mercredi 16 janvier 2019

Quand la presse se livre... JournaLivre \ Janvier 2019

Démarrer l'année sur un gros coup de fatigue et/ou de déprime (cocher la mention inutile... Ou pas...) n'a sans doute pas été la meilleure de mes idées : Vous m'en voyez fort navrée mais on ne maîtrise malheureusement pas ces petits tracas... Alors j'ai pris l'air, le large, le recul nécessaire pour respirer, souffler, évacuer... Et repartir de plus belle : Il semblerait que je sois actuellement sur la bonne voie et c'est avec un immense plaisir que je vous retrouve aujourd'hui pour un nouvel article !
Et parce qu'il lui tient à coeur de me voir poursuivre cette si belle aventure, mon compagnon Franck n'a décidément pas ménagé ses efforts ! A l'instar de ses trois acolytes que sont ma meilleure amie Laura, ma maman Roseline et ma collègue Françoise, j'ai mis Franck à contribution sur mon blog en alliant la lecture à l'un de ses passe-temps favoris, me permettant ainsi de vous parler lecture de 1001 façons possibles ! Le concernant, c'est la presse littéraire et culturelle qui retient toute son attention, et une fois encore, Franck a réussi à trouver un angle original pour l'aborder, vous en parler, la décrypter et vous la livrer dans une version condensée ! Alors on dit merci, et on parle actualité littéraire... Laquelle n'a qu'un seul nom à la bouche... Celui de Michel Houellebecq !
Ainsi même les moins sociables d'entre vous n'ont pu échapper au phénomène Houellebecq, lequel a vraisemblablement éclipsé tous les autres livres de cette petite rentrée littéraire ! Son dernier roman intitulé "Sérotonine" est en effet paru aux éditions Flammarion ce 04 janvier 2019... Et que ce soit en bien comme en mal : Tout le monde en parle... Aussi Franck a dû sélectionner et a opté pour un éventail de tous les possibles...
 
En se penchant tout d'abord sur ce qu'en pense la presse étrangère : Pour ce faire il s'est procuré le dernier numéro de Courrier international (N°1471 - Du 10 au 16 janvier 2019) sur le bandeau duquel Houellebecq apparaît comme "Le provocateur préféré de la presse étrangère", et pour cause : Rarement les avis n'ont été aussi divergents ! Ainsi la presse étrangère voit en lui un provocateur mondial, qui suscite tantôt l'admiration, tantôt la répulsion... Mais ne laisse jamais indifférent ! Alors c'est parti pour un petit tour d'horizon européen...
  • En Allemagne, Houellebecq est perçu comme "défendant des thèses provocatrices, totalement politiquement incorrect, misogyne, mais aussi visionnaire, lucide sur notre époque, annonçant les évolutions de la société de manière presque prophétique" selon la Radio Deutschlandfunk ;
  • En Italie, il est plus simplement considéré comme l'écrivain des oubliés ;
  • En Belgique, "Sérotonine" est vu comme un portrait peu flatteur de notre époque en revenant sur l'un des thèmes de prédilection de l'auteur : le déclin du mâle occidental ;
  • En Espagne, Houellebecq est plutôt perçu comme un raciste, beauf, aigri et infantile, qui ne sert qu'à alimenter les conversations... Au moins, les choses sont claires ;
  • En Irlande, au contraire, Houellebecq est considéré comme un incontournable, l'auteur des romans les plus dérangeants de notre temps ;
  • Aux Pays-Bas, c'est presque une préconsécration : L'écrivain est vu comme un Prix Nobel en devenir pour la valeur sociale et politique de son œuvre ;
 
Pour compléter le tableau, Franck a décidé de sortir des sentiers battus en se procurant le dernier numéro d'un magazine qu'il ne lit quasiment jamais : Valeurs actuelles (n°4285 - Du 10 au 16 janvier 2019). Cette fois-ci, l'écrivain fait carrément la couverture sous le titre "Houellebecq - L'écrivain national. Phénomène, génie, prophète ? Sérotonine, son roman évènement." Le portrait qu'en dressent les journalistes le révèle comme un auteur inclassable, car cultivant des amitiés à gauche comme à droite. Partisan d'une démocratie directe (comme en Suisse), il soutient le projet politique du Frexit, éprouve aussi une franche aversion pour le libéralisme (économique et sociétal), et se trouve en lutte contre un puritanisme global et conquérant. Plus que souverainiste, il se dit indépendantiste. Pour les journalistes, Houellebecq doit être vu comme le plus grand écrivain français vivant.  
 
 
Enfin Franck est revenu à de plus habituelles lectures en se plongeant dans le dernier numéro du journal Le Un (n°231 du mercredi 09 janvier 2019)... Tout spécialement consacré à la sortie du dernier roman de Michel Houellebecq, de l'édito au mot de la fin.
Ainsi Eric Fottorino évoque une œuvre littéraire la plus en prise avec notre époque et présente "Sérotonine" comme la radiographie d'une époque, soulignant l'acuité du regard de l'auteur, ce dernier dénonçant le libéralisme triomphant qui broie les êtres et conduit à une désespérance sociale, à la noirceur... Un roman sur les ravages du libéralisme et l'impossibilité de l'amour dont le journal nous livre un extrait, de ce dernier roman mais également de "La poursuite du bonheur" paru en 1991, Houellebecq étant poète avant d'être écrivain.
Le journal ne s'arrête cependant pas en si bon chemin et passe tout l'œuvre de Houellebecq à la loupe...
  • Son style, et notamment son fort usage du point-virgule alors même que cet élément de ponctuation est en déclin depuis les années 60. Certains y voient une demi-pause pour faire respirer la phrase. Pour Robert Solé, le point-virgule houellebecquien reste un point d'interrogation...
  • Sa "cartographie" de la France, qui se trouve même en poster au centre du journal et pointe ainsi tous les lieux évoqués dans ses romans... Parmi lesquels Beauvais, oui : chez moi, dans son roman "La Carte et le Territoire", Prix Goncourt 2010.
  • Son rapport à l'architecture vu par l'architecte Clémentin Rachet, pour qui l'auteur est un romancier de la banalité urbaine puisque l'architecture est cantonnée à un rôle fonctionnel, organisé et libéral... Un romancier qui préfère les hôtels, les supermarchés, les aéroports et les centres commerciaux aux cathédrales...
  • Au tour ensuite de l'universitaire Alain Vaillant d'aborder l'humour acide, le rire et l'autodérision chez Houellebecq dans un autre article.
 
Le journal nous livre aussi quelques repères autobiographiques sous la forme d'une BD et nous propose également un entretien avec Agathe Novak-Lechevalier, auteure de "Houellebecq, l'art de la consolation" paru aux éditions Stock en 2018, entretien dans lequel elle présente Houellebecq comme un des premiers écrivains français à renouer avec la tradition réaliste du XIXème - qu'on peut trouver dans les romans de Balzac - pour rendre compte du monde dans lequel il vit, la littérature étant pour lui une question de vie ou de mort. A noter pour terminer qu'on pourra trouver un dernier article de l'universitaire belge Jacques Dubois dans lequel il compare Houellebecq, auteur du roman "Extension du domaine de la lutte" (1er roman paru en 1994) et Jorys-Karl Huysmans, auteur du livre "En ménage" (paru au XIXème siècle), roman de la désespérance sociale et de la pénurie sexuelle de la classe moyenne.
 
Parce qu'il est impossible de critiquer un livre sans l'avoir lu, il serait de bon ton de conclure en indiquant qu'au terme de ces articles, Franck a bien envie de se plonger dans cette lecture et découvrir plus avant la plume de Michel Houellebecq... Affaire à suivre...

lundi 14 janvier 2019

Auteur'Loupe... Avec Bram Stoker !


Si mon coup de moins bien n'est pas encore terminé, sachez mes chers amis que j'y travaille toute la sainte journée, tout en m'accordant le temps nécessaire pour m'en rétablir : Forcer le temps comme le destin n'est en effet pas la meilleure solution pour espérer perdurer toute l'année, n'est-il pas vrai ? Alors tâchons de faire mieux que la SNCF en "prenant le temps d'aller vite" !
De ce fait (ou pas ?), j'avoue avoir beaucoup peiné pour savoir de qui j'allais vous parler dans la présente rubrique pour bien démarrer l'année ! Avais-je seulement pu faire le tour de ces auteurs et livres que j'avais tant appréciés par le passé, un passé désormais révolu durant lequel je n'avais pas de blog pour vous les présenter ? Et bien mes amis, la réponse est simple : Pas encore !
Car une fois que le nom de cet auteur s'est discrètement infiltré dans ma mémoire : Bon sang mais c'est bien sûr, je n'avais pas encore parlé de Bram Stoker, je n'avais pas encore parlé de "Dracula" !


Quelques mots de bio...
De son vrai nom Abraham, Bram Stoker est un auteur irlandais né le 08 novembre 1847 à Contarf d'un père du même nom et de Charlotte Matilda Thornley. Troisième d'une fratrie de sept enfants, il sera souvent malade jusqu'à ses 13 ans, et écoute alors la Bible, les légendes irlandaises ou les récits sur l'épidémie de choléra au début du siècle, ce qui le marquera durablement. 
Plus tard il entre au Trinity College et obtient un diplôme en sciences et mathématiques en 1870. En parallèle il entretient une correspondance avec l'écrivain Walt Whitman et publie son premier article dans le Dublin Mail en 1871, ce qui le conduit à fréquenter la société culturelle londonienne.
Il publiera son premier récit intitulé "La Coupe de cristal" en 1872 dans la revue London Society, puis d'autres dans la revue Shamrock avant de se lier d'amitié avec l'acteur Henry Irving en 1876, ce qui le conduira à devenir administrateur au Lyceum Theatre de Londres.
Marié à Florence Balcombe en 1878, il deviendra père l'année suivante et dédiera un recueil de nouvelles à son fils deux ans plus tard. Il rencontre Walt Whitman en 1883, alors que le Lyceum Theatre est en tournée aux Etats-Unis, pays dans lequel il publiera un essai lors d'une seconde tournée en 1886.
Tandis qu'il continue à publier divers écrits, il se lance dans les recherches afin d'écrire "Dracula", roman qui paraîtra en 1897. Le Lyceum Theatre ferme ses portes en 1902 mais Bram Stoker continue à publier ses écrits et mourra le 20 avril 1912 à Londres.

Quelques mots de biblio...
Alors on ne va pas se mentir mes chers amis, de sa bibliographie je n'ai lu que "Dracula", le roman que tout le monde connaît et qui lui a valu la célébrité. Pour ma part je ne connais pas le moindre de ses titres en dehors de celui-ci, alors même qu'il s'est montré prolifique et a écrit de nombreux romans, recueils de nouvelles et essais. Pour autant, peu d'entre eux semblent avoir paru dans une version française en dehors des romans "Le Joyau des sept étoiles" (1903), "La dame au linceul" (1909) et "Le repaire du ver blanc" (1911), ainsi que quelques recueils de nouvelles, et notamment "L'invité de Dracula", publié par son épouse après son décès, en 1914.
 
 
Quelques mots d'amour...
Si je n'ai lu qu'un seul et unique roman de ce célèbre auteur, celui-ci fait cependant partie de ces lectures ayant durablement marqué mon adolescence et ma vie de lectrice !
C'était en 2005, je m'en souviens comme si c'était hier : J'étais alors en classe de Première (Littéraire, vous vous en doutez) et nous devions alors réaliser un TPE (Travail personnel encadré) avec trois de mes camarades sur le thème des romans adaptés au cinéma. C'est dans ce cadre que je fus amenée à me plonger dans la lecture de ce magnifique roman avant d'en découvrir moult versions cinématographiques, de la version de 1931, réalisée par Tod Browning et interprétée par Bela Lugosi, à la version de 1992 réalisée par Francis Ford Coppola et interprétée par Gary Oldman en passant par plusieurs autres... Plus ou moins réussies...
Si rien n'égalera jamais ce roman épistolaire particulièrement sombre et prenant, je m'étonne à ce jour d'avoir tardé si longtemps à vous en parler par ici ! Une idée qui m'a tout juste effleuré l'esprit hier soir, relativement tard puisqu'on avait largement dépassé minuit ! L'heure était sans doute propice à quelques idées vampiriques... Aussi vous parler de ce grand coup de coeur, que j'ai même eu l'occasion de lire en anglais d'ailleurs, est devenu pour moi comme l'évidence littéraire et libératrice de ma soirée !
 
 
Quelques mots d'actu...
Si je n'ai évidemment pas la moindre actualité à vous proposer concernant son auteur, Dracula n'a et n'aura sans doute jamais dit son dernier mot : Probablement l'intérêt d'une éternité vampirique, vous en conviendrez ! Mais faisant abstraction de ces nombreuses adaptations audiovisuelles plus ou moins dignes d'intérêt, j'ai bien mieux à vous proposer !
En effet, Dracula vient de ressurgir sous la plume de Dacre Stocker, l'arrière-petit-neveu de l'auteur originel et en collaboration avec l'Américain J.D. Barker. Ces deux-là viennent ainsi de cosigner "Dracula, les origines", un roman fantastique dans lequel la biographie se mêle à la fiction. Un roman que j'ai eu le plaisir de recevoir pour mon anniversaire... Et rejoint ainsi un précédent roman de Dacre Stoker dans ma bibliothèque, coécrit avec Ian Holt et paru en 2009 sous le titre "Dracula, l'Immortel", proposé comme une suite au roman original de 1897...
 
 
Quelques mots de conclusion...
Contrairement à Dracula qui se veut immortel et éternel, c'est ici que s'achève mon petit article sur son auteur, que je suis décidément fière de vous avoir présenté, tant ce roman a su marquer mes adolescentes années ! Si je ne devais vous conseiller qu'un seul titre de l'auteur... N'allons pas nous moquer mes chers petits, je n'ai lu que celui-ci et c'est incontestablement son œuvre la plus connue de par le monde, aussi vous devez absolument lire ce magnifique roman ! Quant à d'éventuelles adaptations cinématographiques à découvrir, je vous invite à visionner ces deux pépites que j'ai pu évoquer plus haut : Très sincèrement, seules ces deux-là valent vraiment la peine !
 
 

mercredi 9 janvier 2019

Bouquinist Park \ Du côté de chez Laura : 30 ans (10 ans de thérapie): Journal d'une éternelle insatisfaite de Nora Hamzawi...


N'allons pas nous leurrer mes lecteurs chéris : Ce début 2019 s'annonce archaïque ! A trop vouloir donner, je me suis pris les pieds dans le tas de livres, et me voilà en panne de lecture comme à la traîne dans l'écriture alors que l'année commence à peine ! Tâchons de ne pas paniquer ni déprimer comme j'ai failli le faire le week-end dernier : Maintenant que mon blog a des allures de joyeux bordel, on respire un grand coup, on reprend les choses dans l'ordre et on repart de plus belle !
Si je me laisse encore un peu de temps pour bouquiner et chroniquer, puis partager de nouveau le fruit de mes lectures sur les réseaux sociaux, je reprends déjà mes articles, au premier rang desquels figurent ceux de cette rubrique, l'une de mes petites fiertés pour être parvenue à embrigader quatre lecteurs parmi les plus proches de mon entourage dans mes littéraires péripéties ! Quatre mordus donc, qui ont accepté de mettre leurs propres lectures au service de mon blog, ceci afin de vous offrir un choix de bouquins le plus large possible et ainsi alourdir votre PAL au même titre que la mienne : Ce n'est que justice littéraire mes chers amis !
Viendront bientôt le tour de mon compagnon Franck, ma Maman Roseline et ma collègue Françoise... Mais aujourd'hui c'est ma meilleure amie Laura qui se prête à l'exercice en nous proposant de plonger dans "30 ans (10 ans de thérapie): Journal d'une éternelle insatisfaite" de Nora Hamzawi, paru aux éditions Mazarine et désormais disponible au format poche chez Marabout !


Ce que dit la quatrième de couverture...
"Obsessionnelle, parano et hypocondriaque, Nora Hamzawi partage ses petites angoisses ordinaires avec humour et autodérision.
À mi-chemin entre séances chez le psy et journal intime, elle décortique des scènes de nos vies pour mieux y trouver sa place.
Comment fait-on pour avoir l'air à l'aise en soirée ? Qui sont ces gens qui fréquentent les stations de skis ? Y a-t-il un âge pour arrêter de regarder La Boum ? Pourquoi est-ce qu'on est obligé de se tutoyer dans les magasins bios ?
Son regard sur le monde, sa perception des situations et son désarroi, amusé et sensible, révèlent l'absurdité et la folie du quotidien.
En bref, si vous vous demandez régulièrement si vous êtes normal ou à côté de la plaque, cette introspection sans filtre devrait vous aider à relativiser !"
 
Laura a aimé... Ou pas ?
Si je découvre aujourd'hui l'auteure dont il est question dans le présent article, la grande adepte du petit écran qu'est ma meilleure amie la connaît bien pour être fan de ses chroniques dans l'émission "Quotidien", ce qui l'a conduit à découvrir son spectacle et apprendre qu'elle avait écrit un bouquin : Précisément celui qui nous occupe à cet instant précis ! Un petit coup de pouce du hasard et sa disponibilité en bibliothèque permettait à Laura de pousser plus avant sa découverte !
Une découverte qu'elle n'a décidément pas regretté, je peux vous l'assurer ! Déjà parce que ce bouquin se lit sans prise de tête : En le dévorant tel un roman ou en le picorant comme bon vous semble. A chaque chapitre son sujet, sa scénette, son épisode du quotidien dans lequel tout un chacun saura se reconnaître tant l'anecdote nous parle et nous touche, mais jamais sans humour : Parce qu'il n'y a rien de tel pour se faire du bien !
 

Résumons nous pour finir...
Je vous laisse en faire l'expérience sans vous dévoiler les nombreux exemples dont Laura m'a parlé... Toujours est-il qu'elle a savouré ce très court bouquin qu'elle a qualifié de pépite, mieux qu'une cure de vitamine pour rebooster le moral : N'est-ce pas là le livre idéal pour bien démarrer l'année, en douceur et dans la bonne humeur s'il vous plaît, tout en découvrant une nouvelle auteure ? N'hésitez plus et foncez donc en librairie vous procurer ce livre ! Belle lecture à tous !

lundi 7 janvier 2019

Bilan de décembre 2018 et lancement de janvier 2019... C'est le jour du Club de Lecture Virtuel !


Pour bien entamer une nouvelle année, il faut se montrer motivé... Une motivation qui me fait malheureusement défaut pour le moment, vous m'en voyez navrée... Si la passion est toujours là, le coeur n'y est plus, je ne saurais trop vous expliquer pourquoi... Peut-être un coup de fatigue ou de déprime, très tendance au mois de janvier et dont je serais l'une des nombreuses victimes... Pour le moment je patiente, je laisse décanter, reposer pour voir où j'en suis désormais... Avec un peu de chance, c'est passager et je continuerai... A défaut... A défaut j'aviserai, hein...
En attendant nous avons du pain et des lectures sur la planche à bouquiner, et j'ai enfin un bilan qu'il me plaît de réaliser, celui du Club de lecture du mois de décembre ! Une quatrième édition fort sympathique bien que légèrement moins suivie, sans doute pour des raisons festives, mais exempte de toute défection, ce qui nous amène tout de même à dix participants enthousiastes et enjouées pour démarrer cette nouvelle année en mon humble compagnie et avec de bien belles lectures à vous proposer !
Il s'agissait cette fois-ci de nous parler de ce fameux livre qu'il fallait absolument glisser au pied du sapin... Et je laisse donc la parole à mes petits acolytes !
  • Fidèle parmi les fidèles, ma chère Laurence que l'on connaît davantage sous le nom de Lolo sur les réseaux sociaux, a choisi de nous parler d'un bouquin que j'ai moi-même glissé à plusieurs reprises sous le sapin : "L'amour c'est..." fabuleux bouquin illustré par Jack Koch, préfacé par Baptiste Beaulieu et édité chez Livre de Poche, auquel 200 participants ont contribué et dont 2€ sont reversés au profit de l'association "Le Rire Médecin" à chaque exemplaire... Un bel objet doublé d'une belle action dont je laisse Laurence vous parler :
Quatrième de couverture :
Illustrateur très actif sur les réseaux sociaux, Jack Koch a invité 200 auteurs, connus et moins connus, français et étrangers, issus de tous les genres littéraires, à offrir leur définition de l'amour, qu'il a ensuite illustrée. Le résultat : 400 pages empreintes de poésie et d'humour.
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Tout simplement parce qu'il parle d'amour. Chose essentielle pour vivre heureux surtout en cette période difficile, troublée par des manifestations et des actes malveillants
On ne parle pas assez d'amour ou on ne sait tout simplement plus en parler ? Ce livre est fait pour cela, pour réfléchir au sens de ce mot mais en plus des citations et des pensées d'auteurs, il y a de sublimes dessins de Jack Koch. Ils sont simples, frais et très expressifs.
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
Ce fut pour moi plus qu'une lecture. Une découverte et un formidable parallèle entre les textes et les dessins. Ca ne se dévore pas comme un roman, ça se déguste comme un bonbon, une gourmandise, en lisant simplement une ou deux pages par jour. On découvre, au travers de ce livre, ce sentiment parfois oublié ou trop souvent remisé dans un coin. L'Amour c'est tout le temps, toujours, partout, pour tous, ensemble. Un formidable cadeau à offrir ou à s'offrir mais il ne faut surtout pas passer à coté.
  • Grandes habituées de mon petit Club de lecture également, c'est un regard croisé que nous proposent une nouvelle fois Pascale et June, cette fois-ci avec "Petit Pays" de Gaël Faye, publié chez Grasset puis Livre de Poche et récompensé du Prix Goncourt des Lycéens en 2016 :
Quatrième de couverture :
Avant, Gabriel faisait les quatre cents coups avec ses copains dans leur coin de paradis. Et puis l'harmonie familiale s'est disloquée en même temps que son "petit pays", le Burundi, ce bout d'Afrique centrale brutalement malmené par l'Histoire.
Plus tard, Gabriel fait revivre un monde à jamais perdu. Les battements de cœur et les souffles coupés, les pensées profondes et les rires déployés, le parfum de citronnelle, les termites les jours d'orage, les jacarandas en fleur... L'enfance, son infinie douceur, ses douleurs qui ne nous quittent jamais.
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
- Pascale : J'ai choisi ce livre pour le thème parce qu'il était un des livres événements de 2018, récompensé par le Goncourt des lycéens, le Prix du roman FNAC et le Prix du premier roman. Plusieurs thématiques se croisent (l'enfance, la violence, l'exil, le retour) ce qui en fait un cadeau intéressant et touchant pour des lecteurs de tout âge et de tout poil.
 
- June : Avec Pascale, on est parti dans de grands débats en voyant le thème de ce mois-ci. On a de suite eu beaucoup d'idées mais aucune qui ne nous allait pleinement. Le livre n'était pas assez récent, on doutait que ce soit LE livre, il n'avait pas fait grand bruit... Bref, quelques jours et de nombreux sms plus tard, nous nous sommes mises d'accord pour lire celui-ci. Je précise que j'ai beaucoup aimé cette séance de concertation pour savoir sur quoi partir !
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
- Pascale : Pour commencer, "Petit pays" est un livre qui ne se lit pas mais qui se vit. Il est extrêmement bien écrit, il en ressort une impression d'oralité, le livre se reçoit comme on écoute un conte ou l'histoire d'un proche. L'auteur parvient à tisser un vrai lien avec son lecteur et on se sent au final très impliqué dans le quotidien des personnages et dans leurs ressentis. 
Je me suis énormément attachée à cette bande de gamins dont on suit les aventures et à la naïveté du petit Gaby. En terminant le livre je n'étais pas sûre de devoir rire, pleurer, sourire ou être nostalgique. Je l'ai beaucoup aimé.
 
- June : Je pense effectivement que c'est LE livre à mettre sous le sapin, chaque année ! Ce livre est criant de vérité, terriblement terre à terre et humain. Il m'a fait le même effet que "La vie devant soi" de Romain Gary, c'est dire ! 
J'ai vraiment été touchée par Gaby, cet enfant qui vit dans un monde très compliqué et dont on attend beaucoup. A son âge, je n'avais pas les préoccupations qu'il a et, pourtant, nous vivons dans le même univers. 
Gaby se retrouve justement partagé entre ses préoccupations d'enfants, comme son vélo par exemple, tout en devant évoluer et grandir dans un pays en guerre. L'Histoire est ce qu'elle est, cruelle, compliquée, souvent injuste, drôle parfois, la réalité est parfaitement reflétée dans ces pages. 
J'ai lu ce livre d'une traite, en plus d'être une claque, il est vraiment bien écrit. Je l'offrirai sans hésitation !
  • Si vous la connaissez pour faire partie de ma DreamBookTeam et contribuer à l'alimentation de deux rubriques sur mon blog - Bouquinist Park et LivrEcran - c'est aujourd'hui une première pour ma meilleure amie Laura, qui participe au Club de lecture ce mois-ci avec l'un de ses livres préférés, "Confessions d'un accro du shopping" de Sophie Kinsella, paru aux éditions Belfond et chez Pocket :
Quatrième de couverture :
Votre job vous ennuie à mourir ? Vos amours laissent à désirer ? Un peu de shopping pour se remonter le moral ! C'est la devise de Becky Bloomwood, jolie Londonienne de 25 ans. Armée de ses cartes de crédit, la vie lui semble magique ! Chaussures, maquillage, fringues sublimes... rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son effrayant découvert. Jusqu'au jour où, décidée à séduire Luke Brandon, jeune et brillant businessman, Becky s'efforce de s'amender, un peu aidée par son banquier, qui vient de bloquer ses comptes...
 
Pourquoi avoir choisi ce livre ?
Pour son humour, c’est une jolie histoire pleine de joie de vivre. C'est aussi le premier et le meilleur bouquin de la série... Becky ou l’art de se mettre dans des situations impossibles, à se demander par quelle pirouette elle va s’en sortir...
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
C’est un vrai roman feel good, qui redonne le sourire et ne se lâche pas une fois qu'on l'a commencé, on se régale du début à la fin de cette lecture. Un vrai must have qu'il faut mettre et trouver sous le sapin !
  • Un autre de mes acolytes que vous connaissez bien désormais, participant également à deux rubriques sur mon blog - Bouquinist Park et JournaLivre - mon compagnon Franck s'est de nouveau joint à cette folle aventure en choisissant "La Route" de Cormac McCarthy, paru aux éditions de l'Olivier et chez Points, récompensé du Prix Pulitzer en 2007 :
Quatrième de couverture :
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres et de cadavres. Parmi les survivants, un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites. Dans la pluie, la neige et le froid, ils avancent vers les côtes du Sud, la peur au ventre : des hordes de sauvages cannibales terrorisent ce qui reste de l'humanité. Survivront-ils à leur voyage ?
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
J'ai choisi ce titre, parce qu'il a été récompensé du Prix Pulitzer, mais aussi parce qu'il m'a profondément marqué lorsque je l'ai lu une première fois, il y a quelques années, au moment de son adaptation au cinéma avec Viggo Mortensen à l'affiche.
 
Qu'avez-vous pensé de cette lecture ?
Voilà un titre qui présente un dispositif minimal : Un père et son fils dans une Amérique dévastée par un cataclysme qui a réduit la nature en cendres. Les dialogues sont brefs et poignants. Le voyage est un moyen pour les hommes d'apprendre sur eux-mêmes. Quant aux descriptions sanglantes ou menaçantes, elles amènent à se poser la question : Qu'est-ce qui sépare l'homme civilisé de la brute cannibale ? C'est un texte d'une intensité rare.
  • Une autre de mes acolytes, qui contribue également à deux rubriques de mon blog - Bouquinist Park et Classique-moi si tu peux - et participe régulièrement à mon Club de lecture, c'est ma chère Maman Roseline qui a choisi ce mois-ci de nous parler de "Réparer les vivants" de Maylis de Kérangal, paru aux éditions Verticales et chez Folio :

Quatrième de couverture :
"Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps." Réparer les vivants est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de geste, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour.
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Parce que c'est un livre qui m'a beaucoup marquée lorsque je l'ai lu, après en avoir vu la remarquable adaptation cinématographique... Un livre qui m'a fait changer d'avis sur le don d'organes alors que j'étais farouchement contre. Un livre important, donc.
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
Pour moi ce livre est un chef d'œuvre, à la fois simple et très bien écrit, traitant avec pudeur et brio d'un sujet particulièrement difficile. Tout y est décrit avec simplicité, sans voyeurisme, permettant ainsi de comprendre comment on peut accepter l'inacceptable, pour sauver des vies et réparer les vivants. C'est un roman très riche en émotions, qui prend aux tripes et s'avère ainsi nécessaire. C'est à mon sens un livre indispensable, que tout le monde devrait lire une fois dans sa vie.
  • Autre charmante habituée de mon petit Club de lecture, c'est avec plaisir que j'accueille de nouveau Aurore, du blog "Des plumes et des livres", pour cette folle aventure, laquelle nous rejoint avec une véritable pépite, "Au petit bonheur la chance" d'Aurélie Valognes, paru en 2018 aux éditions Mazarine :
Quatrième de couverture :
1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.
Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un coeur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.
Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon.
Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.
Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
J'adore les romans d'Aurélie Valognes depuis que j'ai découvert "Mémé dans les orties". Pour moi, lire un de ses romans, c’est s’enfermer dans une bulle hors du monde et du temps. C'est replonger dans un passé pas si lointain et me rappelle bien souvent mon enfance. Ses romans parlent à plusieurs générations. Ils sont en apparence doux et simples mais ils décrivent aussi des situations compliqués dans une société en perpétuel mouvement. C'est donc tout naturellement qu'à la sortie de "Au petit bonheur la chance", je l'ai lu et l'ai choisi aujourd'hui.
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
Alors ce livre je l'ai lu à sa sortie et je l'ai relu à la fin de l'année. J'aime tellement l'écriture d'Aurélie Valognes que je suis toujours triste de tourner la dernière page. Je me suis beaucoup attachée à Mémé Lucette qui m'a rappelée ma grand-mère. D'ailleurs ma mère, Francine, a également lu le roman et elle a pensé la même chose, Mémé Lucette ressemble beaucoup à sa maman ! Nous n'avons pas vu les pages défiler tellement nous étions happées par l'histoire de Jean et Lucette (ma mère a même trouvé le livre plus court que les précédents alors qu'il est le plus long !). L'écriture de l'auteure est simple, douce mais forte à la fois. On ne peut s'empêcher de vivre les émotions des personnages : on sourit, on pleure, on rit avec eux.
  • Parce que le mois de décembre fut incontestablement une belle réunion de bloggypotes passionnés, c'est avec bonheur que j'ai vu Badia se joindre une nouvelle fois à la partie, avec un titre tout à fait de circonstances pour les fêtes de fin d'année : "Tout en haut de ma liste" d'Emily Blaine, paru chez Harlequin :

Quatrième de couverture :
Six destinées, trois rencontres, des kilos de neige et des montagnes d’amour : découvrez le nouveau roman choral d’Emily Blaine !
Jefferson est paumé. Depuis qu’il a arrêté ses études, il ne sait pas ce qu’il veut faire de sa vie. Au point d’accepter de participer à cette étude sociologique bizarre que lui propose sa sœur. Mais, quand il rencontre Alana, le deuxième cobaye, il comprend qu’il ne sera plus jamais perdu.
Olivia est coincée. Pour attirer l’attention de celui qu’elle aime depuis le lycée, elle s’est enterrée sous les mensonges. Désormais, elle doit présenter à ses parents son petit ami imaginaire, Callum. Callum existe… sauf que Callum est juste un ami. Un ami sympa au point de jouer le rôle d’un fiancé ?
Mason étouffe. Malgré sa célébrité, il se sent plus seul que jamais et ne sait plus qui il est vraiment. Alors, quand il découvre une petite annonce qui propose de retaper un vieux chalet en échange du gîte et du couvert, il fonce. Son hôtesse Stella aura bien le temps de se rendre compte qu’il a légèrement surestimé ses compétences en bricolage…
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
En cette période de fêtes, je souhaitais lire quelque chose de très léger, voire carrément niais, comme une romance de Noël par exemple. Et ce livre avait l'air de s'y prêter complètement...
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
Le livre est conçu de telle sorte qu'il ressemble à un cadeau, avec une quatrième de couverture plus large que les standards et repliée sur la tranche. Je trouvais l'idée ingénieuse. Nous suivons les aventures amoureuses et tumultueuses de trois femmes et trois hommes, les chapitres étant relatés tour à tour par chacun d'entre eux. On se laisse volontiers emporter par les diverses situations : Olivia qui demande à l'un de ses amis de jouer son petit ami le temps d'un dîner familial. Jefferson et Alana qui vivent un réel coup de foudre à l'occasion d'une expérience sur les relations humaines. Et Stella qui a la surprise de voir débarquer le célèbre Mason Graham, le "Brad Pitt" du moment, désireux de fuir la frénésie hollywoodienne, dans le chalet qu'elle rénove situé dans le fin fond du Maine.
L'ensemble est un peu cliché (sans offense pour l'auteure), mais à travers ces différentes romances bourrées d'humour, le livre tient sa promesse : celle de passer un agréable moment et de nous faire toutes rêver, même aux moins "fleur bleue" d'entre nous... 
  • Participant elle aussi au Club de lecture depuis son lancement, c'est toujours un bonheur de compter Marie-Julie parmi mes fidèles et habituées, toujours un plaisir de connaître ses idées lectures pour voir ma PAL augmenter... Et cette nouvelle occasion n'a pas fait exception puisque je ne connais pas le titre dont elle s'apprête à nous parler, "Chantage" de Samuel Palladino, récemment paru aux éditions Rebelle :
Quatrième de couverture :
Certaines limites ne devraient jamais être dépassées. Gabriel Rogero, homme politique à la carrière en plein essor, le sait. Cela ne l'empêche pourtant pas de se rapprocher de Marie, la compagne de son meilleur ami. Tout lui sourit jusqu'à ce qu'un inconnu exerce sur lui un chantage abominable. Quel est l'objet de ce chantage ? Sa famille et sa carrière y résisteront-elles ? Autant de questions qui trouveront une réponse dans ce thriller maléfique.
 
Pourquoi avoir choisi ce roman ?
Ce roman tient une place particulière dans mon petit cœur de lectrice. En effet, j’ai eu la chance de lire ce thriller en avant-première, avant qu’il ne soit publié, et de donner mon avis à l’auteur ainsi que mes commentaires constructifs (enfin, je l’espère ^^). J’ai donc été très contente lorsque j’ai appris qu’il allait être publié aux éditions Rebelle.
 
Qu’en ai-je pensé ?
Le personnage principal, Gabriel Rogero, soumis à un odieux chantage, se retrouve embarqué dans une spirale cauchemardesque et voit sa carrière et sa vie familiale exploser en mille morceaux. L’affaire prend rapidement des proportions inimaginables et on se prend d’affection pour Gabriel alors qu’il nous apparaissait comme un odieux personnage arriviste et opportuniste au début du roman. J’ai aimé ce personnage assez complexe, il n’est pas tout blanc ou tout noir mais il a ses failles et ses défauts. Les autres personnages sont moins creusés mais le méchant est particulièrement réussi et il fait froid dans le dos ! Il possède de mystérieuses facultés et paraît invincible. Tout au long du roman, la ligne entre le rêve et la réalité, le rationnel et l’irrationnel est ainsi assez floue. Quant à l’intrigue, je trouve que, pour un premier roman, elle est bien ficelée et assez bien maîtrisée. Après un départ en douceur, le roman monte en puissance au fur et à mesure pour finir de façon assez inattendue. En un mot, soyez curieux et découvrez ce thriller belge sur l’importance de nos choix sur fond de chantage, de sexe et d’une touche de fantastique !
Pour un avis plus complet, la chronique de Marie-Julie vous attend sur son blog, juste ICI !
  • Last but not least, et vous allez bientôt comprendre pourquoi, c'est avec un immense plaisir que je retrouve ce mois-ci Hamida, laquelle n'a pas choisi n'importe quel titre pour ce dernier Club de lecture de l'année, choisissant de se plonger dans la lecture du petit dernier de mon auteur chouchou, j'ai bien sûr nommé "Entre deux mondes" d'Olivier Norek, paru aux éditions Michel Lafon et récemment chez Pocket :
Quatrième de couverture :
Adam a découvert en France un endroit où l'on peut tuer sans conséquences.
 
Pourquoi avoir choisi ce titre ?
Parce que je te suis depuis suffisamment longtemps à présent pour savoir qu'il s'agit de ton auteur chouchou, qu'il faut absolument lire sous peine de représailles ! ^^ Alors oui, je l'avoue, je n'avais pas encore lu ton auteur chouchou... Mais je viens de me rattraper en découvrant ce titre, dont tu as tant parlé et avec lequel tu m'as vraiment donné envie de le découvrir !
 
Qu'avez-vous pensé de votre lecture ?
Et bien j'en pense que j'ai bien fait de suivre tes conseils en découvrant ton auteur chouchou ! Ce roman est tout simplement un chef d'œuvre... Au risque de te plagier dans mon commentaire, je trouve ce livre absolument nécessaire, parce qu'il jette un regard d'une glaçante neutralité sur une atroce réalité qu'on préfère ignorer. Sans parti pris aucun, il nous montre les deux côtés de la barrière (migrant/policier) avec une profonde humanité. J'ai profondément aimé la lecture de ce livre même si elle fait mal, même si elle nous prend aux tripes, même si elle reste gravée en nous bien longtemps après notre lecture. Alors merci, à l'auteur bien sûr mais aussi à toi, pour me l'avoir fait découvrir !

Comment voulez-vous ne pas avoir le sourire aux lèvres en achevant un Club de lecture d'une pareille manière ? Ca, pour sûr, voilà un article qui a su me remettre du baume au coeur et me donne envie de poursuivre l'aventure ! Encore une fois vous me trouvez particulièrement touchée par votre enthousiasme, votre sympathie, votre fidélité à mon blog comme à ce petit Club de lecture dont j'ignorais l'avenir lors de son lancement à la rentrée, en septembre dernier... Voilà quatre mois déjà et, si je doutais encore au début de cet article, c'est avec certitude que je vous retrouverai, au moins pour boucler le Club de lecture du mois de janvier !
Alors clôturons donc sans plus tarder le Club de lecture de décembre 2018 avec le nom de l'heureux élu tiré au sort parmi les participants, lequel s'affiche ci-dessous, avec mes plus sincères félicitations !


Et passons à présent aux choses sérieuses en annonçant le thème du Club pour ce mois de janvier... Un thème que j'envisageais beaucoup plus simple en démarrant mon bilan, n'étant pas certaine de poursuivre l'aventure jusqu'à la fin du mois... Pour finalement revenir au thème que j'avais initialement choisi... Et pour lequel j'espère vous voir nombreux à relever le défi :
 
En janvier, on sort de sa zone de confort pour mieux commencer l'année !
 
Parce qu'on ne change pas une méthode qui gagne, on conserve les mêmes règles, que vous pourrez retrouver ICI en cas d'oubli ! Un choix, un mois et deux questions pour finir... Pour vous inscrire, rien de plus simple, il vous suffit de m'envoyer un mail, avant le lundi 14 janvier 2019 à l'adresse suivante :
 
Au plaisir de vous retrouver le lundi 04 février 2019 pour faire le bilan... Et probablement un nouveau thème pour le mois suivant ! Je vous souhaite une belle et heureuse année 2019... Et de très belles lectures bien sûr !

dimanche 6 janvier 2019

Livres et vous ? Livrez-vous... Avec Niko Tackian !

Bien le bonjour mes chers amis ! Si je vous souhaite, à tous et pour commencer, une belle et heureuse année, me voilà bien ennuyée car rien ne va plus de mon côté... Actuellement en panne de lecture depuis cette fameuse nuit blanche du 03 au 04 janvier, je traverse également une petite crise existentielle rendant l'avenir de mon blog incertain... A quoi bon vouloir poursuivre l'aventure quand on n'a plus envie de rien ? Peut-être n'est-ce là qu'un coup de fatigue ou un coup de déprime, ce qui ne serait pas surprenant pour un mois de janvier... Affaire à suivre...
C'est donc en tenue de combat que je vous retrouve aujourd'hui - Autrement dit parée d'un pyjama Disney et de chaussons motif "pull moche de Noël" avec pompons du plus bel effet, le tout rehaussé d'une veste noire et rose en pilou pilou avec une capuche à oreilles de panda... Oui, c'est à ce point-là... - pour une première interview de l'année... Et une fois encore j'ai envie de pleurer, rager, taper du pied comme une gamine de cinq ans et demi...
Non pas que je n'aime plus partir à la rencontre d'auteurs pour partager avec vous leurs lectures et vous faire découvrir le lecteur qui sommeille en chacun d'eux, non ce n'est pas cela... Seulement l'auteur que je m'apprête à vous présenter vient de sortir sa dernière pépite aux éditions Calmann-Levy... Et le 02 janvier j'étais en congés au fin fond des Hautes-Alpes... Dans un petit coin de paradis peuplé d'à peine 300 habitants... Oui, donc privée de librairie... La plus proche étant située à 13km... Mais fermée pendant mon séjour... Et si j'étais prête à vendre mon âme au diable Amazonien... Voilà que celui-là ne pouvait me livrer qu'entre le vendredi et le lundi... Ca tombe bien quand tu rentres précisément le samedi... Bah oui, quand ça se goupille mal, ça se goupille mal jusqu'au bout, pas vrai...?
C'est donc l'âme en peine, le moral au fond de mes chaussettes en laine et la mine boudeuse que je vous retrouve, momentanément privée d'Avalanche Hôtel mais tout de même réjouie d'inaugurer l'année en compagnie d'un auteur que j'ai failli louper...
Un auteur dont j'ai en effet découvert la plume totalement par hasard en dénichant l'un de ses romans en exemplaire unique au rayon polar de ma petite bouquinerie... C'était l'été 2017 avec "La nuit n'est jamais complète", sombre petit bouquin que je ne tardais pas à embarquer pour le dévorer le soir-même, incapable de m'arrêter une fois ma lecture commencée... Coup de coeur fulgurant... Aussi fulgurant que l'envie de me gifler qui me prenait quand je venais soudain à réaliser : Put***, cet auteur, je l'ai loupé à plus d'une reprise et notamment à Saint Maur en poche cette même année (2017 donc), alors même que je suis allée rencontrer René Manzor qui se trouvait JUSTE à côté de lui (Si si, je vous promets, j'ai une excellente mémoire) ! Rhaaa... RHAAAAAAAAAAAAA !!! (Vous la voyez, là, la gamine qui tape du pied ?)
Bon depuis je me suis rattrapée, lui ai sauté dessus malgré ses bras musclés à Boulogne Billancourt en décembre 2017, pour ensuite le rencontrer à huit reprises en 2018... Il ne m'a pas encore assommée d'exaspération, signe que je peux retourner l'enquiquiner sans trop m'inquiéter... Mais si, mais si !
Je remercie donc très chaleureusement Niko Tackian - puisque c'est de lui dont il s'agit, mais je ne doute pas que vous l'aviez déjà deviné ! - d'avoir pris le temps de répondre à mes petites questions indiscrètes juste avant la sortie de son dernier thriller sombrement intitulé "Avalanche Hôtel", me permettant ainsi de vous offrir cette belle interview pour bien commencer l'année !
Trêve de bavardages, je ne vous fais pas languir plus longtemps et vous laisse donc découvrir ses réponses... Bonne lecture !


Peux-tu te présenter en quelques mots ? 
Je m’appelle Niko Tackian, je suis raconteur d’histoires depuis une vingtaine d’années. J’ai eu la chance de pouvoir utiliser beaucoup de supports, de la BD au jeu vidéo en passant par le scénario de cinéma ou de télévision, la réalisation et bien sûr l’écriture de romans.
 
Petit ou grand lecteur ? Quelle place tient la lecture dans ta vie ? 
A la fois grande car je passe mes journées à lire des textes, que ce soit dans mon métier de scénariste ou pour la documentation de mes romans, et faible car je n’ai guère le temps de lire "pour le plaisir". Pire que ça, je suis tellement confronté au texte dans mon travail que je préfère d’autres supports pour me ressourcer.
 
Quel a été ton premier coup de cœur littéraire ? Et le dernier ?
Mon premier c’est "L’appel de la forêt" de Jack London. Lecture obligatoire en première année de collège. J’avais onze ans et mon âme d’aventurier a vibré comme jamais. Je suis, depuis, tombé amoureux du bonhomme.
Mon dernier, mais qui remonte quand même un peu c’est "Un roi sans divertissement" de Jean Giono. La toute-puissance d’un maitre des mots capable de décortiquer l’âme humaine dans un polar montagnard hors norme. Je pense que j’ai énormément été influencé par ce roman tout au long de ma carrière.
 
 
Y a-t-il un livre/auteur qui t’a poussé à écrire ? Quel a été ton déclic ?
J’écris et je gagne ma vie par mon imaginaire depuis presque 20 ans. Ce n’est pas tant un auteur ou une œuvre qui m’ont poussé à écrire que ma vie et ma personnalité. J’en ai simplement besoin pour vivre, cela me permet de projeter des choses qui ne s’exprimeraient pas sinon. C’est un monde que je maitrise et qui m’apaise, et parfois me surprend. Stephen King dit que l’écriture c’est de la magie, et je suis totalement d’accord avec lui. De la magie pour soi-même car on laisse s’exprimer bien des choses qui nous transforment, de la magie pour le lecteur qui voit apparaître des images dans sa tête….
 
Peux-tu nous parler de tes romans, et notamment de ton dernier, "Avalanche Hôtel" ? 
C’est un roman sur l’identité, la mémoire et l’oubli. C’est un conte à la fois glacé et glaçant mais également terriblement empreint d’espoir et de chaleur. C’est le parcours d’un homme qui cherche la vérité quel que soit le prix à payer. Car au final, on vit toujours mieux lorsqu’on sait qui on est mais ce n’est pas donné à tout le monde. C’est également un roman "expérience" tellement l’ambiance vous prend aux tripes. Je le dis car c’est comme ça que j’ai vécu l’écriture…
 
Quel livre aurais-tu rêvé d’écrire ?
Si j’en rêve, je l’écris ! Mais au panthéon de mes romans il y a l’immense "UBIK" de P.K. Dick. Nul autre que lui n’a su écrire la schizophrénie avec autant de génie.
 

Si tu devais comparer ta vie à un roman, lequel serait-ce ? 
Je peux réellement dire que TOUS mes romans sont ma vie. Ma vie au moment où je les écris. En tout cas j’ai une approche très psychanalytique de l’écriture. Ce sont mes angoisses, mes frustrations, mes questions, mes réponses, mes doutes… Et d’un roman à l’autre ça évolue. Si je devais donner un personnage, je dirais Tomar Khan, forcément. Lui et moi avons pas mal de points communs. Avouables et inavouables.
 
Quel est ton livre de chevet ? Celui qui cale ta bibliothèque ? Ta lecture en cours ?
"Sillon"… Je n’arrive pas à le terminer alors que c’est super.

As-tu déjà une idée pour ton prochain roman ?
J’ai des idées pour mes dix prochains romans. Le problème, c’est surtout de choisir quand et comment. Celui de 2020 sera le grand retour de Tomar Khan dans une enquête et des questionnements qui le pousseront dans ses retranchements. Ce sera aussi le roman de Rhonda qui se révélera être une véritable guerrière.
 
 
Un petit mot pour la fin ?
"Avalanche Hôtel" est en librairie depuis le 2 janvier. Foncez le découvrir chez votre libraire et me rejoindre dans les couloirs et les méandres de cette histoire que je vous promets palpitante…
 
Promis, c'est ce que je vais faire... Mais pas (tout à fait) en librairie, plutôt à Nemours, au Salon du Livre samedi prochain... Si je dois me remotiver pour y aller, c'est bien pour me procurer ce livre-là, il me le faut et je réserve la nuit qui suit pour le dévorer : J'en fais une affaire personnelle !
En attendant je remercie encore une fois Niko Tackian pour avoir pris le temps de nous souffler ces quelques confidences littéraires afin d'entamer cette nouvelle année de la plus belle manière qui soit ! Une année que je vous souhaite littéraire et remplie de belles lectures... A commencer par "Avalanche Hôtel" et toute la bibliographie de Niko Tackian... Vous n'allez pas aimer, non... Vous allez ADORER ! Alors foncez le découvrir, vous m'en direz des nouvelles !