samedi 14 juillet 2018

C'est parti pour neuf concours de folie... Ou plus simplement : MEGA CONCOURS DE L'ETE... ACTE 3 !

 
Bonjour à tous !


Mes chers amis, si ma santé n'est pas au beau fixe en ce moment, je suis très heureuse, et même émue, de vous compter toujours plus nombreux à suivre mes folles tribulations livresques, que ce soit ici comme sur les réseaux sociaux : Plus de 5000, rendez-vous compte ! Tant de fidélité me fait chaud au coeur et me donne envie d'aller toujours plus loin pour vous offrir le meilleur ! 
Et comme votre humble blogueuse n'est pas à une petite folie près pour vous en remercier, j'ai décidé de vous gâter en organisant un de ces concours de ma spécialité ! Rien de bien novateur, je vous l'accorde, mais il me plait de vous faire partager mes coups de coeur ! J'ai donc décidé de sélectionner pour vous... DIX-HUIT titres à mettre en jeu par deux chaque samedi durant toutes les vacances estivales ! J'aurais aimé vous en offrir plus encore, mais mon banquier n'aurait sans doute pas supporté et mon épaule non plus d'ailleurs... 

Vous attendent donc pour vous accompagner tout l'été à la plage ou à la montagne, en ville ou en pleine campagne les titres suivants, dédicacés s'il vous plaît :

- Phobia, recueil réalisé par 14 auteur de polar en faveur de l'Association ELA
- A peine entré dans la librairie, recueil réalisé par 32 auteurs pour les 30 ans de la Griffe Noire
- Les indignes, recueil de nouvelles de Loli Artésia
- La fille aux cheveux roses d'Amélie B.
- Une bonne intention de Solène Bakowski
- Majestic Murder d'Armelle Carbonel
- Du feu de l'enfer de Sire Cédric
- Dust de Sonja Delzongle
- Je me suis lavé les mains avant de remonter mon pantalon d'Elsa Gallahan
- L'heure des fous de Nicolas Lebel
- Te revoir à Penn Avel de Marjorie Levasseur
- La délicatesse du homard de Laure Manel
- Entre deux mondes d'Olivier Norek
- Avec des si et des peut-être de Carène Ponte
- Ailleurs, c'est forcément mieux de Sacha Stellie
- Toxique de Niko Tackian
- Vise la lune et au delà de Marilyse Trécourt
- Minute Papillon ! d'Aurélie Valognes
- De joie coulent mes larmes de Lena Walker

Et pour ce troisième concours, sont mis en jeu :
- Minute Papillon ! d'Aurélie Valognes
- Dust de Sonja Delzongle

Trêve de bavardage, les règles du jeu sont simples :

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N’hésitez pas à multiplier vos chances en jouant sur chacun de ces réseaux !

Clôture du jeu ce Samedi 21 juillet 11h59 ! Les gagnants seront tirés au sort dans l'après-midi et auront le plaisir de recevoir l'un de ces deux livres dédicacés la semaine suivante, avant de laisser la place à deux nouveaux titres !

À vous de jouer ! Puisse le sort vous être favorable... Ou, plus simplement : Bonne chance à tous !

Chroniques 2018 \ Un homme comme lui de Charlotte Orcival


Parce qu'il n'existe pas de plume plus belle et magique que la sienne : "Un homme comme lui" de Charlotte Orcival, nouvelle parue aux éditions Harlequin.

Le pitch : Jeune femme ambitieuse dont l'objectif premier est de devenir une grande avocate en droit des affaires, Jeanne Smalto voit cependant son bel avenir déjà tout tracé remis en question pour une histoire de sentiments, se retrouvant sans stage de fin d'études, pourtant indispensable afin de valider son diplôme... L'un de ses colocataires va alors lui trouver une solution : Travailler dans le jeune cabinet de Stanislas Brucker... Un cauchemar en perspective quand elle se remémore le désastre que fut leur unique rencontre... Seulement Jeanne tient à ses projets d'avenir... Alors quand il faut y aller...

S'il est bien une auteure dont j'attends la moindre parution avec impatience, c'est bien Charlotte Orcival... Je suis en effet tombée amoureuse de sa plume ensorcelée, voilà déjà quelques années... Depuis lors celle-ci n'a jamais cessé de m'envoûter, de m'emporter en moins de mots qu'il ne m'en faut pour vous l'avouer... Je la retrouve donc ce jour pour mon plus grand plaisir avec une de ses nouvelles dont elle a le secret...

Car peu importe le format, Charlotte saura toujours vous embarquer au coeur même de l'intrigue qu'elle a su imaginer, toujours construite avec beaucoup de finesse, de maîtrise et d'efficacité : Un régal pour les yeux comme pour l'imagination qui ne tarde pas à se mettre en branle tant l'histoire qui lui est servie là s'annonce passionnante... Fallait-il seulement en douter ?
Parce qu'elle sait vous présenter des personnages particulièrement bien campés, richement étoffés et surtout profondément attachants. Elle nous emmène ici à la rencontre de la talentueuse et jolie Jeanne, qui ne rêve que d'une chose : Devenir avocate d'affaires pour ne plus jamais connaître la moindre difficulté financière et rendre fiers ses parents qui se sont tant sacrifiés pour elle... Le décor est planté, les présentations sont faites... Maintenant tout peut basculer...
Car elle doit bientôt travailler avec Stanislas, celui qui lui a gâché sa soirée, voilà quelques temps déjà... Très sincèrement de ces deux-là je ne saurais vous dire lequel j'ai préféré tant je les adore, littéralement, viscéralement, humainement... A tel point que la fin m'a arraché le coeur : Je ne l'ai pas vue venir non, car je me sentais si bien en compagnie de ces personnages, les principaux comme tous les autres qui ne sont décidément pas en reste dans la présente histoire, je me sentais si bien à leurs côtés que jamais je n'aurais voulu les quitter...
Parce que la plume de Charlotte a décidément l'art et la manière de nous traverser de moult émotions... Une plume fluide, élégante, enivrante comme j'en ai rarement vue... Un style simple, vif, addictif auquel on ne peut résister à n'en point douter...
En bref, qu'il s'agisse d'un roman ou d'une nouvelle, Charlotte Orcival maîtrise tous les formats et m'emmène toujours avec elle, peu importe où et avec qui... Car s'il est une chose que je dois bien vous avouer, c'est que Jeanne et Stanislas me manquent terriblement désormais...

vendredi 13 juillet 2018

Chroniques 2018 \ Power de Michaël Mention


Bien plus qu'un roman... Un monument : "Power" de Michaël Mention, paru aux éditions Stéphane Marsan.
 
Le pitch : C'est une crise sans précédent qui frappe les Etats-Unis à la fin des années 60. Le pays s'enlise au Vietnam et la communauté afro-américaine manifeste pour que soient reconnus leurs droits. C'est alors qu'apparaît le Black Panther Party, un mouvement révolutionnaire et libertaire qui milite pour la cause noire, vient en aide aux ghettos, arme ses partisans. Un mouvement que le Gouvernement américain entend bien enrayer. Un mouvement dont on voit l'évolution au travers de trois regards totalement différents...
 
Jusque-là je ne connaissais l'auteur que de nom pour avoir vu mon compagnon se plonger dans l'un de ses bouquins, historique déjà : "La Voix Secrète". C'est finalement sur son dernier titre que j'ai jeté mon dévolu pour ma part, trop intriguée par ce dernier tant j'ai entendu d'éloges à son sujet. Aussi l'ai-je donc rencontré à Saint-Maur, et c'est avec grand plaisir que j'ai pu échanger quelques mots avec lui avant de repartir ravie, munie d'un exemplaire dédicacé.
 
Si je connais les Black Panthers, je n'en sais pas beaucoup plus que tout le monde, c'est à dire pas grand chose... Un mouvement né d'une soif de droits, d'une envie de liberté et d'égalité, inspiré par de grands noms comme Marthin Luther King ou Malcom X... Tous deux assassinés... Un mouvement qui n'a pas duré plus de quelques années, réprimé par le Gouvernement américain, annihilé par des dissensions internes.
Mais il y a tellement plus à dire, et c'est précisément ce que l'auteur a fait dans le présent bouquin. Non pas qu'il s'agisse d'un récit documentaire, vous n'y êtes pas. Mais l'auteur nous livre un roman noir de la plus belle espèce, remarquablement documenté et riche d'enseignement, qui nous livre une histoire dans l'Histoire particulièrement prenante.
Relaté au travers de trois personnages foncièrement différents mais franchement bien campés, ce n'est pas seulement l'histoire du Black Panther Party qui nous est ici conté, mais aussi celle de toute une époque, de toute une communauté, tant l'auteur a su insufflé de la profondeur à son récit, si bien qu'on fait un saut dans le temps pour vivre ces évènements dans toute leur puissance, dans toute leur réalité.
Servi par une plume efficace et percutante, pleine d'émotions et d'énergie, ce récit se révèle d'autant plus intense et nous embarque littéralement d'un bout à l'autre du roman, tant et si bien qu'on ne parvient pas à le lâcher avant de l'avoir terminé... Et alors on a envie de taper du poing sur la table avant de le lever pour défendre l'égalité... Car le sujet est toujours d'actualité...
 
En bref, vous tenez là un bouquin historique d'une incroyable densité, d'une incroyable intensité : Ne passez pas à côté !

jeudi 12 juillet 2018

Chroniques 2018 \ Soeurs de Bernard Minier


Un polar tout ce qu'il y a de plus captivant : "Sœurs" de Bernard Minier, paru aux éditions XO.
 
Le pitch : Mai 1993. Pour sa première enquête, Martin Servaz a droit à un double homicide. Deux sœurs retrouvées attachées à des troncs d'arbres et vêtues en robe de communiante. Très vite il s'intéresse à Erik Lang, un auteur de polars à succès dont les jeunes filles étaient fans et dont l'un des titres est précisément "La Communiante"... Seulement l'affaire prend une tournure inattendue et laisse au policier un goût amer et un sentiment de doute... Un doute qui se rappelle à lui vingt-cinq ans plus tard. En février 2018, c'est la femme d'Erik Lang qu'on retrouve assassinée, elle aussi en robe de communiante...
 
De Bernard Minier j'ai tous les bouquins dans ma bibliothèque. Oui tous, sans exception. Et pourtant jusqu'à ce jour je n'en avais lus aucun... Une honte me direz-vous, et vous aurez raison sans doute... Pourquoi me demanderez-vous, et je vous répondrai que je n'en sais trop rien, figurez-vous... Peut-être me fallait-il un déclic... Un déclic qui s'est fait désirer mais se trouve bel et bien là ce jour ! De ma PAL j'extirpe actuellement tous les pavés et, si celui-ci n'est pas le plus gros, il a su se faire remarquer par sa couverture sublime, retenir mon attention par son résumé... Coucou déclic, me voilà fin prête à attaquer la bête !
 
Sans doute était-ce un signe, me voilà partie à la rencontre de Martin Servaz pour sa première enquête. En effet l'auteur nous replonge dans le passé de son célèbre policier pour nous offrir une intrigue particulièrement captivante, prenant racine dans les années 1990 avant de revenir à nos jours avec un nouveau crime dans la deuxième partie. Pour autant l'auteur ne perd pas un instant et donne le ton comme le rythme en nous accueillant d'emblée avec deux cadavres et une mise en scène macabre. Traitant de thématiques très intéressantes, et notamment les relations d'un auteur avec ses lecteurs, c'est une intrigue particulièrement prenante qui se dévoile sous nos yeux d'ores et déjà rivés sur ces pages qui vont défiler à vitesse grand V. Dès lors les découvertes et autres rebondissements ne vont cesser de s'enchaîner pour une histoire bigrement bien ficelée, remarquablement maîtrisée d'un bout à l'autre du roman. Si les références à ses précédents titres m'ont bien évidemment échappée, cela n'a en rien gâché ma lecture et me donne justement une raison de plus pour m'y intéresser dans les plus brefs délais !
Car c'est avec un plaisir certain que j'ai enfin fait la connaissance de Martin Servaz, un policier très réaliste car foncièrement humain, aujourd'hui plus en phase avec son métier qu'à ses débuts, vecteur d'émotions et notamment avec cette lettre... Dont je ne vous dirai rien de plus... Mais un autre personnage m'a également marquée, celui d'Erik Lang, ce romancier au centre de toutes les attentions particulièrement bien campé, dépeint avec beaucoup de précision. Si cela n'en fait pas quelqu'un que j'apprécie pour autant, il n'en reste pas moins qu'il est impossible à louper, à oublier tant il est intrigant.
Enfin la plume est fluide, particulièrement soignée et entraînante, le style est vif, efficace, élégant... De quoi passer un excellent moment de lecture assurément !
 
En bref, un polar passionnant que j'ai adoré lire d'un auteur talentueux que j'ai aimé découvrir... Une découverte que j'entends bien poursuivre, cela va sans dire !

mercredi 11 juillet 2018

Chroniques 2018 \ Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel


Première incursion dans le monde de l'auteure et déjà un uppercut : "Toutes blessent la dernière tue" de Karine Giebel, paru aux éditions Belfond.
 
Le pitch : Il y a Tama... Tama qu'on a ramenée du Maroc pour l'installer en France... Mais les promesses d'une vie meilleure sont loin désormais, elle est esclave, une sinistre condition qui lui rappelle chaque jour toute l'horreur dont l'humanité est capable...
Il y a Gabriel aussi... Gabriel qui vit seul dans un hameau à l'abandon avec son chien et ses juments... Et retrouve avec elles une jeune femme, armée mais blessée...
 
Mes chers amis, je n'ai pas honte de vous l'avouer : Il s'agit là de ma première plongée dans la bibliographie de Karine Giebel... J'avais pourtant plusieurs titres à ma disposition, certains depuis très longtemps, d'autres récoltés cette année au gré des salons... Seulement celui-ci m'aguichait trop pour ne pas lui succomber... Et puis j'en avais entendu beaucoup de bien, de quoi facilement se laisser tenter en conséquence... Il s'agit donc de mon premier thriller de l'auteure... Et croyez bien que de ce baptême littéraire je vais me souvenir, et pour longtemps assurément !
 
Sans concession ni voyeurisme, l'auteure nous entraîne au coeur d'un thriller incroyablement fort à la thématique particulièrement lourde : l'esclavage, dans toute son horreur et sa modernité, car encore de nos jours ce sujet est toujours d'actualité, et pas uniquement dans la plus chaleureuse et écœurante intimité des milieux les plus huppés.
Le ton est donné dès le prologue, qui frappe et résonne comme une gifle qu'on n'avait pas méritée, mais ce n'est qu'un début : D'un bout à l'autre du roman le lecteur sera malmené, confronté à l'humanité dans ce qu'elle fait de pire, à des scènes de violences à la limite du soutenable. Tantôt révolté, tantôt bouleversé, le lecteur se laisse ainsi happer par un véritable tourbillon d'émotions diverses et variées dont il ne pourra sortir indemne, c'est assuré.
Car il n'est pas seul dans cette tourmente littéraire, il y a les personnages aussi, que l'auteure n'a pas épargnés. Dépeints tout en nuance et complexité, l'auteure nous offre là des personnages particulièrement fouillés et bien campés, véritables vecteurs d'émotions pour un rendu plus réaliste encore, dont elle n'était déjà pas loin, c'est impressionnant.
Brutale et percutante, efficace et bouleversante, la plume de l'auteure est d'une froide beauté, son style d'une rare efficacité pour un moment de lecture prenant et surprenant, d'une redoutable noirceur et plein de vérité.
 
En bref, un roman noir comme j'en ai rarement vu, comme une marque au fer rouge sur mon âme de lectrice...

mardi 10 juillet 2018

Chroniques 2018 \ Sa majesté des ombres de Ghislain Gilberti


La définition même du masochisme littéraire ou quand un auteur te violente et te malmène pour ton plus grand plaisir de lectrice : "Sa majesté des ombres" (Trilogie des ombres - Tome 1) de Ghislain Gilberti, paru aux éditions Ring.
 
Le pitch : Mulhouse, 2003. La police s'apprête à mettre la main sur un des plus grands barons de la drogue sur le plan international mais l'opération vire au fiasco. Sept ans plus tard, Cécile Sanchez, en poste à l'OCRVP, est envoyée en renfort à Strasbourg pour enquêter sur une série de meurtres particulièrement violents. Fraichement accueillie sur place, elle va pourtant faire le lien avec l'affaire de la Villa Venezia et se retrouver confrontée à l'un des plus dangereux cartel de la drogue qu'on puisse imaginer...
 
Et encore une fois Ghislain Gilberti me met en difficulté pour rédiger ma chronique... Découvert avec "Dynamique du Chaos", son thriller sans doute le plus personnel dont je ne suis toujours pas revenue, cet auteur qui ne cesse de m'impressionner m'avait mise à terre, terrassée à la seule force de sa plume. Depuis je n'avais pas réussi à affronter un autre de ses titres, pourtant nombreux dans ma PAL, par crainte de ne pas retrouver cette puissance d'écriture, cette virtuosité de style... Par crainte d'être déçue... Puis ce livre est sorti, paré d'une couverture splendide... Un monstre de 740 pages tout de noirceur vêtu, le premier tome d'une trilogie des ombres encensé par Sire Cédric... Il n'en fallait pas plus pour replonger à nouveau, faire le grand saut...
 
Et ça n'a pas manqué bien sûr, j'ai succombé à la tentation, dévorant ce pavé plus vite qu'on s'enfile un rail de coke. Car l'auteur nous livre un thriller particulièrement dense, particulièrement sombre, dans lequel personne n'est épargné, pas même le lecteur. Plongé sans délai ni retenue dans les arcanes d'un milieu aussi dangereux qu'organisé, le lecteur se laisse embarquer au coeur d'une enquête relativement complexe et délicate à mener. Car même les réseaux les plus redoutables ont leurs vedettes, seulement gare à celui qui aurait l'audace de vouloir les arrêter. Ainsi l'intrigue est menée de main de maître, maîtrisée et documentée comme jamais, elle ne connaît aucun temps mort et le lecteur ne voit pas le temps passer. D'ores et déjà sous le coup d'une addiction certaine et incurable, ce dernier est alors incapable de lâcher ce bouquin avant de l'avoir terminé, peu importe l'heure qu'il est... Mais finalement frustré de ne pas disposer du tome 2...
Car outre l'intrigue, les personnages aux côtés desquels on évolue sont particulièrement bien construits, étoffés avec force soins et détails, campés avec un réalisme incroyable, tous autant qu'ils sont. Mention spéciale pour Cécile Sanchez qui reste à jamais gravée dans mon âme de lectrice passionnée tant elle est courageuse et déterminée, tant elle est bluffante de sensibilité, impressionnante par sa force de caractère. Une fois n'est pas coutume, j'ai vraiment hâte de la retrouver pour la suite des opérations...
Mais ce bouquin ne saurait être le même sans cette plume unique et incomparable, tout à la fois pleine de violence et d'émotions, ce style aussi sensible que percutant, vif et acéré, efficace et magistral... Plaçant désormais Ghislain Gilberti parmi les auteurs incontournables du thriller français.
 
En bref, "la nouvelle trilogie de Ghislain Gilberti est une drogue dure" dixit Sire Cédric et c'est tout à fait vrai : j'y suis accro et d'ores et déjà en manque !

lundi 9 juillet 2018

Chroniques 2018 \ Changer l'eau des fleurs de Valérie Perrin


Quand les mots manquent pour décrire un coup de coeur : "Changer l'eau des fleurs" de Valérie Perrin, publié aux éditions Albin Michel.
 
Le pitch : Tous les voisins de Violette Toussaint sont morts. Rien d'inquiétant là-dedans, elle est garde-cimetière à Brancion-en-Chalon en Bourgogne, et son logement de fonction se situe par delà les tombes. Cela n'a pas toujours été ainsi... Avant elle était garde-barrière. Avant elle avait une fille, avant elle avait un mari. Aujourd'hui elle s'occupe des défunts et de ceux qui les visitent. Et puis un jour, un inconnu frappe à sa porte, plus tôt que d'habitude. En provenance de Marseille, il vient trouver la tombe de Gabriel Prudent (1931-2009) à la demande sa mère, Irène Fayolle, dont les dernières volontés étaient de reposer pour l'éternité à ses côtés...
 
Qu'il est rageant parfois de vouloir s'entêter à rencontrer un auteur pour se procurer son bouquin... C'est pourtant ce que j'ai fait avec Valérie Perrin. Je désespérais de pouvoir lire ce roman dont on me disait grand bien, seulement jamais je ne fréquentais les mêmes salons qu'elle. Jusqu'à Livr'A Vannes. Sous l'œil bienveillant de son éditeur (Mickaël, que je salue d'ailleurs), j'échangeais enfin quelques mots avec elle pour un moment de pure convivialité. Il s'agit là de son deuxième roman ? Qu'à cela ne tienne, c'est celui-ci que je veux, pas un autre... On verra plus tard pour le premier... Je ne saurais vous expliquer pourquoi mais il me le fallait... Et aujourd'hui encore je regrette d'avoir tant tardé à me plonger dans cette lecture qui m'a émue comme jamais...
 
Mais comment vous en parler ? A l'heure où j'écris ces quelques lignes, je me pose encore la question. C'est une histoire peu banale que l'auteure nous conte là... Et qui nous parle pourtant de ces drames du quotidien... Ceux dont on ne parle pas forcément parce qu'ils font partie de la vie, c'est ainsi. A l'instar de ces morts qui l'entourent et qui sont tous le drame de quelqu'un, Violette a les siens, dont elle s'accommode parce qu'il faut bien. Mais parce qu'elle leur porte une attention toute particulière, on rencontre un peu tous ces gens, on découvre leur histoire... Celle de ceux qui ne sont plus, celle de ceux qui restent. Et la sienne aussi, petit à petit, au gré des allées qu'elle hante et des tombes qu'elle entretient.
Et tandis qu'on franchit à notre tour les portes de ce cimetière pour venir à sa rencontre, on s'attache profondément à elle, cette héroïne si différente des autres qui, par sa bienveillance, parvient à nous éblouir dans un endroit si sombre. Tandis qu'on parcourt sa vie au fil de ses souvenirs, on comprend que cette dernière n'a pas toujours été facile... A notre tour on lui prête une oreille attentive, on l'écoute et on compatit. A ses côtés nous découvrons d'autres personnages, de ceux qui ont marqué sa vie et sur lesquels notre regard pourra changer au fur et à mesure des chapitres. Et c'est très vite un véritable maelström d'émotions qui nous submerge et nous emporte d'un bout à l'autre de ce roman qu'on ne parvient pas à lâcher avant de l'avoir terminé.
Parce que l'auteure a cette déconcertante facilité de traiter des sujets particulièrement forts avec douceur, chaleur, bienveillance et simplicité... Avec une plume poignante comme j'en ai rarement croisé. L'histoire est bouleversante, et elle respire pourtant l'optimisme, le bonheur et la vie. Alors on referme ce livre, les larmes aux yeux mais le coeur gonflé à bloc et pour longtemps.
 
En bref, ce roman est une perle rare remplie d'amour qui fait du bien au moral... Une bijou de lecture dont on ne sort pas indemne et qui demeure inoubliable pour notre âme et notre coeur...