix de ces deux jeunes femmes appartenant à la première génération à avoir grandi sous cet ordre nouveau se mêle une troisième, celle d'un des bourreaux du régime, dont le pouvoir repose sur les secrets qu'elle a recueillis sans scrupules pour un usage impitoyable. Et ce sont ces secrets depuis longtemps enfouis qui vont réunir ces trois femmes, forçant chacune à s'accepter et à accepter de défendre ses convictions profondes. En dévoilant l'histoire des femmes des Testaments, Margaret Atwood nous donne à voir les rouages internes de Galaad dans un savant mélange de suspense haletant, de vivacité d'esprit et de virtuosité créatrice.

Pourquoi avoir choisi ce titre ? Et bien je trouve qu’il correspond parfaitement au thème : Quoi de mieux qu’un livre qui évoque la fin d’un régime sous lequel on interdit aux femmes d’apprendre à lire ? C’est un roman américain qui évoque les les libertés et surtout la reconquête de ces libertés.

Qu'as-tu pensé de cette lecture ? Ce deuxième roman se concentre surtout sur la chute de Gilead ainsi que sur les personnages responsables de la chute et, sans trop en dévoiler, ces personnages sont des femmes, sexe oppressé sous ce régime autoritaire. On retrouve en partie les personnages du premier mais cela se passe des années plus tard. J’ai vraiment apprécié la lecture et ses multiples points de vue. C’est ce qui rend la lecture intéressante : des gens de l’intérieur mais aussi de l’extérieur...
Je garde toutefois une petite préférence pour le premier, déjà parce que c’est le premier, et le fait d’y suivre un personnage nous donne cette sensation d’être prisonnière, ce que l’on ne retrouve pas dans le deuxième, justement parce que c’est le début de la fin...
  • Parce que mon petit Club de lecture sait aussi pouvoir compter sur ses plus fidèles membres, ses plus adorables habitués, je laisse à présent la parole à Aurélie, blogueuse mais avant tout lectrice passionnée, laquelle a décidé de se plonger dans "Ce lien entre nous" de David Joy, paru l'an dernier aux éditions Sonatine...

4ème de couverture : Caroline du Nord. Darl Moody vit dans un mobile home sur l’ancienne propriété de sa famille. Un soir, alors qu’il braconne, il tue un homme par accident. Le frère du défunt, connu pour sa violence et sa cruauté, a vite fait de remonter la piste jusqu’à lui. Un face à face impitoyable s'engage alors.
Avec Ce lien entre nous, David Joy esquisse un nouveau portrait noir des Appalaches. Quelle rédemption pour ces régions violentes et magnifiques, réduites au désespoir ? Seul un grand écrivain est capable de nous donner une réponse.

Pourquoi avoir choisi ce titre ? Ce livre devait, à la base, sortir au printemps. Avec le premier confinement, il a été reporté en septembre, prenant part à la sortie littéraire. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a beaucoup fait parler de lui, que ce soit dans les médias ou sur les réseaux sociaux. De plus, ma libraire me l'a chaudement recommandé alors je me suis laissée tenter, curieuse de découvrir ce nouveau phénomène de l'écriture.

Qu'as-tu pensé de cette lecture ? Quelle claque !! Ce roman m'a mis une grosse claque !!
Dès les premières lignes, on est dans l'ambiance : les montagnes, la nature, le braconnage et bam ! L'accident arrive ! A partir de là, une chasse à l'homme s'organise et on est en totale immersion dans l'intrigue. L'auteur a une plume très visuelle mais sans fioriture : il va droit à l'essentiel, ses descriptions sont précises et on voit tout ce qu'il nous décrit. Cette lecture a été émotionnellement éprouvante pour moi car l'auteur ne prend pas de gants pour nous décrire des scènes violentes. Néanmoins, il n'en rajoute pas non plus, il est factuel et nous sommes les témoins de cette réalité qui est toujours d'actualité en plein coeur de l'Amérique "profonde".
Pour conclure, David Joy est un auteur sans nul doute à suivre car il a un vrai talent d'écriture et de conteur. Par contre, âmes sensibles abstenez-vous car sa plume ne fait pas dans la dentelle !
  • Une autre de mes plus fidèles aventurières, mais aussi l'un des plus grands soutiens de mes tribulations littéraires, c'est ma très chère Corinne, laquelle a décidé de découvrir "American Dirt", un roman de la rentrée littéraire de septembre dernier, signé Jeanine Cummins et paru aux éditions Philippe Rey...

4ème de couverture : Libraire à Acapulco, au Mexique, Lydia mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, malgré les tensions causées dans la ville par les puissants cartels de la drogue. Jusqu’au jour où Sebastián, s’apprêtant à révéler dans la presse l’identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n’est autre que Javier, un client érudit avec qui elle s’est liée dans sa librairie... La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.
Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier. Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel...
Porté par une écriture électrique, American Dirt raconte l’épopée de ces femmes et de ces hommes qui ont pour seul bagage une farouche volonté d’avancer vers la frontière américaine. Un récit marqué par la force et l’instinct de survie de Lydia, le courage de Luca, ainsi que leur amitié avec Rebeca et Soledad, deux sœurs honduriennes, fragiles lucioles dans les longues nuits de marche... Hymne aux rêves de milliers de migrants qui risquent chaque jour leur vie, American Dirt est aussi le roman de l’amour d’une mère et de son fils qui, au cœur des situations tragiques, ne perdent jamais espoir. Un roman nécessaire à notre époque troublée.

Pourquoi avoir choisi ce titre ? Pour tout te dire, à la découverte de ce nouveau thème, j'ai eu beau réfléchir, aucune idée de roman ne me venait. J'ai donc tricher un peu en sollicitant ma libraire. C'est elle qui m'a suggéré ce titre. Roman de la rentrée littéraire, ce livre a été un gros coup de cœur pour elle. De plus, Trump quittant la Présidence des États-Unis, on peut espérer que les américains seront plus accueillant avec les mexicains migrant vers leur pays.

Qu'as-tu pensé de cette lecture ? Je confirme le coup de cœur ressenti par ma libraire. Jeanine Cummins a beaucoup enquêté avant décrire son roman, rien n'est laissé au hasard. On y parle sentiments (amour maternel, amitié, peur, courage). On comprend aussi que les migrants sont prêts à prendre tous les risques pour sauver leur peau et celle de leur famille. Ce roman est un plaidoyer en faveur des migrants.
  • Autre grande habituée du Club, fidèle parmi les fidèles, blogueuse inventive et lectrice passionnée, c'est ma très chère Valérie ou Sally sur les habitués des réseaux sociaux ! Pour cette aventure américaine, elle a choisi de se plonger dans "L'autre moitié de soi" de Brit Bennett, paru en septembre dernier aux éditions Autrement...

4ème de couverture : Quatorze ans après la disparition des jumelles Vignes, l'une d'elles réapparaît à Mallard, leur ville natale, dans le Sud d'une Amérique fraîchement déségrégationnée. Adolescentes, elles avaient fugué main dans la main, décidées à affronter le monde. Pourtant, lorsque Desiree refait surface, elle a perdu la trace de sa jumelle depuis bien longtemps : Stella a disparu des années auparavant pour mener à Boston la vie d'une jeune femme Blanche. Mais jusqu'où peut-on renoncer à une partie de soi-même ?
Dans ce roman magistral sur l'identité, l'auteure interroge les mailles fragiles dont sont tissés les individus, entre la filiation, le rêve de devenir une autre personne et le besoin dévorant de trouver sa place.
Traduction de Karine Lalechère.

Pourquoi avoir choisi ce titre ? A la veille du 2ème confinement, je suis passée à la librairie de mon quartier. Je suis tombée sur ce livre avec une note du libraire très enthousiasmante. J'avais déjà lu de bonnes critiques sur ce roman, je l'ai donc acheté bien volontiers.

Qu'as-tu pensé de cette lecture ? Dans une toute petite ville créée au 19è par et pour des personnes d’origine africaine et très claires de peau, naissent les Jumelles Desiree et Stella.
Dans ce quasi village, on s’ennuie quand on est adolescent, des interdits fleurissent qui sentent le repli sur soi. Par exemple, il n’est pas bien vu pour les jeunes filles de fréquenter des hommes à la peau foncée.
Si les jumelles ont chacune un caractère bien différencié, elles se mettent d’accord pour fuir à leur seizième anniversaire. Nous sommes en 1954.
Des années plus tard, Desiree reviendra avec une petite fille plus noire que l’ébène. Stella a disparu depuis longtemps, elle est devenue blanche.
Ce roman est absolument fascinant. D’une belle plume, il aborde plusieurs sujets synthétisés dans son titre : la gémellité, le métissage et le transgenre.
Toute en bienveillance pour ses personnages, l’autrice décortique à la fois avec minutie et puissance la difficulté de ne pas entrer dans les cases de la normalité posée par la société, le bonheur et la souffrance d’être soi malgré tout.
La construction se fait davantage par thème que par chronologie sans jamais perdre le lecteur.
Un très beau roman. 
  • Une autre de mes plus charmantes lectrices et grandes habituées de ce petit Club de lecture dont je suis particulièrement fière, c'est l'adorable Aurore qui a décidé de rencontrer "L'inconnu de la forêt" du célèbre Harlan Coben, paru l'an dernier aux éditions Belfond...

4ème de couverture : Vous ne savez rien de lui, il est pourtant votre seul espoir. Le maître incontesté du thriller vous emmène en balade sur le chemin d'une nouvelle insomnie... Prenez garde à ne pas vous perdre. 
WILDE.
Son nom est une énigme, tout comme son passé.
Il a grandi dans les bois. Seul.
Aujourd'hui, c'est un enquêteur aux méthodes très spéciales.
Vous ignorez tout de lui.
Il est pourtant le seul à pouvoir retrouver votre fille et cet autre lycéen disparu.
Le seul à pouvoir les délivrer d'un chantage cruel. D'un piège aux ramifications inimaginables.
Mais ne le perdez pas de vue.
Car, dans la forêt, nombreux sont les dangers et rares sont les chemins qui ramènent à la maison.
Pourquoi avoir choisi ce titre ? Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu cet auteur dont je garde un très bon souvenir pourtant.
C’est à l’occasion d’un concours que j’ai remporté ce livre et j’ai profité de la thématique du club de lecture pour le sortir de ma pal.

Qu’as tu pensé de cette lecture ? J’avoue que je n’ai pas été complètement convaincue par ce livre. L’auteur nous propose des personnages intéressants et originaux: Wilde qui a été retrouvé enfant vivant seul au beau milieu de la forêt et qui n’a jamais retrouvé ses origines, Hester la grand-mère fringante de Matthew qui est aussi une avocate pénaliste de renom...
Mais il y a aussi beaucoup trop de personnages, trop d’intrigues mêlées, dont certaines vont disparaître en cours de route, et on s’y perd un peu à la lecture. J’avoue qu’au bout d’un moment je peinais à retrouver l’intrigue principale de ce livre.
Par contre l’auteur réussit tout de même à nous offrir un final étonnant et plutôt réussi.
  • Last but not least, c'est avec ma chère, très chère Hamida que se termine ce petit Club de lecture ! Pour l'occasion, elle a choisi de découvrir "My absolute darling" de Gabriel Tallent, paru en 2018 aux éditions Gallmeister...

4ème de couverture : À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un couteau pour seuls compagnons. Mais si le monde extérieur s'ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous l'emprise d'un père charismatique et abusif. Jusqu'au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu'elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d'échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

Pourquoi avoir choisi ce titre ? Voilà un moment que je tournais autour de ce livre en librairie... Un titre tellement encensé par les critiques et chroniques que je craignais d'être déçue à sa lecture, de trop en entendre de ses pages... Finalement le Club de lecture m'a donné le coup de pied aux fesses qu'il me fallait pour dépasser mes craintes.!

Qu'as-tu pensé de cette lecture ? Une vraie grosse claque ! Cette fois-ci, les avis ne m'ont ni menti, ni trahie ! Un roman sombre... Un roman surprenant... Un roman dérangeant... Un roman bouleversant... Un roman marquant... A l'exception de ces adjectifs, les mots me manquent pour en parler tant cette lecture reste gravée dans mon esprit ! A découvrir même si le sujet est vraiment difficile !

Et voici l'année 2020 clôturée ! Une année difficile oui, mais durant laquelle nous avons su nous accrocher, soutenus par nos meilleurs alliés : Les livres ! Et cette belle session en est sans doute l'une des plus passionnantes preuves ! Encore une fois je remercie mes adorables et curieux acolytes pour leur enthousiasme et leur soutien sans faille : Une fidélité comme celle-ci n'a pas de prix pour une blogueuse aussi passionnée que moi ! Aussi je tiens une fois de plus à vous témoigner ma reconnaissance, notamment à travers cette petite attention en procédant à un tirage au sort parmi les participants de cette session, et l'heureux élu dont le nom s'affiche ci-dessous gagne donc le livre de son choix parmi ce bilan : Toutes mes félicitations et un immense bravo à tous !


A présent que l'année 2020 est terminée... Place à un nouveau thème pour démarrer 2021 avec panache et en beauté ! Vous êtes prêts ? Le nouveau thème vous est donc dévoilé :

La littérature est un art... Conjugue-le à un autre ! 

Vous connaissez le thème... A présent prenons connaissance des petites règles à respecter :
- On s'inscrit par mail jusqu'au  24 janvier 2021 à l'adresse suivante : aurelie.deslivresetmoi7@gmail.com
- On bouquine
- On répond aux deux petites questions
     * Pourquoi avoir choisi ce titre ?
     * Qu'as-tu pensé de cette lecture ?
Le tout en un maximum de dix lignes transmises par mail à la même adresse au plus tard le 10 mars 2021 !
- On se retrouve le dimanche 14 mars 2021 pour un nouveau bilan... Et un nouveau thème pour la session suivante !

Le thème est annoncé... J'attends maintenant vos mails afin de découvrir vos belles idées et vous retrouver plus enthousiastes et motivés que jamais pour cette nouvelle session désormais lancée ! Dans l'attente je vous souhaite une bonne fin de journée, mais aussi de belles lectures mes Bookinautes adorés !